Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30

L'appellation « Cancers digestifs »
recouvre plusieurs types de cancers

L'équipe d'oncologie digestive de l'Institut Paoli-Calmettes prend en charge plusieurs types de cancers digestifs :

Prise en charge des cancers digestifs : des évolutions majeures

Les progrès nets enregistrés ces 15 dernières années ont induit une augmentation régulière du taux de guérison pour l’ensemble des cancers digestifs.

« Aujourd’hui, certains de ces cancers sont curables même au stade métastatique », précise le Pr Jean-Luc Raoul, oncologue digestif à l’IPC.

 

Deux modifications sont à l’origine de cette évolution :

  1. L’utilisation de plus en plus fréquente et dans divers cancers, des chimiothérapies ou radiochimiothérapies adjuvantes, c’est-à-dire associées à la chirurgie (traitement principal), dans le but de diminuer le risque de récidive ;

  2. L’élargissement des prises en charge combinées à des formes de plus en plus différentes de cancers, suivant l’exemple prometteur des cancers du côlon.

Par ailleurs, il existe aujourd’hui de plus en plus de possibilités thérapeutiques offrant au patient, dans la durée, une meilleure qualité de vie. Enfin, de réels progrès ont vu le jour avec le développement d’essais cliniques de traitements ciblés.

La médecine personnalisée en oncologie digestive à l'IPC

RAOUL Jean-Luc

Témoignage du Pr Jean-Luc Raoul, Oncologue

« La médecine personnalisée en oncologie digestive cible les particularités de la tumeur ou du processus tumoral, tout comme celles du patient. Ainsi, dans les cancers colorectaux, l’utilisation de deux anticorps monoclonaux (cetuximab et panitumumab), en association avec la chimiothérapie ou isolément, a permis de réels gains en efficacité. Toutefois, des mutations du gène k-ras ont été montrées comme « neutralisant » l’effet bénéfique de ces anticorps, qui sont donc réservés aux tumeurs sans mutations de k-ras.

 

Autre exemple : certains cancers de l’estomac (moins de 20 %) surexpriment l’EGFR de type 2 et peuvent, comme les cancers du sein, bénéficier de l’addition de trastuzumab (Herceptine®). Par ailleurs, certaines particularités du patient peuvent faire qu’un traitement a des risques d’être toxique chez lui. Nous pouvons parfois le prédéterminer (5FU, irinotecan).

 

De façon moins « personnalisée », on peut également cibler les facteurs qui favorisent la vascularisation tumorale, de façon à ralentir voire à inhiber la croissance de la ou des tumeurs. Il peut s’agir d’anticorps (bevacizumab ou Avastin®) ou de petites molécules (sorafenib, sunitinib), utilisées dans les cancers du côlon, du foie et dans certaines tumeurs endocrines.

 

Enfin, nous savons aujourd’hui que certaines cellules cancéreuses interdisent l’entrée de certains médicaments anticancéreux. Notamment dans le cancer du pancréas, cela nous permet de ne pas utiliser une molécule qui a de fortes chances d’être inefficace. »