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Les campagnes d'information

Campagne de mobilisation nationale contre le cancer colorectal.

« MARS BLEU » -  L'Institut se mobilise contre le cancer colorectal

Mars est le mois de la campagne de mobilisation nationale contre le cancer colorectal, l’occasion de sensibiliser sur ce cancer qui touche les femmes et les hommes.

Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent, 2ème cancer le plus meurtrier, un nombre de cas en constante augmentation. En France, pour les hommes et les femmes, le risque cumulé de développer un cancer du côlon ou du rectum au cours de la vie est de 1 sur 25 personnes.

Dans 95 % des cas, ce type de cancer survient entre 50 et 74 ans. La durée de vie s’allongeant et la population vieillissant, le nombre de cancers colorectaux est en constante augmentation : 42 000 cas en 2012. L'opération « Mars Bleu » est l'occasion de rappeler que, dès 50 ans, il est essentiel de parler du dépistage du cancer colorectal avec son médecin traitant.


« OCTOBRE ROSE » - L'Institut se mobilise contre le cancer du sein

Une femme sur 8 sera touchée par un cancer du sein au cours de sa vie.

Octobre est le mois de mobilisation contre le cancer du sein et pour le dépistage organisé, d'où le nom Octobre rose.

Organisé par les pouvoirs publics (l'Institut National du Cancer, le Ministère de la Santé et l'Assurance Maladie), le dépistage du cancer du sein invite les femmes âgées de 50 à 74 ans à se faire dépister tous les deux ans, par une mammographie et un examen clinique des seins, sans avance de frais.

Le cancer du sein : ce qui change

Professeur François Eisinger, responsable de la clinique du risque de l’IPC :

Premier cancer chez la femme, avec un total de 51 000 nouveaux cas diagnostiqués en France chaque année et une incidence toujours à la hausse, le cancer du sein représente plus du tiers de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme. Ce cancer touche chaque jour 10 femmes en PACA. L’Institut Paoli-Calmettes prend en charge environ 1 400 nouvelles patientes par an pour un cancer du sein.

Des cancers de mieux en mieux guéris

En réalité, il n’existe pas un mais plusieurs types de cancers du sein. Aujourd’hui, tous types de cancer du sein confondus, le taux global de survie relative à 5 ans après le diagnostic est estimé, selon l’INCa, l’Institut National du Cancer, à près de 89 %.

D’une part, le dépistage permet de prendre en charge des cancers débutants. Or, plus un cancer du sein est détecté tôt, mieux il se soigne, avec des traitements moins lourds et moins de séquelles. Un cancer du sein pris en charge à un stade précoce, s’il est de petite taille, est guéri dans 9 cas sur 10. Ce dépistage peut être individuel (suivi chez le gynécologue ou le médecin traitant, mammographie) ou s’effectuer dans le cadre de la campagne de dépistage du cancer du sein organisée par les pouvoirs publics pour toutes les femmes âgées de 50 ans à 74 ans. Enfin, en cas d’antécédents familiaux, un dépistage spécifique est préconisé.

D’autre part, les recherches et les connaissances sur le cancer du sein, ainsi que les progrès des technologies, utilisées notamment au stade diagnostique, ont induit des progrès majeurs au bénéfice des patientes, tant au niveau de la prise en charge diagnostique que de la prise en charge thérapeutique.

Un diagnostic plus sûr et de meilleure qualité

L'oncogenèse mammaire est un processus complexe. Depuis une dizaine d’années, chercheurs et cliniciens spécialistes du cancer du sein ont mis en évidence des mécanismes moléculaires et des anomalies génétiques associées à l’apparition et au développement de la maladie, ainsi qu’à la dissémination tumorale. Avec la caractérisation et la connaissance de plus en plus fine des cancers du sein, permise entre autres par le séquençage et par la compréhension des anomalies génétiques dans les processus de cancérisation, la biologie sert de guide à la prise en charge diagnostique puis thérapeutique.

Chaque tumeur partage des caractéristiques communes avec d’autres mais est en même temps unique. A l’avenir, on peut imaginer qu’une évaluation biologique et génétique, à la fois exhaustive et raisonnable, sera réalisée à chaque stade de la prise en charge d’un cancer du sein. Exhaustive, car il convient de chercher tout ce qui peut être déterminant, au bénéfice de la patiente, de la phase diagnostique au suivi dans le temps. Raisonnable, car il ne sert à rien de chercher des informations inutiles.