Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30

Jean-Frédéric SAUNIÈRE, MD, PhD


Coordinateur des équipes de recherche translationnelle


Questions au Dr Jean-Frédéric Saunière

Qu’est-ce que la recherche translationnelle ?

La recherche translationnelle cherche à répondre à deux types de problématiques : le questionnement repose soit sur une préoccupation médicale, soit sur la découverte d’une altération biologique de la cellule cancéreuse. Dans le premier cas, un médecin ou un chirurgien évoque un problème clinique et les équipes de recherche translationnelle vont essayer de trouver des biomarqueurs de la maladie ou des cibles thérapeutiques. On recherche ensuite l’existence de médicaments contre ces cibles. Dans le second cas, une altération ou une mutation génomique mise en évidence par la biologie nous amène à essayer de trouver des méthodes thérapeutiques permettant de traiter la maladie lorsque cette altération est présente.  

Par définition, la recherche translationnelle conjugue donc l’expertise de multiples talents : médicaux, chirurgicaux, mais aussi de biologie, de radiothérapie, etc. Enfin, pour se développer, la recherche translationnelle utilise de nouvelles technologies, de nouveaux outils au service de la médecine personnalisée. 

Comment s'organise la recherche translationnelle à l'IPC ?

À l’IPC, la  recherche translationnelle s’appuie sur des équipes projets réunissant des experts de nos domaines thérapeutiques d’excellence : les hémopathies (leucémies, lymphomes, myélomes), les tumeurs du sein, les cancers digestifs (cancers du colon, de l’estomac et du pancréas), les cancers urologiques (cancers du rein, de la prostate et de la vessie) et les tumeurs gynécologiques (cancers de l’endomètre et de l’ovaire). Associant oncologues, chirurgiens, radiothérapeutes, biopathologistes, chercheurs du CRCM et spécialistes de la recherche appliquée (experts en biomarqueurs, en modèles précliniques), chacune de ces équipes est chargée de tester les molécules à fort potentiel qui seront ensuite évaluées chez l’animal puis chez l’homme.

Mais les échanges ne sont pas seulement verticaux entre le fondamental et la clinique ; ils sont aussi horizontaux, entre les groupes. Par exemple, le spécialiste de la voie de signalisation PI3K/AKT travaille conjointement avec plusieurs équipes parce que ce mécanisme est impliqué à la fois dans les cancers du rein, du sein et certaines hémopathies malignes. 

Comment intervient l’industrie pharmaceutique dans cette
organisation ?

Notre mission, c’est de faire en sorte que deux mondes, celui des cliniciens et celui des scientifiques, travaillent main dans la main afin d’élaborer des propositions innovantes. Ensuite, pour qu’au final le patient garde un temps d’avance sur sa maladie, il faut convertir rapidement ces propositions en nouvelles options diagnostiques ou thérapeutiques.

Mais cette recherche ne peut se concevoir sans partenariats avec des instituts et des sociétés pharmaceutiques et Biotechs qui nous amènent leur expertise et leurs molécules. Aujourd’hui, plus de 800 molécules sont évaluées en R&D dans le domaine de la cancérologie. 

En parallèle des études que nous conduisons seuls ou en partenariat avec d’autres instituts, nous travaillons donc de façon étroite avec les professionnels du médicament. Les partenariats public/privé sont une des conditions de l’innovation. Les industriels de la biopharmacie connaissent le médicament. À l’IPC, nous connaissons les patients, la maladie, la cible du médicament et sommes depuis longtemps rompus au standard Qualité de cette industrie.

L’appui des plateformes technologiques

Les équipes de recherche translationnelle bénéficient des savoir-faire et des technologies de l’IPC : laboratoire de biologie intégré pour identifier des anomalies génétiques ou établir la carte d’identité des tumeurs (génomique, profil d’expression, protéomique), modèles animaux, échantillons de la tumorothèque pour challenger de nouvelles cibles thérapeutiques, plateforme d’immunomonitoring permettant de quantifier et de qualifier la réponse immunitaire des patients à ces nouvelles molécules, imagerie scientifique et médicale de pointe pour évaluer leur effet in situ.

Gros plan: ETOH

 

L’ETOH (Évaluation Thérapeutique en Onco-Hématologie) a été créée par l’IPC en 2010 afin d’accélérer l’évaluation d’approches thérapeutiques innovantes et d’assurer la qualité du niveau de prise en charge des patients et des processus de recherche clinique. Unité spécifiquement dédiée aux essais cliniques précoces, ETOH est la plateforme de la région PACA labellisée par l’ARS et par l’INCa pour l’évaluation de nouvelles drogues pour les tumeurs solides et les hémopathies malignes. 

La plateforme ETOH, située au 5ème étage de l’IPC1 comprend :

  • 9 chambres (plus 5 lits supplémentaires en hôpital de jour),
  • une salle de traitement,
  • une salle d’observation, 
  • une salle de traitement immédiat des échantillons sanguins et urinaires.