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Réduisez vos risques personnels de cancer

Le cancer n’est jamais dû à une seule cause. Certaines causes (tabac, amiante, âge, alcool, etc.) augmentent le risque qu’une personne développe la maladie. C’est ce que l’on appelle des facteurs de risque.

Vos risques personnels dépendent à la fois de vos caractéristiques biologiques, de votre style de vie, de votre environnement familial et professionnel.

  • Un risque élevé signifie que vous avez une probabilité plus grande que la moyenne de développer un cancer. Mais, cela ne veut pas dire que vous en aurez un automatiquement.
  • Un risque faible signifie que vous avez une probabilité plus petite que la moyenne de développer un cancer mais cela ne veut pas dire que vous n’en aurez jamais.

Si vous souhaitez connaître vos risques de développer un cancer ou faire un bilan préventif, votre premier interlocuteur est votre médecin généraliste. C'est lui qui vous orientera vers un oncologue s'il le juge nécessaire.


Qu’est-ce que la prévention ?

Action permettant d'éviter une maladie, ses complications ou ses séquelles.

  • la prévention primaire évite l’apparition de la maladie,
  • la prévention secondaire en limite les conséquences,
  • la prévention tertiaire en réduit les suites et les traces.

La prévention est le domaine le plus prometteur et le plus efficace pour la lutte contre les cancers. C'est celui où intervient le programme Europe contre le cancer, de l'Union Européenne. Celle-ci a diffusé un code européen destiné à modifier le comportement des individus dans l'espoir de réduire substantiellement la mortalité par cancer.

  • éviter l'exposition à un agent cancérogène (soleil, tabac, aliment toxique, facteurs professionnels, etc.) ;
  • prendre des mesures, par exemple alimentaires, pour vous protéger contre une tumeur maligne ;
  • traiter enfin des lésions précancéreuses avant leur dégénérescence.
  • poser le plus précocement possible le diagnostic d'une tumeur d'extension et de gravité limitées plus facile à traiter et à guérir,
  • dépister le cancer dont la prévention primaire est impossible ou aléatoire,
  • encourager les personnes qui présentent des troubles persistants à consulter rapidement un médecin.

Cependant, il ne faut pas négliger le fait que la « peur du cancer » ou « la peur de savoir » peut entraîner un effet anti-prévention en retardant la consultation ou en provoquant un refus de dépistage.

Elle limite les séquelles et favorise la récupération de conditions de vie aussi proches que possible de la normale. C'est l'objet de traitements mieux tolérés et de la réadaptation personnelle, familiale, professionnelle et sociale dont les termes dépendent du type de cancer et du statut du malade.

Les associations de malades apportent une contribution précieuse à cet objectif.


Les règles de la prévention


Si vous êtes fumeur, arrêtez !
Si vous n’êtes pas fumeur, fuyez la fumée des autres.

Le tabagisme, principale cause du cancer du poumon, joue un rôle pour au moins 10 autres types de cancer.

Sans tabac prés de 30% des décès par cancer pourraient être évités.

L’action négative du tabac est plus forte pour les fumeurs, mais n’épargne pas les non-fumeurs soumis à la fumée des autres.

Ayez une alimentation saine et équilibrée.

Si vous buvez, limitez votre consommation d’alcool.
Si vous ne buvez pas, ne commencez pas !

Dans le domaine de la nutrition, 3 points sont considérés comme des certitudes scientifiques aboutissant à des recommandations alimentaires et nutritionnelles pour la prévention des cancers :

  • La consommation de fruits et légumes réduit le risque,
  • La consommation d’alcool est un facteur qui augmente fortement le risque,
  • Le surpoids et l’obésité sont des facteurs qui augmentent le risque.

Protégez vos proches et vous-même du soleil !

Pas d’exposition entre 11 et 16 heures l’été. Dans la lumière du soleil, ce sont les rayons ultraviolets (U.V.) qui sont nocifs à forte dose.

Se protéger est essentiel non seulement à la plage, mais pour toute activité en extérieur.

La quantité d’U.V. est maximale en extérieur entre 11 et 16 heures, et lors de l’utilisation des lits et lampes de bronzage.

  • Les carcinomes, qui représentent 90% des cancers de la peau, sont les cancers les plus fréquents. Heureusement, ils se traitent et se guérissent.
  • Les mélanomes, plus rares et plus graves, se manifestent par l’apparition d’une petite tâche pigmentée ou la modification d’un grain de beauté déjà présent. Ils sont dangereux, car leurs cellules ont une grande aptitude à migrer vers d’autres organes.

Gardez une activité physique régulière et adaptée.

Des études de plus en plus nombreuses suggèrent qu’une activité physique régulière réduit les risques des cancers du côlon et du sein, sans oublier l’amélioration de l’état général de santé. 

Respectez les consignes d’utilisation et de stockage des appareils et produits, chez vous comme au travail.

L’environnement, aussi bien dans le domaine privé que professionnel, contient des éléments (produits divers, rayonnements, résidus, matériaux, polluants, etc.) susceptibles d’être ou de se révéler plus tard comme cancérogènes ou facteurs d’augmentation de risque.

Si quelques cancers professionnels sont actuellement reconnus, il reste souvent difficile d’évaluer quantitativement les effets de beaucoup de substances soupçonnées qui font encore l’objet de recherche. 

Restez à l’écoute de votre corps.

Au moindre signe de changement, n’hésitez pas à consulter un professionnel adapté.

Plus un cancer est diagnostiqué précocement, plus il a de chance d’être localisé et plus l’arsenal des traitements reste large et graduable.

Il est donc important de pouvoir recenser les signes de modification de son état général, dont les causes ne sont pas apparentes et/ou qui persistent plus de 2 semaines.

Votre médecin traitant ou le professionnel adéquat sont capables de vous accompagner dans la recherche des causes possibles.

Profitez des campagnes de dépistage.

Demandez à votre médecin de vous parler des autres possibilités.

Nous sommes tous susceptibles de développer un cancer quels que soient nos âges, nos comportements et nos histoires familiales.

Même en bonne santé, il est recommandé de se soumettre aux tests de dépistage, dont l’efficacité est avérée afin de diagnostiquer un éventuel cancer le plus tôt possible.