A l’occasion de la publication de l’édition spéciale « Le Point – Palmarès des hôpitaux et cliniques 2020 », – où l’IPC se classe 5ème sur 357 hôpitaux dans la catégorie Cancer du sein -, nous revenons sur les réussites médicales de cette année 2020 si particulière, ainsi que sur les projets à venir !

Découvrez les interviews du Pr Goncalves, du Dr Jalaguier, du Dr Cohen et Pr Houvenaeghel qui à l’aide d’un solide travail d’équipe offrent une prise en charge multidisciplinaire du cancer du sein à l’IPC.

Pr Goncalves – Oncologue
[Chef de département d’Oncologie Médicale]

Un engagement continu pour de nouvelles stratégies thérapeutiques face au cancer du sein

L’IPC est très engagé dans la mise en œuvre de nouvelles stratégies face au cancer du sein, basées sur des approches escalades / désescalades. Explication : « Les approches d’escalades consistent en des traitements préopératoires, notamment la chimiothérapie néo-adjuvante. Cela est la pierre angulaire des traitements face aux cancers du sein agressifs » – Pr Goncalves.

En effet, la chimiothérapie avant chirurgie permet de mesurer l’efficacité du traitement et d’adapter la prise en charge de manière très précise.

Enfin, « la désescalade », a pour objectif d’éviter au contraire la chimiothérapie, dès lors que pronostic est jugé suffisamment favorable sous hormonothérapie seule. Comment ? « Grâce aux signatures génomiques, intégrées aux critères habituels que sont les critères cliniques et histologiques, qui permettent désormais d’anticiper ce point ! »

A l’IPC, des traitements de pointe pour les cancers du sein métastatiques

« Pour la prise en charge des cancers métastatiques, nous disposons des traitements les plus appropriés et des dernières avancées comme l’hormonothérapie modulée ainsi que les traitements dits anti HER2 », traitements spécifiques qui ont considérablement amélioré les résultats en survie.

Une recherche clinique importante pour le cancer du sein

« Grâce à une forte recherche clinique, nous sommes capables d’offrir une prise en charge personnalisée pour chaque type de tumeurs ». En définitive, l’IPC est en effet très impliqué dans l’évaluation de nouvelles stratégies et de nouveaux médicaments contre le cancer du sien, y compris en phases précoces. Voir la publication dans le prestigieux journal Nature : cliquez-ici.

Nos ambitions : « Nous aimerions transférer, à la prise en charge des cancers localisés, les avancées observées en situation métastatique. Notre défi ? Continuer à augmenter les essais cliniques, en explorant notamment la place de l’immunothérapie ainsi que de de nouveaux traitements antiHER2. Par ailleurs, la recherche sur les mécanismes de chimio-résistance et la résistance aux hormonothérapies sera également l’un de nos défis ! » – Pr Goncalves

Dr Jalaguier – Radiologue [Chef de service, responsable de l’unité d’imagerie de la femme.]

Un plateau technique performant pour la prise en charge du dépistage et du cancer du sein

« En 2020, nous avons installé une nouvelle IRM, qui permet de dépister un plus grand nombre de femmes à risque de cancer du sein et de réaliser rapidement des bilans d’extension lorsqu’un cancer du sein est détecté. Malgré l’épidémie de COVID-19, le dépistage du cancer sein continue à l’Institut car nous savons que dépister tôt est primordial. Les mesures de sécurité adéquates sont bien sûr mises en place pour l’accueil des patientes ».

Actuellement, à l’IPC, ce sont plus de 60 mammographies par jours qui sont programmées, soit autant que l’année précédente. « Nous continuons d’offrir une prise en charge rapide ! En cas d’anomalie, nos patientes se voient proposer une biopsie facilement et sont orientées vers un chirurgien de l’équipe. »

Cancer du sein : un projet national de recherche nommé « Etole »

L’Institut Paoli-Calmettes collabore à l’étude multicentrique ETOLE qui porte sur l’évaluation de la tomosynthèse – permettant d’obtenir une image en 3D -, dans la caractérisation et la prise en charge des lésions mammaires.

L’intelligence artificielle au service de la mammographie grâce au « ScreenPoint Transpara », en place à l’IPC.

Entraîné sur plus d’1 millions de clichés en utilisant les techniques les plus avancées de deep learning, Transpara identifie directement les zones les plus suspectes dans les mammographies en 2D et 3D. « Cela permet d’améliorer les performances de lecture et de diagnostic ! »

Notre projet : Pour 2021, nous souhaitons rendre possible la prise de rendez-vous en ligne pour la mammographie.

*Hors masse palpable et signes cliniques critiques.

Pr Houvenaeghel – Chirurgien
[Chef de département]

Une nouvelle organisation face à l’épidémie de COVID-19

« En toute transparence, le début d’année 2020 a provoqué de nombreux bouleversements : nous ne savions pas à quel point, nous devions ou non, reporter les actes de chirurgie. En effet, l’ARS demandait de laisser à disposition complète les lits de réanimation, directives que nous avons bien sûr suivies à la lettre. Par ailleurs, les centres de radiologie et donc les dépistages par mammographie ont cessé de fonctionner et les craintes par rapport aux risques de contamination COVID ont freiné leur reprise. De plus, une période de mise au point a été nécessaire pour la mise en place d’une cellule de dépistage COVID-19, en amont des actes chirurgicaux. » – Pr Houvenaeghel

Dr Cohen – Chirurgien [Responsable d’unité]

« Grâce à un fort travail collaboratif et un esprit d’équipe, nous avons réussi à rebondir : nous sommes parfaitement structurés pour cette 2ème vague. Par ailleurs, pour les reconstructions mammaires immédiates, nous sommes presque à 40% d’actes, soit le même chiffre que les années précédentes, et qui s’aligne avec les objectifs futurs des recommandations nationales de l’INCA. Concernant les reconstructions différées qui ne présentent pas de caractère d’urgence, beaucoup ont été annulées lors de la première vague. Nous rattrapons très progressivement ce retard.» – Dr Cohen

Cancer du sein : la technique du ganglion sentinelle sans curage axillaire complémentaire

« Nous parlons de chiffres, mais la qualité du geste est primordiale ! » Pr Houvenaeghel

Pour information, l’IPC est investigateur et promoteur d’un essai national sur l’abstention de curage axillaire en cas d’atteinte du (des) ganglions sentinelles. Lien de l’essai clinique : cliquez-ici.

Nos défis

Maîtriser « un virage ambulatoire serré »

« Nous sommes au maximum des capacités actuelles de l’IPC du fait des contraintes d’accueil au bloc opératoire et au service d’ambulatoire. C’est pourquoi nous avons donc mis en place un pôle « UAPO » (Unité d’Accueil Pré Opératoire), qui est lui un parcours en moins de 24h. Nous souhaitons cependant, sous réserve de ressources, continuer à développer la prise en charge ambulatoire »*. Dr Cohen

En savoir plus / Etude à lire à ce sujet :« Mastectomie en hospitalisation ambulatoire ou 24h : Faisabilité, satisfaction et préférences des patients »

A l’IPC, développer la microchirurgie face au cancer du sein

« Bien sûr, nous allons continuer à suivre notre feuille de route pour la technique du ganglion sentinelle, et augmenter le nombre de reconstruction immédiate en partie grâce à l’utilisation de mèches synthétiques ou biologiques,, mais nous avons un nouveau projet à déployer : les techniques de microchirurgicales en reconstruction reconstruction mammaire différée. » Pr Houvenaeghel

Consolider notre accompagnement numérique

« L’IPC dispose d’outils tels que IPC Connect, portail de suivi patients et outil de téléconsultation, ainsi que de l’application Oncopratick. Nous souhaitons nous investir dans la continuité sur ces sujets ! » Dr Cohen

*75% des mastectomies sans reconstruction immédiate et 34% des mastectomies avec reconstruction par prothèse avaient une hospitalisation à < 1 jour. La mise en place d’un programme RAAC permettra certainement d’optimiser encore la prise en charge en qualité et en diminuant la durée d’hospitalisation.

LES AUTRES PATHOLOGIES CLASSÉES

PLACE DE L’IPC DANS LE CLASSEMENT DES HÔPITAUX Palmarès des hôpitaux et cliniques 2020

SPÉCIALITÉCLASSEMENT
Leucémie de l’adulte1er sur 621 hôpitaux
Chirurgie du rectum3ème sur 371 hôpitaux
Cancer du sein5ème sur 357 hôpitaux
Cancer du côlon / de l’intestin5ème sur 393 hôpitaux
Lymphome – myélome7ème sur 768 hôpitaux
Cancers gynécologiques10ème sur 413 hôpitaux
Cancer de la prostate10ème sur 177 hôpitaux
Chirurgie des sarcomes des tissus mous10ème sur 249 hôpitaux
Cancer de l’estomac / de l’œsophage16ème sur 315 hôpitaux
Cancer du foie ou du pancréas16ème sur 217 hôpitaux
Cancer de la vessie31ème sur 302 hôpitaux

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