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Immunothérapies : des stratégies thérapeutiques de plus en plus incontournables en traitement complémentaire

Identifier, en recherche, les déficits immunitaires à l’origine de tel ou tel type de cancer permet ensuite de développer, en clinique, de nouvelles stratégies thérapeutiques : des traitements d’immunothérapie, venant agir sur le système immunitaire et les cellules mises en cause.

« Nous nous sommes rendus compte que chez les patients souffrant d’une leucémie par exemple, les cellules « anti leucémie », censées contrer la maladie, ne ressemblent pas à celles d’un sujet sain. Elles perdent des molécules de surface qui sont impliquées dans leurs différentes fonctions, notamment la reconnaissance de la cellule cancéreuse, ce qui explique qu’elles fonctionnent moins bien. D’une part nous constatons cette perte, d’autre part il s’avère que chez les patients en rémission ou chez qui la maladie a été totalement éradiquée, ces cellules du système immunitaire retrouvent leur spectre d’expression normal », affirme le Pr. Daniel Olive.

 

Pour l’heure, les équipes de recherche n’ont pas encore découvert les mécanismes internes à l’origine de ce phénomène, de ce déficit de fonctionnement des cellules immunitaires. En revanche, des déficits majeurs ayant été mis en évidence, les cliniciens tentent de développer des stratégies thérapeutiques pour les contrecarrer.

« Nous travaillons beaucoup sur la leucémie, mais aussi sur les tumeurs solides. Actuellement, nous identifions des altérations du système immunitaire liées aux cancers de la prostate et aux cancers du sein. En ce qui concerne les cancers du sein, une première vague de données a déjà été publiée. Dans les deux cas, nous espérons développer des stratégies thérapeutiques basées sur des anticorps monoclonaux », explique le Pr. Daniel Olive.

 

Les vaccins thérapeutiques : l‘une des voies d’avenir

Plusieurs approches, qui répondent au même constat - la tumeur se développe, donc le système immunitaire a failli -, sont utilisées en immunothérapie : la transplantation de « cellules tueuses » qui ont été « rééduquées » pour agir, l’injection d’anticorps monoclonaux qui viennent réactiver les cellule anti-leucémiques en augmentant leurs fonctions, ou encore le vaccin thérapeutique. 

Le vaccin vise lui aussi à redonner au système immunitaire défaillant des armes pour se battre de nouveau contre le cancer. En l’occurrence, en réactivant des « cellules tueuses », missionnées pour reconnaître des antigènes surexprimés dans les tumeurs, capables de migrer dans les tissus et disposant d’une grande mémoire. C’est une stratégie de thérapie adjuvante, car elle nécessite d’être combinée à d’autres traitements, de façon à lutter contre l’hétérogénéité de la tumeur, à inhiber les multiples systèmes d’échappement au système immunitaire que celle-ci est capable de mettre en place.

Courant et fin 2014, des résultats plutôt prometteurs devraient émerger et donner lieu à publication, suite à des études de phase III réalisées sur de grandes séries de patients atteints de cancers du poumon. Pour sa part, l’institut Paoli-Calmettes est l’un des premiers centres au monde à tester plusieurs vaccins thérapeutiques contre la leucémie dans le cadre d’essais cliniques de phase I. L’Institut est également associé à d’autres essais muticentriques portant sur d’autres types de vaccins thérapeutiques, en particulier dans les leucémies.

En savoir plus sur les équipes qui travaillent sur l’identification des déficits immunitaires liés au cancer et les stratégies d’immunothérapie

 « Adhésion et Interactions tumeur / hôte »
 Contact : Michel Aurrand-Lions

 « Immunité et Cancer »
 Contact : Daniel Olive

 L’unité ETOH, centre d’essais précoces en onco-hématologie
 Contacts : Norbert Vey et Anthony Gonçalves

 L’unité U2T, Unité de Transplantation et de Thérapie cellulaire
 Contact : Didier Blaise