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Cancer du sein : une femme sur 10 touchée dans sa vie

Le sein, ou glande mammaire, peut être le siège d’une transformation cancéreuse. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme : on estime qu’une femme sur huit sera touchée au cours de sa vie. 

Premier cancer chez la femme, avec un total de 51 000 nouveaux cas diagnostiqués en France chaque année et une incidence toujours à la hausse, le cancer du sein représente plus du tiers de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme.

Ce cancer touche chaque jour 10 femmes en PACA. L’Institut Paoli-Calmettes prend en charge environ 1 400 nouvelles patientes par an pour un cancer du sein.

Aujourd’hui, tous types de cancer du sein confondus, le taux global de survie relative à 5 ans après le diagnostic est estimé, selon l’INCa, l’Institut National du Cancer, à près de 89 %. La mortalité est en très nette diminution :

  • d’une part grâce au dépistage ;

d’autre part grâce :

Aujourd’hui, pris en charge à un stade précoce, le cancer du sein se soigne avec des traitements mieux tolérés et qui laissent de moins en moins de séquelles.


La prise en charge à l’IPC

Il existe plusieurs types de traitements, proposés à l’Institut, susceptibles d’être réalisés seuls ou associés entre eux :

  • la chirurgie,
  • la radiothérapie,
  • les traitements généraux que sont la chimiothérapie et l’hormonothérapie, les nouvelles thérapies ciblées.

La chirurgie, qui s'effectue de plus en plus en ambulatoire, ainsi que la radiothérapie, agissent localement sur la tumeur et les cellules cancéreuses. La chimiothérapie et l’hormonothérapie sont des traitements qui passent par la circulation sanguine. Ils agissent sur l’ensemble de l’organisme. Les thérapies ciblées passent également par la circulation sanguine mais ciblent directement, au cœur des cellules cancéreuses, différents types d’altérations et de processus, qui leur permettent de survivre, de se disséminer.

A l’IPC, la prise en charge démarre dès le diagnostic, qui peut s’effectuer dans le cadre de la « Filière diagnostic rapide », mais aussi à tout moment de la prise en charge thérapeutique d’un cancer du sein, ou lors d’une rechute, ou encore suite à la progression d’un cancer dont le traitement initial n’a pas été fait à l’Institut.

Réalisé avec le soutien du laboratoire Lilly, un DVD a été réalisé pour les patientes qui viennent consulter à l’IPC, dans lequel le parcours de soins leur est expliqué.

Pour un certain nombre de cancers du sein localisés, la tendance est à la désescalade thérapeutique.

Enfin, pour les patientes présentant un cancer métastatique ou localement avancé réfractaire aux médicaments classiques, une approche totalement individualisée est proposée depuis peu dans le cadre d’un nouveau programme de recherche. Une approche innovante, centrée sur la médecine moléculaire et prédictive (MMP), c’est-à-dire prenant en compte les anomalies moléculaires et génétiques spécifiques à leur tumeur.

Le dépistage contre les cancers du sein les plus fréquents

Premier cancer féminin en termes de fréquence et de mortalité, le cancer du sein est un problème de santé publique. C’est pourquoi, depuis 2004, une campagne de dépistage du cancer du sein est organisée sur l’ensemble du territoire pour les femmes à partir de 50 ans. 

Toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées, par un courrier envoyé à leur domicile, à se faire dépister, tous les deux ans. En effet, c’est entre 50 et 65 ans que les cancers du sein sont les plus fréquents.

Ce dépistage organisé consiste en une mammographie avec double lecture (le cliché sera lu par deux radiologues, ce qui est un gage de qualité). L’ensemble est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

Il n’existe pas à l’heure actuelle de moyens de prévention contre le cancer du sein. Mais plus il est détecté tôt, mieux il se soigne, avec des traitements moins lourds et moins de séquelles.

Un cancer du sein pris en charge à un stade précoce, avec une tumeur de moins de 1 cm, est guéri par un traitement adapté dans 9 cas sur 10. Des études européennes estiment que la mammographie pratiquée tous les 2 ans permet de réduire de l’ordre de 30 % la mortalité spécifique des femmes de 50 à 69 ans, après 7 à 13 ans de suivi.

Le dépistage vise à rechercher des signes évoquant un cancer du sein, pour que l’on puisse agir très précocement sur un cancer débutant. Il peut s’agir d’un dépistage individuel (autopalpation, suivi régulier chez le gynécologue ou le médecin traitant, mammographies), du dépistage organisé à partir de 50 ans, ou encore d’un dépistage spécifique lié aux antécédents familiaux.

Les chiffres clés du dépistage

  • 90 % : détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut être guéri dans plus de 90 % des cas.
  • 90 % : la mammographie permet de détecter, avant tout symptôme, 90 % des cancers du sein présents.
  • 6  à 7 % des cancers détectés dans le cadre du dépistage organisé le sont grâce à la seconde lecture comprise dans ce programme.
  • 15 à 21 % : l’impact du programme de dépistage organisé en termes de réduction de la mortalité. Grâce au dépistage, de 100 à 300 décès par cancer du sein sont évités pour 100 000 femmes participant de manière régulière au dépistage pendant 10 ans.

Une grosseur au sein n’est pas toujours signe d’un cancer.
Sur cinq grosseurs examinées, quatre sont bénignes.

D’autres symptômes doivent également attirer l’attention :

  • Une fossette ou une ride creusant la surface du sein.
  • Un aspect de « peau d’orange ».
  • Une déformation du mamelon le rétractant ver l’intérieur.
  • Un aspect eczémateux du mamelon, qui devient rouge, érodé, ou se couvre d’une croûte.
  • Un écoulement du mamelon, surtout s’il est sanglant ou noirâtre.