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Les progrès de la prise en charge chirurgicale

En cas de cancer du sein, la chirurgie – pour enlever la tumeur - est un traitement standard. Pour éliminer toutes les cellules cancéreuses et augmenter les chances de guérison, d’autres moyens thérapeutiques (radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie) lui sont généralement associés. 

La chirurgie est de plus en plus préservatrice et la tendance est à la diminution de toutes les séquelles thérapeutiques. Selon l’étendue de la tumeur, le chirurgien enlève une partie (tumorectomie) ou toute la glande mammaire (mastectomie) et, si nécessaire, le ganglion sentinelle (voire plusieurs ganglions). Aujourd’hui, il est également possible de pratiquer une séance de radiothérapie intensive dans la foulée du geste opératoire : c’est la radiothérapie per-opératoire.

Des exérèses plus ou moins étendues du sein sont donc possibles. En moyenne, en France, sur 100 femmes ayant un cancer du sein, un tiers subissent une mastectomie. 70 % conservent donc tout ou partie de leur sein.


Une chirurgie en ambulatoire

Pour certaines tumorectomies et certaines patientes dont les conditions de vie le permettent, à l’IPC, la prise en charge chirurgicale peut s’effectuer désormais en ambulatoire. La patiente arrive le matin à l’hôpital de jour chirurgical, puis elle part au bloc ou, si des gestes pré-opératoires sont nécessaires, elle est orientée vers les plateaux techniques. Après l’intervention, et un temps en salle de réveil, un lit est mis à sa disposition. En fin de journée, si la sortie est validée par le médecin, la patiente rentre chez elle.

En 2014, 32 % des chirurgies pour un cancer du sein ont été réalisées en ambulatoire. A moyen terme, 50 % des prises en charges pour une chirurgie d’un cancer du sein s’effectueront en ambulatoire.


Une chirurgie moins douloureuse

La douleur est aujourd’hui beaucoup mieux prise en compte et contrôlée. La douleur post-opératoire immédiate (au réveil) est très bien traitée, afin de diminuer les douleurs chroniques. On sait, en effet, que diminuer le stress moral permet de diminuer les douleurs à long terme. L’administration d’associations de médicaments contre la douleur (morphine associée à des anesthésiques locaux agissant sur des cibles pharmacologiques différentes et complémentaires) diminue la douleur post-opératoire avec des doses réduites ce qui limite les effets indésirables tout en permettant une meilleure efficacité analgésique. Un cathéter de perfusion intra-cicatriciel, qui diffuse pendant 72 heures un antalgique profond à l’intérieur de la plaie, permet également de calmer la douleur de la zone opérée.


Reconstruction : immédiate, secondaire ou pas du tout ?

La plupart du temps, il est possible d’effectuer une « reconstruction » mammaire, soit lors de la première chirurgie (reconstruction mammaire immédiate), soit dans un second temps opératoire, souvent un an après la fin de la radiothérapie (reconstruction mammaire secondaire). La reconstruction est toujours affaire de choix personnel, que certaines patientes ne font pas.