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L'IPC prend en charge tous les cancers de l’ovaire

L’expertise de l’équipe Cancers de l’ovaire, des trompes et du péritoine place l’IPC au rang des centres de référence pour la prise en charge de ces pathologies. 

Le cancer de l’ovaire évolue lentement, sans signe d’alerte, et il est souvent diagnostiqué à un stade avancé de la maladie (dans 75 % des cas). La forme la plus fréquente est l’adénocarcinome (80 à 87 % des tumeurs malignes de l'ovaire). Cet adénocarcinome peut se développer à partir de l’ovaire, mais aussi des trompes ou du péritoine. Mais il existe également des formes rares, qui justifient une prise en charge spécifique et l’avis d’experts en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Diagnostic et traitement

C’est souvent lors d’un examen gynécologique qu’une tumeur de l’ovaire est suspectée.

Pour infirmer ou confirmer la présence d’une telle tumeur, déterminer si elle est cancéreuse et connaître sa nature, le bilan diagnostic comprend des examens radiologiques (échographie, scanner, IRM), complétés par une exploration chirurgicale. Seule l’analyse histologique des tissus prélevés lors d’une l’exploration chirurgicale permet de finaliser de manière définitive et précise le diagnostic. Les médecins anatomopathologistes de l’IPC sont experts dans ce domaine.

Par ailleurs, cette intervention chirurgicale permet également d'explorer la cavité abdominale, de réaliser d'autres prélèvements pour analyse si le chirurgien le juge utile, de rechercher d'autres localisations de la tumeur afin de déterminer avec précision le stade de la maladie qu'il est indispensable de connaître pour adapter le traitement.

Si la tumeur est localisée, une chirurgie première sera envisagée. Si, en revanche, la tumeur s’associe à d’autres lésions touchant le péritoine de manière étendue (carcinose), la prise en charge débutera par une chimiothérapie. La chirurgie interviendra en cours de chimiothérapie (chirurgie d’intervalle) ou à l’issue de la chimiothérapie (chirurgie de clôture).

Si la patiente est opérable d’emblée, une prise en charge chirurgicale est proposée. Le chirurgien enlève les deux ovaires et l'utérus, l'appendice, l'épiploon, les ganglions du petit bassin (pelviens) et ceux situés en arrière des intestins (lombo aortique) et tous les organes ou parties d'organes atteints par la tumeur.

Il s’agit d’une chirurgie lourde et complexe, qui peut toucher plusieurs organes, impliquant parfois une reconstruction digestive (protégée ou non par une stomie), et qui nécessite par conséquent le savoir-faire et l’expérience d’une équipe chirurgicale dédiée.

L’Institut Paoli-Calmettes est expert dans la chirurgie de l’ovaire : l’équipe chirurgicale spécialisée est à même de prendre en charge tous les stades de la maladie. Si la tumeur a été diagnostiquée à un stade précoce, une chirurgie mini-invasive peut même être proposée.

En fonction du stade de la maladie, il convient de compléter le traitement par la chimiothérapie. Exceptionnellement, la radiothérapie peut être utilisée. L'ordre et le choix des traitements sont définis par une équipe médicale pluridisciplinaire, experte dans ce domaine, tant en chirurgie qu’en chimiothérapie.

La chimiothérapie intra-péritonéale est une technique indiquée dans le cadre de la prise en charge des récidives de cancer de l’ovaire. Elle est pratiquée à l’IPC depuis plusieurs années. Un bain de chimiothérapie est réalisé au cours de la prise en charge chirurgicale, directement dans la cavité abdominale, pour traiter la maladie infra-millimétrique. La totalité des surfaces péritonéales doit être baignée et la température doit être la plus proche possible de 43°C. L’Institut participe à un essai thérapeutique pour valider cette prise en charge (essai CHIPOR).


Thérapies ciblées : les dernières innovations

  • L’utilisation de thérapies ciblées comme le bevacizumab est maintenant validée dans certaines indications, que ce soit lors de la prise en charge initiale ou en situation de rechute. Des essais thérapeutiques utilisant ce médicament sont en cours en situation néo-adjuvante (avant la chirurgie).
  • 10 à 15% des cancers de l'ovaire se développent chez des patientes présentant une prédisposition familiale (mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2). Or, les protéines associées aux gènes BRCA1 et BRCA2 sont impliquées dans la réparation de l'ADN. Il existe maintenant des traitements qui ciblent ces anomalies de la réparation de l'ADN, appelés inhibiteurs de PARP.

Depuis 2015, l'un des médicaments de cette famille en cours d'étude, l'olaparib (Lynparza®), dispose d'une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour les patientes en rechute d'un cancer de l'ovaire, avec une mutation BRCA1 ou BRCA2.

Des investigations sont en cours pour étendre l'utilisation de ce médicament dès la première ligne de traitement.

Anticiper l’éventuel risque de rechute : la voie des biopsies liquides

De nouvelles technologies permettent de réaliser des analyses de la maladie tumorale par de simples prises de sang : les biopsies liquides.

On effectue une prise de sang de la même manière que celles réalisées pour contrôler les globules sanguins ou le cholestérol. Le geste est donc non invasif, sans risque, rapide et indolore. On recherche ensuite dans l’échantillon de sang récolté des fragments d’ADN, issus de cellules cancéreuses et présents dans le sang circulant : c’est l’ADN tumoral circulant.

Les applications en cours d’exploration liées à la recherche d’ADN circulant prennent en compte la possibilité d’adapter le traitement initial (chirurgie et chimiothérapie), d’évaluer le pronostic, d’anticiper les rechutes et d’identifier les résistances aux traitements (chimiothérapies et thérapies ciblées.


Les autres perspectives

  • Pour les formes avancées de cancer de l’ovaire, l'intensification thérapeutique est proposée dans le cadre d'essais cliniques. Cela consiste à administrer de très fortes doses de chimiothérapie dans l'espoir de détruire toutes les cellules cancéreuses. Ces médicaments très puissants impactent particulièrement la moelle osseuse qui produit les cellules du sang. Ils sont donc utilisés en association avec une autogreffe.

  • Des essais cliniques sont en cours avec de nouvelles molécules d'immunothérapie : des anti PDL1. En effet, face à une agression, comme la présence anormale d'un cancer, les cellules du système immunitaire sont en réalité naturellement « freinées » dans leur action, en partie verrouillées et endormies, pour empêcher que le système ne s'emballe et ne s'attaque aux cellules normales de l'organisme. Ces freins sont assurés par des « checks-points ». L'idée consiste à identifier ces verrous et à les débloquer pour réveiller l'immunité.

L'approche, qui s'est révélée très prometteuse dans d'autres pathologies, donne des résultats préliminaires encourageants dans le cancer de l'ovaire.

Les ovaires

Les ovaires font partie de l'appareil génital féminin. Situés de chaque côté de l'utérus, ils ont une double fonction :

  • assurer la production d'hormones féminines, de la puberté à la ménopause,
  • produire un ovule au milieu de chaque cycle pendant la période d’activité hormonale.

Le cancer de l’ovaire touche une femme sur 70. Environ 4 500 nouveaux cas par an sont diagnostiqués en France.

L'équipe médicale

Oncologues

  • Dr Maria Cappiello
  • Dr Magali Provansal
  • Dr Frédérique Rousseau
  • Dr Renaud Sabatier

Chirurgiens

  • Pr Gilles Houvenaeghel
  • Dr Max Butarrelli
  • Dr Camille Jauffret
  • Dr Eric Lambaudie

Radiothérapeutes

  • Dr Laurence Gonzague Casabianca
  • Dr Leonel Varela Cagetti