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L'appellation « Cancers digestifs »
recouvre plusieurs types de cancers

L'équipe d'oncologie digestive de l'Institut Paoli-Calmettes prend en charge plusieurs types de cancers digestifs :

Prise en charge des cancers digestifs : des évolutions majeures

Les progrès nets enregistrés ces 15 dernières années ont induit une augmentation régulière du taux de guérison pour l’ensemble des cancers digestifs.

« Aujourd’hui, certains de ces cancers sont curables même au stade métastatique », précise le Dr Marine Gilabert, Oncologue digestif à l’IPC.

 

Deux modifications sont à l’origine de cette évolution :

  1. L’utilisation de plus en plus fréquente et dans divers cancers, des chimiothérapies ou radiochimiothérapies adjuvantes, c’est-à-dire associées à la chirurgie (traitement principal), dans le but de diminuer le risque de récidive ;

  2. L’élargissement des prises en charge combinées à des formes de plus en plus différentes de cancers, suivant l’exemple prometteur des cancers du côlon.

Par ailleurs, il existe aujourd’hui de plus en plus de possibilités thérapeutiques offrant au patient, dans la durée, une meilleure qualité de vie. Enfin, de réels progrès ont vu le jour avec le développement d’essais cliniques de traitements ciblés.

La médecine personnalisée en oncologie digestive à l'IPC

Gilabert Marine, oncologue à l'IPC

Témoignage du Dr Marine Gilabert, Oncologue

« La médecine personnalisée en oncologie digestive cible les particularités de la tumeur ou du processus tumoral, tout comme celles du patient. Ainsi, dans les cancers colorectaux, l’utilisation de deux anticorps monoclonaux (cetuximab et panitumumab), en association avec la chimiothérapie ou isolément, a permis de réels gains en efficacité. Toutefois, des mutations du gène RAS (K-ras ou N-ras) ont été montrées comme « neutralisant » l’effet bénéfique de ces anticorps, qui sont donc réservés aux tumeurs sans mutations de k-ras.

 

De façon moins « personnalisée », on peut également cibler les facteurs qui favorisent la vascularisation tumorale, pour ralentir voire inhiber la croissance de la ou des tumeurs. Il peut s’agir d’anticorps (bevacizumab ou Avastin®) ou de petites molécules (sorafenib, sunitinib), utilisées dans les cancers du côlon, du foie et dans certaines tumeurs endocrines.

 

Enfin, comme pour de multiples cancers solides, l’accès aux immunothérapies est possible pour les cancers digestifs. Néanmoins, la plupart de ces traitements sont encore encadrés par des essais thérapeutiques. Seulement une partie des patients traités pour un cancer digestif, présentant une mutation particulière dans les gènes de réparation de l’ADN (mutation des gènes MMR, communément appelée instabilité micro-satellitaire), peut bénéficier en pratique courante d’une immunothérapie. »

 

 

 

Maj le 05/02/2018