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En savoir plus sur ces cancers

Cancer du canal anal et VIH

Les infections de la muqueuse anogénitale par des virus appelés papillomavirus humains (HPV) sont très fréquentes dans la population générale.

Elles peuvent être à l’origine, dans certains cas rares, de cancers de l’anus. Être infecté par le VIH favorise la persistance des HPV au niveau de la muqueuse anogénitale ainsi que l’apparition de lésions bénignes et/ou de lésions précancéreuses susceptibles d’évoluer en cancer.

Le suivi proctologique (examen anal visuel, toucher anorectal et anuscopie réalisés par un gastroentérologue) représente un moyen de prévention à deux niveaux :

  • Il permet de détecter et de traiter les lésions anales associées aux HPV avant leur évolution vers le cancer ;
  • Il peut permettre de repérer la présence d’un cancer à un stade précoce augmentant ainsi les chances de guérison.

(Source : INCa)

Cancer du côlon et risque génétique

Une personne présentant une prédisposition génétique a un risque important de développer un cancer.

En France, 5 % des patients souffrant d’un cancer colorectal ont une prédisposition génétique majeure. Les causes génétiques sont dominées par le syndrome de Lynch, survenant à un jeune âge (le plus souvent avant 50 ans). La polypose adénomateuse familiale est plus rare, avec de très nombreux polypes colorectaux à un très jeune âge (avant 20-30 ans).

Les membres de la famille d’un patient atteint d’un syndrome de Lynch doivent bénéficier d’une surveillance coloscopique particulière (colorations spéciales) et gynécologique, qui permet de prévenir l’apparition d’un cancer ou de le diagnostiquer de manière précoce. Il en va de même en cas de polypose adénomateuse familiale, avec très souvent la nécessité d’une chirurgie prophylactique colique.

Pour toutes les personnes à haut risque génétique de cancer du côlon, l’IPC a développé un programme d’évaluation et de suivi.

Cancer du pancréas et risque génétique

Parfois, le risque de cancer est augmenté par une prédisposition héréditaire, évoquée par l’histoire familiale et caractérisée par la présence d'un mutation sur un gène identifié.

En ce qui concerne le pancréas, c’est le cas de la mutation :

  • des gènes BRCA2 voire BRCA1 (qui prédisposent également la survenue des cancers du sein et de l’ovaire),
  • ou des gènes CDKN2A (qui prédisposent la survenue d’un mélanome de la peau), 
  • ou du gène STK11 (qui augmente le risque d’autres cancers digestifs), voire plus rarement d’autres gènes.

Les formes familiales sont rares. Elles représentent environ 2 % à 5 % des cancers du pancréas. Mais s’’il existe des antécédents de cancer du pancréas dans la famille, une consultation spécialisée est proposée aux parents, aux frères et sœurs, aux enfants.

Pour toutes les personnes à haut risque génétique de cancer du pancréas, l’IPC a développé un programme d’évaluation et de suivi.