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Vaccination : êtes-vous à jour ? 3 questions au Dr. Pierre Berger, infectiologue à l’IPC


Semaine européenne de la vaccination

 

3 questions au Dr. Pierre Berger, infectiologue à l’IPC, à l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination, qui se déroule du 24 au 30 avril

 

Beaucoup de fausses informations circulent sur la vaccination ? Pourquoi est-il important de se faire vacciner ?

 

Dr. Pierre Berger : Rappelons tout d’abord que les vaccins constituent l'un des moyens les plus utiles pour protéger les individus pendant les épidémies et, qu’au cours du XXème siècle, certaines maladies infectieuses ont été quasiment éradiquées par le biais de la vaccination. La vaccination est un acte de prévention à la fois individuel et collectif. Chacun, en se protégeant, protège son voisin, puisqu’il permet à la communauté d’atteindre un taux de couverture à partir duquel le virus ne circule plus.

 

Actuellement, la rougeole revient en force. Est-ce parce que le taux de couverture est redevenu insuffisant ?

 

Dr. Pierre Berger : Tout à fait. La rougeole, maladie infectieuse pour laquelle on dispose pourtant d’un vaccin efficace depuis des dizaines d’années, ressurgit en France. L’explication est simple : aujourd’hui, seulement 79 % des nourrissons ont reçu les deux doses de vaccin obligatoires, alors qu’ils devraient être 95 %, seuil de protection collective qui permettrait d’éliminer la maladie. Par ailleurs, toutes les personnes nées à partir de 1980 doivent également, pour être protégées, avoir reçu au total deux injections. Pour les professionnels nés avant 1980, non vaccinés et sans antécédent connu de rougeole, il est recommandé d’effectuer une dose de vaccin trivalent ROR.

 

Les patients traités pour un cancer à l’IPC doivent-ils se faire vacciner ?

 

Dr. Pierre Berger : Idéalement, tout patient pris en charge pour une pathologie cancéreuse doit se mettre à jour de ses vaccinations dès le diagnostic. Si possible, avant le début de la chimiothérapie. Si cela n’a pas été le cas, la vaccination reste possible juste avant la cure de chimiothérapie, voire entre deux cures. Il existe des recommandations vaccinales spécifiques à leur situation. Notamment, les vaccins utilisés contre la grippe et les pneumocoques étant des vaccins inertes, il n’y a pas de risque particulier à vacciner des patients immunodéprimés.

 

 

 

 

 



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