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Cancer du vagin : prise en charge d’un cancer rare

Les cancers primitifs du vagin représentent moins de 1 % des cancers gynécologiques.

Quelques cas peuvent survenir chez l’enfant et l’adolescente (essentiellement des sarcomes et des adénocarcinomes à cellules claires). Néanmoins, les cancers du vagin sont principalement des cancers de la femme adulte âgée, le pic d'incidence se situant entre 60 et 70 ans.

Le bilan diagnostic pré-thérapeutique comporte un examen gynécologique complet, un dosage des marqueurs tumoraux (SCC, Squamous Cell Carcinoma Antigen, le plus souvent), et un bilan radiologique avec une IRM pelvienne ainsi qu’un scanner thoraco-abdomino-pelvien. Il peut éventuellement être complété par un TEP TDM (dans le cas de tumeurs localement avancées) et une évaluation oncogériatrique chez les patientes de plus de 70 ans.

Selon la localisation de la tumeur (partie supérieure ou inférieure du vagin), la prise en charge thérapeutique diffère. Mais, elle comporte le plus souvent une combinaison de chirurgie et radiothérapie. La séquence dépend de la localisation tumorale.

Dans le cas des tumeurs vaginales, la prise en charge correspond à la hauteur de l’atteinte :

  • moitié inférieure : prise en charge identique à la prise en charge d’une tumeur vulvaire ;
  • moitié supérieure : prise en charge identique à la prise en charge d’une tumeur du col de l’utérus

L’acte chirurgical peut consister à enlever une partie ou la totalité du vagin (colpectomie partielle ou totale), éventuellement le corps et le col de l’utérus (hystérectomie totale). Une pelvectomie (ablation totale ou partielle des organes pelviens – vessie et rectum) peut parfois s’avérer nécessaire. L’équipe chirurgicale de l’IPC, spécialisée en chirurgie gynécologique, est à même de réaliser une chirurgie reconstructrice si nécessaire.

Comme évoqué, le traitement peut également inclure de la radiothérapie externe et/ou de la curiethérapie, dans certains cas associée à une chimiothérapie.


Cancer de la vulve : des facteurs de risque reconnus

Les cancers invasifs de la vulve sont peu fréquents. Même si un cancer de la vulve peut survenir entre 40 et 60 ans, les femmes touchées sont le plus souvent âgées de plus de 70 ans.

Par ailleurs, contrairement à d’autres cancers, il existe des facteurs de risque reconnus, notamment :

  • les infections à Papillomavirus,
  • le tabac,
  • certaines dermatoses…

A l’IPC, l'examen clinique est réalisé de manière conjointe par le chirurgien et le radiothérapeute. Le bilan comprend des biopsies de la lésion, une IRM pelvienne et un scanner thoraco-abdomino-pelvien, une échographie inguinale avec cytoponction ganglionnaire s’il y a des ganglions inguinaux suspects, voire un TEP-scanner (formes localement avancées). Enfin, ce bilan peut éventuellement être complété par une évaluation oncogériatrique chez les patientes de plus de 70 ans.

La prise en charge thérapeutique dépend de la localisation de la tumeur et de son degré d’extension. Selon les cas, il peut s’agir d’une chirurgie suivie d’un traitement de radiothérapie externe, ou à l’inverse d’un traitement de radio-chimiothérapie concomitante, suivi d’une chirurgie.

La chirurgie vulvaire fait appel aux compétences de l’équipe chirurgicale de l’IPC spécialisée en chirurgie gynécologique, et notamment en chirurgie gynécologique réparatrice. La radiothérapie proposée à l’Institut peut consister en une radiothérapie conformationnelle 3D avec ou sans modulation d'intensité, ou en une curiethérapie interstitielle.

La radiothérapie externe est délivrée selon une technique en modulation d’intensité sous forme de séances quotidiennes répétées 5 jours par semaine, pendant 5 à 6 semaines.

Cette technique permet de traiter les volumes cibles, tout en épargnant au maximum les organes sains tels que la vessie et le rectum.

La curiethérapie consiste à mettre en place, au plus proche de la tumeur, des sources radioactives. Ces sources sont insérées dans un applicateur qui aura été mis en place au niveau du site à traiter sous anesthésie générale.

Depuis juin 2012, les traitements sont délivrés à l’IPC selon une technique dite « à haut débit de dose » et utilisant, comme source radioactive, l’Iridium 192. Cette technique permet d’intégrer les données du scanner et de l’IRM, ce qui améliore la définition des volumes. Elle permet également une meilleure optimisation, entre la dose élevée délivrée à la tumeur cible d’une part, et la dose la plus faible possible délivrée aux tissus sains d’autre part.

Le traitement nécessite une hospitalisation courte en secteur conventionnel. La curiethérapie est délivrée à raison de 2 séances de 10 à 15 minutes par jour, dans le service de radiothérapie, ce qui permet aux patientes, lorsqu’elles reviennent en chambre, de recevoir des visites et d’être moins limitées par les mesures de radioprotection.


Le vagin et la vulve

  • Le vagin est une des parties internes de l'appareil génital féminin. Il relie la vulve à l’utérus.
  • La vulve est la partie externe de l'appareil génital féminin.

L'équipe médicale

Oncologues

  • Dr Maria Cappiello
  • Dr Magali Provansal
  • Dr Frédérique Rousseau
  • Dr Renaud Sabatier

Chirurgiens

  • Pr Gilles Houvenaeghel
  • Dr Max Butarrelli
  • Dr Eric Lambaudie

Radiothérapeutes

  • Dr Laurence Gonzague Casabianca
  • Dr Michel Resbeut