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Mélanomes vulvaires et vaginaux :
du diagnostic au suivi

Le diagnostic d’un mélanome vulvaire ou vaginal repose sur un examen gynécologique complet avec schéma de la lésion, en particulier pour la vulve, un examen cutané et muqueux à la recherche d’autres localisations de mélanomes, et la réalisation de biopsie pour obtenir un diagnostic fiable.

Les patientes peuvent être référées à l’Institut Paoli-Calmettes en cas de difficulté d'exécution d'un geste fiable. Ensuite, le bilan d’extension comprend une échographie bilatérale des aires ganglionnaires inguinales, une IRM lombo-pelvienne, un TDM cérébral et thoraco-abdomino-pelvien. La réalisation d’un TEP-scanner se discute au cas par cas.

L’IPC, centre expert pour les tumeurs rares gynécologiques

A l’IPC, centre expert pour les tumeurs rares gynécologiques, la stratégie thérapeutique est décidée dans le cadre d’une réunion de concertation pluridisciplinaire qui, compte-tenu des particularités anatomiques de ces pathologies et de l’absence de traitement standardisé, intègre à la fois un oncologue gynécologue et un oncologue spécialiste des tumeurs cutanées.

  • Pour les mélanomes vulvaires, la prise en charge chirurgicale privilégie une exérèse locale large. L’équipe peut également décider d’une recherche du ganglion sentinelle.
  • Pour les mélanomes du vagin, le type de chirurgie (exérèse large conservatrice ou hystérectomie avec colpectomie) est décidé en fonction de la localisation anatomique et des possibilités techniques. Selon les options prises, la patiente peut par ailleurs se voir proposer un traitement exclusif de radiothérapie pelvienne, un traitement complémentaire postopératoire de radiothérapie pelvienne et/ou de curiethérapie, ou encore une radiothérapie postopératoire du site ganglionnaire, voire, enfin, un traitement adjuvant par immunothérapie (Interféron).
  • Pour les mélanomes évolués, le traitement n'est pas spécifique à la localisation. Comme les autres mélanomes (cancers de la peau), pour les patients porteurs d'une mutation BRAF, de nouvelles thérapies ciblées sont actuellement disponibles dès la première ligne de traitement : le Zelboraf® et le Tafinlar®. Pour les autres patientes, l'utilisation de molécules d'immunothérapie (nivolumab / Opdivo® ou ipilimumab / Yervoy® ) est la règle.

Dans tous les cas, le suivi implique une surveillance clinique trimestrielle ou semestrielle pendant 5 ans, puis annuelle à vie.

Chiffres clés

  • Ces localisations muqueuses de mélanomes féminins sont rares : 3 à 7 % des mélanomes de la femme sont localisés à la vulve et moins de 1 % au vagin.

L'équipe médicale

Oncologues

  • Dr Maria Cappiello
  • Dr Magali Provansal
  • Dr Frédérique Rousseau
  • Dr Renaud Sabatier

Chirurgiens

  • Pr Gilles Houvenaeghel
  • Dr Max Butarrelli
  • Dr Eric Lambaudie

Radiothérapeutes

  • Dr Laurence Gonzague Casabianca
  • Dr Michel Resbeut