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Chirurgie urologique : par robot téléopératoire

Une  chirurgie est proposée pour une tumeur localisée ou localement avancée, il s’agit toujours d’une ablation de la prostate : le chirurgien enlève la prostate en totalité et les vésicules séminales qui sont solidaires de la glande prostatique.

A l’IPC, cette prostatectomie totale est réalisée avec le robot téléopératoire. Aujourd’hui, sur les 150 chirurgies prostatiques réalisées en moyenne chaque année, seulement deux ou trois sont effectuées en chirurgie ouverte traditionnelle.

La qualité et la souplesse de geste sont comparables à la chirurgie ouverte, avec en plus, pour le chirurgien, l’apport d’une vision rapprochée plus précise et en 3D. Mais surtout, pour le patient, les pertes sanguines sont minimisées, l’acte est moins invasif et beaucoup moins douloureux en post-opératoire. La récupération est plus rapide, tant globalement que sur le plan physique, et la durée d’hospitalisation est réduite.

 

Chirurgie de la prostate : quelles conséquences physiologiques ?

Des troubles de l’érection, une absence de fertilité et une incontinence urinaire sont fréquents après une prostatectomie radicale. Troubles ponctuels, effets secondaires qui durent, voire séquelles : des solutions existent.

Des troubles de l’érection, une absence de fertilité et une incontinence urinaire sont fréquents après une prostatectomie radicale. Troubles ponctuels, effets secondaires qui durent, voire séquelles : des solutions existent.

 

Absence d’éjaculation et infertilité

La prostate est à l’origine de l’éjaculation, par l’accumulation du sperme dans la portion prostatique de l’urètre, avant expulsion. La première conséquence incontournable de la prostatectomie radicale est la disparition de l’éjaculation. Le patient garde la sensation d’orgasme et de plaisir, mais sans éjaculation. En conséquence, il devient infertile. En cas de désir de paternité ultérieur, il est possible de ponctionner des spermatozoïdes directement dans les voies séminales ou les testicules pour une fécondation assistée.

 

Troubles de l’érection 

Dans la plupart des cas, le patient garde un désir sexuel intact après l’intervention mais ne peut plus obtenir d’érection spontanée. Ceci peut devenir frustrant et se traduit par un émoussement et une disparition de la libido. En fait, l’appareil d’érection est en état de marche (l’intervention n’a pas perturbé l’appareil de l’érection), mais il n’est plus stimulé physiologiquement par les influx nerveux corticaux. Pour retrouver des érections après l’intervention, un traitement à l’aide de médicaments (Viagra, Cialis ou Lévitra) peut être nécessaire. Si ce traitement est inefficace, des injections de prostaglandines directement dans les corps érectiles (Edex, Caverject) peuvent être réalisées.

 

Incontinence urinaire 

Une incontinence urinaire est fréquente lors des premiers jours ou semaines après l’intervention. Une rééducation précoce et prolongée jusqu’à un résultat satisfaisant est nécessaire et doit être démarrée dès l’ablation de la sonde urinaire. Cette rééducation est poursuivie tant que le résultat optimal n’est pas obtenu, ce qui nécessite 2 à 3 séances hebdomadaires pendant quelques semaines à plusieurs mois. Dans les cas rares où les résultats en terme de continence ne sont pas suffisants, des techniques chirurgicales peuvent être proposées pour traiter l’incontinence persistante.