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En quête de nouvelles cibles thérapeutiques

Les équipes de l’Institut développent de nombreux projets de recherche sur l’analyse moléculaire des cancers, notamment les cancers du sein, les cancers du pancréas, les cancers de la prostate, ainsi que les hémopathies malignes (leucémies et syndromes myéloprolifératifs). 

Les recherches sur les anomalies moléculaires des tumeurs visent à mieux comprendre leurs mécanismes complexes de formation et d’évolution. Les informations ainsi récoltées, et c’est là tout l’enjeu de ces recherches, permettent de trouver de nouvelles cibles diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques.

 

Mieux diagnostiquer, et prévoir la réponse aux médicaments pour mieux traiter

A partir des anomalies mises en évidence, l’intérêt diagnostique découle des capacités récentes de la recherche à stratifier une maladie en plusieurs sous-types moléculaires très différents les uns des autres, et à les considérer comme des maladies différentes. Par exemple, il n’existe pas un cancer du sein, mais plusieurs types de cancers du sein… En l’occurrence, établir la carte d’identité moléculaire de la tumeur d’un patient et la comparer aux anomalies moléculaires connues qui caractérisent tel ou tel sous-type de cancer permet d’affiner le diagnostic.

En matière de pronostic, l’objectif consiste à identifier des biomarqueurs plus fiables et complémentaires de ce que l’on connaît, servant à prédire l’évolution clinique de la tumeur, sa réponse aux médicaments actuellement utilisés. Un biomarqueur peut être une protéine ou un gène, ou encore une signature moléculaire (combinaison de protéines ou de gènes).

Enfin, après avoir validé la valeur fonctionnelle de l’altération découverte, c’est-à-dire son rôle dans l’évolution de la maladie, les équipes cherchent à développer des médicaments susceptibles de l’inhiber. Si la tumeur est dépendante de cette altération, alors cette « addiction » constitue son talon d’Achille, et donc une cible thérapeutique particulièrement intéressante.

 

Perspectives

Pour mieux comprendre les anomalies moléculaires des tumeurs, les équipes bénéficient des nombreux échantillons de patients ayant donné leur consentement pour une utilisation dans le cadre de projets de recherche scientifique et/ou génétique, et qui sont disponibles au sein de la tumorothèque de l’Institut. Elles travaillent également en étroite collaboration avec les plateformes spécialisées sur la carte d’identité des tumeurs. S’ajoute, enfin, la base de données cliniques du Département de la Recherche Clinique et de l’Innovation (DRCI), qui permet de corréler les altérations moléculaires mises en évidence à la survie des patients par exemple.

Par ailleurs, l’IPC fait partie d’un consortium de recherche international dédié aux anomalies moléculaires du cancer du sein inflammatoire, tumeur rare mais agressive. Ainsi, l’IPC a développé une collaboration avec le MD Anderson Cancer Center. L’enjeu : mieux comprendre, grâce à la recherche moléculaire et à la caractérisation génomique, l’agressivité de ce type de tumeur et définir précisément si l’anomalie à cibler se trouve dans les cellules cancéreuses elles-mêmes ou dans leur environnement immédiat.