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Le cancer de la prostate, premier cancer masculin, survient principalement après 50 ans

1er cancer de l’homme, le cancer de la prostate survient principalement avec « l’âge », même s’il affecte aussi des patients plus jeunes.

Avec plus de 56 800 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, le cancer de la prostate se situe au 1er rang des cancers chez l'homme et constitue la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme.

Comme l’explique le Dr. François Eisinger, oncogénéticien à l’IPC, «  pour le cancer de la prostate, il existe peu de facteurs de risque, si ce n’est l’impact, modéré, de l’histoire familiale ». En revanche, l’âge influe sur la fréquence de survenue. Ainsi, le pic de l’incidence se situe entre 65 et 75 ans.


Spécificités diagnostiques et thérapeutiques à l’IPC

L’IPC accueille près de 450 nouveaux patients par an pour un cancer de la prostate. L’Institut assure une prise en charge à tous les stades. Outre les soins, les patients viennent à l’IPC pour un diagnostic initial, un second avis, ou parce qu’une seconde biopsie s’avère nécessaire, ou encore suite à une rechute biologique.


Symptômes

La plupart du temps, un cancer de la prostate débutant est asymptomatique et, souvent, le reste longtemps. Les premiers éléments de suspicion reposent alors essentiellement sur le résultat d’un toucher rectal ainsi que sur la valeur de PSA (prostate specific antigen - protéine fabriquée par la prostate) dans le sang.


Le diagnostic et ses avancées

Une série de biopsies de la prostate et l’analyse des tissus prélevés permettent de valider ou non l’existence d’une tumeur et son degré d’agressivité. « Réaliser des biopsies de qualité optimale est fondamental pour les patients. » Car de la qualité du diagnostic dépendra grandement l’adéquation du traitement  « A  l’IPC, dans 95 % des cas, l’acte est réalisé sous anesthésie locale », explique le Dr. Serge Brunelle, médecin spécialiste en radiodiagnostic et imagerie médicale.

L’IPC a établi, notamment pour des patients répondant aux critères ou des patients sous surveillance, les biopsies guidées par une IRM (imagerie par résonance magnétique)  diagnostique effectuée auparavant. Grâce à une collaboration systématique, l'équipe multidisciplinaire (radiologie, urologie et anatomopathologie) a développé une expertise étendue. Encore peu répandue, cette technique diagnostique constitue, selon le Dr. Serge Brunelle, l’une des voies d’avenir.

Autre méthode de bilan diagnostic : la scintigraphie osseuse, examen du « squelette corps entier », couramment utilisée dans le cadre du bilan d’extension d’un cancer de la prostate, lorsque les patients sont à haut risque métastatique.

Enfin, l’IPC dispose d’un tomographe à émission de positons de dernière génération. Les patients peuvent donc bénéficier d’une nouvelle technique d’imagerie métabolique, la TEP à la choline marquée au fluor 18, qui apparait très prometteuse dans le cancer de la prostate. En effet, la TEP à la choline marquée au fluor 18 permet d’étudier dans le même examen, la prostate, les ganglions, le poumon et le squelette. Ses indications peuvent concerner le diagnostic initial lors de la première prise en charge du patient, mais sont surtout retenues lors de la rechute biologique.

La prise en charge à l’IPC

  • Des traitements moins invasifs, mieux tolérés et plus efficaces

La chirurgie robotique mini-invasive, la radiothérapie et les méthodes de radiologie interventionnelle sont les premières indications pour traiter la majorité des cancers de la prostate. Aujourd'hui, des approches de plus en plus ciblées et moins invasives permettent d'augmenter les chances de guérison et d'offrir aux patients une meilleure qualité de vie pendant et après leur maladie.

  • Chirurgie du cancer de la prostate : de nouvelles indications

Pour un cancer de la prostate, les indications de la chirurgie sont en train d’évoluer. Malgré tous les nombreux avantages de la chirurgie robotique mini-invasive, le nombre de patients opérés d’un cancer de la prostate est clairement appelé à diminuer dans les années à venir, d’autres approches étant privilégiées, afin de réduire et de limiter les effets secondaires : risques d’incontinence urinaire, impacts sur la sexualité. En savoir plus

La curiethérapie est indiquée dans les formes précoces de cancer, localisé à la glande prostatique, avec un taux de PSA peu élevé, généralement inférieur à 15. Il est important aussi que la prostate ne soit pas trop volumineuse pour bien pouvoir la traiter.

La radiothérapie externe est un traitement de référence des cancers de la prostate localisés et localement avancés. C’est un traitement qui est réalisé en ambulatoire sur 7 à 8 semaines. L’irradiation est délivrée à l’aide d’un accélérateur de dernière génération permettant une très grande conformation au volume cible (radiothérapie avec modulation d’intensité / arcthérapie dynamique), en épargnant les organes à risque entourant la prostate. 

  • Traitement par électroporation

Pour les patients qui présentent un cancer de la prostate avec un niveau de risque intermédiaire ou favorable, et si la tumeur est bien visible, la chirurgie tend à être abandonnée, remplacée par un traitement focal guidé par imagerie.

Une étude sur l’électroporation dans les cancers de la prostate qui ne sont pas étendus va démarrer à l’IPC. Concrètement, l’électroporation utilise de puissants champs électriques pour créer des petits trous dans la membrane cellulaire et perturber l'équilibre moléculaire de la cellule. Les impulsions électriques d’une microseconde impactent les cellules ciblées, celles de la tumeur, sans endommager les tissus sains à proximité immédiate et/ou environnants, les vaisseaux sanguins, les nerfs.

L’acte est réalisé sous anesthésie générale. Une seule séance suffit, comme en curiethérapie.

  • Traitements médicamenteux

En cas de maladie localement avancée ou métastatique, un traitement médical seul peut être proposé : une hormonothérapie dont le but est d’induire une castration biologique. Une chimiothérapie peut également être proposée en association d’emblée.

A un stade plus avancé, le cancer devient résistant à l’hormonothérapie : de nouveaux traitements existent.

L’après-cancer : recouvrer sa santé et éviter les récidives

Le cancer de la prostate fait partie des maladies pour lesquelles l’IPC met en place un suivi dans le cadre de l’après cancer. Les patients qui ont terminé leurs soins et sont en rémission se voient proposer un plan personnalisé de suivi, qui implique des professionnels de l’IPC mais aussi leur médecin de ville, urologue ou généraliste.

Dans le cadre de cette prise en charge au long cours, outre un calendrier de suivi médical, à réaliser à l’IPC ou en ville, une consultation avec un psychologue peut être systématiquement proposée 3 à 6 mois après la consultation de fin de traitement avec l’oncologue médical. De même, les patients peuvent bénéficier d’un entretien avec un membre de l’équipe d’assistantes sociales, pour les aider dans leurs démarches et retrouver une vie sociale « normale ».

> En savoir plus sur l'après-cancer

La prostate

Présente uniquement chez l’homme, la prostate est une glande située sous la vessie, en avant du rectum, au cœur des systèmes urinaires et génitaux. Elle est traversée par l'urètre qui permet notamment d'évacuer l'urine. Surtout, la prostate joue un rôle essentiel dans la reproduction et la sexualité. C’est au niveau de la prostate que les spermatozoïdes produits par les testicules se mêlent au liquide séminal. Puis, en se contractant, la prostate participe à l'expulsion du sperme vers l'urètre, à l’éjaculation et à l’orgasme.

Chiffres clés

Le cancer masculin le plus fréquent

Avec plus de 56 800 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, l’incidence est en augmentation, du fait notamment du vieillissement de la population : plus l'homme est âgé et plus ce cancer est fréquent.

Cancer de la prostate et sexualité

Le traitement du cancer de la prostate peut avoir plusieurs conséquences : l’infertilité, la disparition de l’éjaculation, des troubles de l’érection, un manque de libido. Une consultation spécifique, dédiée à ces sujets, est possible à l’IPC.