CANCER DU SEIN, ON VOUS DIT TOUT !

L’édition 2020 d’Octobre Rose débute, l’occasion de répondre à toutes vos questions concernant le cancer du sein. Risques, symptômes, dépistage : découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le cancer du sein.

Quels sont les facteurs de risque du cancer du sein ?

Il existe un certain nombre de facteurs de risque du cancer du sein :

  • L’âge.
    En effet, près de 1 cancer du sein sur 8 se développe après 50 ans*
  • Le mode de vie : la consommation d’alcool et de tabac, un surpoids ou encore pas ou peu d’activité physique peuvent favoriser l’apparition d’un cancer du sein. Cela vaut d’ailleurs pour tous les cancers, et d’autres pathologies.
  • Les antécédents familiaux et médicaux.

*Bien que chez la jeune femme les anomalies mammaires soient fréquemment des tumeurs bénignes,  le risque zéro n’existe pas.
Il faut donc être vigilant face à toute anomalie survenant au niveau des seins, quel que soit l’âge.

Est-ce que le cancer du sein est héréditaire ?

5 à 10% des cancers du sein sont héréditaires, c’est-à-dire attribuable à une mutation génétique. Le plus souvent, celles-ci portent sur des gènes appelés BRCA1 (pour BReast Cancer 1 : gène 1 du cancer du sein) et le BRCA2 (pour BReast Cancer 2 : gène 2 du cancer du sein). Etre porteur d’une mutation sur l’un de ces gènes ne se traduit pas systématiquement par l’apparition d’un cancer, mais augmente le risque d’en développer un. C’est ce que l’on appelle une prédisposition génétique.

Lorsqu’une mutation est suspectée ou découverte, une consultation chez un spécialiste d’oncologie génétique est alors proposée à la patiente.

Combien de femmes (et d’hommes) sont touchés par le cancer du sein ?

Avec environ 54 062 nouvelles personnes touchées chaque année, le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme. Près d’une femme sur neuf sera concernée au cours de sa vie, le risque augmentant avec l’âge.

Les hommes peuvent également développer un cancer du sein. Ces cas sont cependant rares, puisqu’ils représentent seulement 1% du nombre total de cancers du sein et 0,5% des cancers masculins.

Le cancer du sein en chiffres* chez la femme

  • 54 000 nouveaux cas annuels
  • 1er rang des cancers en termes de fréquence (33,5% de l’ensemble des nouveaux cas de cancer)
  • 11 900 décès annuels
  • 75% des cancers du sein se déclarent après 50 ans

* Source : « La situation du cancer en France en 2015 » – INCa avril 2016

Quels sont les symptômes du cancer du sein les plus fréquents ?

    • Une boule dans un sein

    Une boule ou une masse dans un sein peut-être le signe d’un cancer du sein. Cette masse, souvent indolore,  est généralement dure et présente des contours irréguliers. Elle semble comme « fixée » dans le sein.

    • Des ganglions durs sous l’aisselle

    Une ou plusieurs masse(s) dures à l’aisselle signifient parfois qu’un cancer du sein s’est propagé aux ganglions axillaires. Les ganglions restent toutefois indolores.

    • Des modifications de la peau du sein et du mamelon

    Une modification de la peau : rétraction,  rougeur, œdème ou aspect de peau d’orange ; une modification du mamelon ou de l’aréole (zone qui entoure le mamelon) : rétraction, changement de coloration, suintement ou écoulement ; des changements de forme de vos seins.

    • Un changement de la taille ou de la forme du sein

    Une rougeur, un œdème et une sensation de chaleur importante au niveau du sein peuvent être le signe d’un cancer du sein inflammatoire.

     Une grosseur du sein est-elle toujours cancéreuse ? Heureusement, non. Plus encore, dans la plupart des cas,  il ne s’agira pas d’un cancer mais d’une tumeur bénigne, comme par exemple un petit fibrome. 

    Sur 5 grosseurs examinées, 4 sont totalement bénignes, rapporte l’Institut National du Cancer.

    Pourquoi le dépistage est-il
    si important ?


    Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus ses chances de guérison sont grandes.

    C’est pourquoi un  dépistage gratuit par  mammographie est proposé tous les deux ans, à toutes les Françaises, de 50 à 74 ans.

    L’espoir est, avec ce dépistage, d’augmenter d’au moins 30 % le taux de guérison.

    Lire l’article : 25 ans, 50 ans…se faire dépister du cancer du sein : tout savoir !

    Cancer du sein : où en est la recherche ?

    Après les premières thérapies ciblées dans les années 2000, nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution centrée sur la médecine moléculaire et prédictive.

    Aujourd’hui, les taux moyens de guérison approchent les 90%, pour les formes localisées de cancer du sein ; il faut s’attaquer aux 10% d’échecs. Pour mieux traiter les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique ou localement avancé, réfractaire aux médicaments classiques, le programme de recherche préclinique de l’IPC vise à analyser systématiquement les anomalies génétiques et identifier des traitements plus efficaces contre ces anomalies en élargissant le champ d’étude de 50 à 400 gènes.

    Le nouveau défi des chercheurs de l’Institut Paoli-Calmettes est donc de contrer les résistances des métastases du cancer du sein.

    En savoir plus sur le « Défi Rose » de l’IPC : cliquez-ici.

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