Le projet d’établissement 2018-2022

« Face au cancer, nos patients au cœur, nos patients acteurs »

Le projet d’établissement 2018-2022 est le fruit d’un travail collaboratif et pluridisciplinaire de 6 mois impliquant plus de 120 personnes émanant des différents grands départements de l’IPC, ainsi que des patients. Il fixe les ambitions pour les cinq années à venir, de 2018 à 2022.

 

Axe 1 – RENFORCER L’ATTRACTIVITé ET L’ACCESSIBIliTé DE L’INSTITUT PAOLI-CALMETTES POUR LES PATIENTS

« Notre capacité d’innover est aussi notre contrainte : nous devons toujours avoir une longueur d’avance contre le cancer », Pr Patrice Viens, Directeur général

ENJEU :

Il s’agit pour l’IPC de renforcer son positionnement sur ses pathologies phares, et de valoriser son expertise à l’international. L’Institut réalisera les investissements nécessaires pour rester à la pointe dans les technologies et les modes de prise en charge.

3 PROJETS :

  1. Proposer à tous les patients une offre intégrée de diagnostic précoce et rapide et une proposition thérapeutique en 10 jours maximum ;
  2. Rester à la pointe de l’innovation sur les techniques et les modes de prise en charge, en poursuivant certains projets (comme le mini-invasif en chirurgie), et par des investissements, comme le bâtiment IPC 4 ;
  3. Valoriser l’expertise de l’Institut à l’international par l’ouverture à des patients étrangers, à la formation de professionnels médicaux ou l’appui au développement d’activités de cancérologie d’excellence à l’étranger.

Axe 2 – CONSTRUIRE UN RESEAU REGIONAL DE PARTENARIATS éVALUéS ET FIDéLISéS

« Notre philosophie et notre mission est d’aider à garantir un accès à des soins de qualité pour tous. Nous l’assurons avec une vingtaine d’établissements de santé de la région », Pr Patrice Viens, Directeur général

ENJEU

L’Institut Paoli-Calmettes collabore avec plus d’une vingtaine de partenaires des régions SUD, PACa et Corse avec 4 types d’activités délocalisées : les consultations médicales et d’oncogénétique, les prescriptions de chimiothérapies, les interventions chirurgicales ou endoscopiques, les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) communes. C’est aussi la radiothérapie et des prestations de service en biologie du cancer. L’établissement met également à disposition son plateau technique à des praticiens hospitaliers qui se déplacent à l’IPC avec leurs patients.

La réflexion sur l’offre des partenariats s’inscrit dans le contexte des groupements hospitaliers de territoire (GHT). L’Institut doit poursuivre son rôle de recours sur le territoire et pérenniser la relation avec ses partenaires hospitaliers.

5 PROJETS 

  1. Développer un partenariat structuré avec les GHT, en participant à la construction du pro- jet cancer des GHT et en s’affirmant comme établissement de recours ;
  2. Structurer une offre graduée et distinctive à destination des partenaires ;
  3. Contractualiser avec des établissements cibles ;
  4. Approfondir les coopérations hospitalo-universitaires à l’échelle de la Région Sud PACA.
  5. Assurer un pilotage continu des partenariats.

Axe 3 – REDEFINIR L’ORGANISATION INTERNE DE L’INSTITUT AUTOUR DE PARCOURS PATIENTS PERSONNALISES

« Il faut passer du temps médecin au temps patient : l’organisation doit se restructurer autour de patients partenaires de leurs soins. » Pr Patrice Viens, Directeur général

ENJEU

La volonté est d’adapter l’organisation pour améliorer la prise en charge globale des patients tant au niveau des soins que du cadre de vie, d’adapter l’organisation de l’établissement aux attentes nouvelles des patients (personnalisation du parcours, information accrue sur le parcours à l’IPC et en ville, patients connectés, etc.) et d’anticiper les évolutions de prise en charge (réadaptation rapide après chirurgie, ambulatoire…).

4 ACTIONS

  1. Organiser les unités de prise en charge selon les besoins des patients et la nature de leur parcours de soins ;
  2. Progresser en matière de prise en charge globale et de soins de support ;
  3. Anticiper la prise en charge des patients en défaillance vitale ;
  4. Prévoir les transformations nécessaires pour les évolutions de prises en charge.

Axe 4 – INVERTER LES NOUVEAUX PARCOURS « HORS LES MURS » DE DEMAIN

« Nos patients ont changé, leurs espoirs, et leurs attentes changent. Nos techniques et les nouvelles pratiques que nous expérimentons avec eux permettent de guérir plus, et plus vite, en passant moins de temps à l’hôpital. » Pr Patrice Viens, Directeur général

ENJEU 

Virage ambulatoire, réductions des durées de séjour, suivi au long cours de certains cancers, développement des thérapies orales : les parcours patients à domicile prennent une place croissante dans la prise en charge des cancers, et vont représenter un enjeu de changement majeur aussi bien pour les patients que pour les soignants.

L’Institut teste déjà plusieurs organisations et outils de suivi « hors les murs » : le suivi post greffe, le suivi des leucémies myéloïdes chroniques (LMC), l’accompagnement des patients âgés sous thérapies orales, ou celui des patients rentrés précocement à domicile dans le cadre de la réadaptation améliorée après chirurgie (RAAC). Ces approches doivent être étendues à d’autres spécialités.

La réflexion sur le parcours « hors les murs » doit permettre de coordonner ces initiatives et des outils dans une approche transversale, pour améliorer l’accompagnement et l’information des patients, prévenir les ré-hospitalisations et épargner le temps médical, en prenant en compte une large palette de situations cliniques :

  • Le traitement actif et la réadaptation immédiate : traitement per os, réadaptation améliorée après chirurgie (RAAC), suivi post-greffe ;
  • Le suivi chronique de patients en traitement (par exemple pour les LMC), impliquant potentiellement une logique de suivi alterné entre infirmier de coordination et praticien ;
  • L’après cancer et la surveillance à distance (éventuellement par des téléconsultations) ;
  • L’accompagnement du patient dans les périodes charnières d’attente (annonce, résultats).

3 PROJETS 

  1. Créer une plateforme transversale pour organiser des parcours « hors les murs » adaptés ;
  2. Renforcer le rôle des pharmaciens dans le parcours « hors les murs » ;
  3. Développer les soins de support et l’oncogériatrie par le biais de l’HAD et des réseaux.

Axe 5 – PASSER UN CAP EN MATIERE DE PRODUCTION DE RECHERCHE CLINIQUE ET TRANSLATIONNELLE

 « Il faut rendre plus lisibles pour les patients les essais cliniques, et continuer à accélérer le transfert d’innovation au chevet du patient, pour avancer vers la guérison », Pr Patrice Viens, Directeur général

ENJEU 

Le nombre de patients inclus dans les essais de recherche biomédicale a progressé́ de +20 % par an entre 2010 et 2013 et +4 % par an entre 2013 et 2015, pour atteindre 18 % en 2015.

La création de l’ETOH (Unité d’évaluation thérapeutique d’onco-hématologie) a permis d’améliorer la fluidité, la qualité et la rapidité du parcours des patients inclus dans les essais de phase précoce. Mais l’Institut a encore du potentiel pour augmenter le nombre de patients inclus, auprès des patients traités au sein de l’établissement ou auprès des établissements partenaires. L’ambition de l’IPC est d’atteindre un taux d’inclusion de ses patients de 25 % à l’horizon 2022.

Pour ce faire, le pilotage de la recherche clinique doit être adapté à la taille de l’Institut et au besoin de définir des priorités stratégiques, optimiser le portefeuille d’études, ou piloter les résultats.

L’Institut a également fortement développé ses activités de recherche translationnelle et fondamentale avec le CRCM (Centre de recherche en cancérologie de Marseille), premier centre de recherche de la région sur la cancérologie dont l’IPC est co-tutelle avec l’AMU, l’Inserm et le CNRS. Les liens se sont renforcés entre recherche fondamentale, recherche translationnelle et recherche clinique en particulier suite à la création des Teams pathologies. Ces Teams peuvent être renforcés.

5 ACTIONS 

  1. Mettre en place un pilotage stratégique et coordonné de la recherche clinique et transla tionnelle ;
  2. Promouvoir une dynamique de recherche clinique afin d’augmenter le nombre d’inclusions ;
  3. Stimuler et accompagner les relations entre cliniciens et chercheurs ;
  4. Développer des programmes transversaux sur l’immunothérapie et le « Big Data » ;
  5. Poursuivre le développement du CRCM, et s’inscrire dans une dynamique de formation de haut niveau.

Axe 6 – FAVORISER ET ACCELERER LE DEPLOIEMENT DE LA DEMOCRATIE SANITAIRE

 « La démocratie sanitaire n’est pas seulement une affaire de droit des patients : elle est la clef de voûte de conceptions nouvelles où le patient est un partenaire, un associé, main dans la main avec les équipes soignantes. » Pr Patrice Viens, Directeur général

ENJEU 

L’engagement de l’IPC dans la démocratie sanitaire est ancien et riche, notamment via l’intégration des usagers dans les instances – Conseil d’administration, Comité de patients, la participation à la politique de l’établissement (en particulier participation à l’élaboration du projet médical).

3 ACTIONS 

  1. Apporter au patient l’information nécessaire à sa réflexion et à son implication en tant qu’acteur de sa santé (à titre individuel et collectif) ;
  2. Soutenir l’implication du patient dans les parcours de soins et le fonctionnement global de l’établissement.
  3. Pérenniser les outils de dialogue avec les acteurs de la société́ civile.
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