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Prothèses mammaires : une surveillance régulière


Alors qu’un nouveau cas de lymphome anaplasique à grande cellule (LAGC) déclaré en France est suspecté d’être lié à des prothèses mammaires, les autorités de santé ont annoncé mardi 17 mars des mesures de précaution pour protéger la santé des femmes porteuses de prothèses.

Les cas notifiés de LAGC sont très rares : 18 cas sur 400 000 femmes porteuses de prothèses mammaires. Mais dans la mesure où ces cas de LAGC sont toujours liés à la présence d’une prothèse mammaire, l’Institut national du Cancer (INCa) et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) ont fait le choix d’une démarche proactive depuis 2011 notamment pour surveiller les femmes porteuses d’implants.

L’équipe de chirurgie oncologique et sénologique de l’IPC préconise un suivi médical régulier des femmes (lire plus bas la recommandation de l’ANSM), et rappelle que toute prothèse mammaire s’use avec le temps et doit donc être surveillée.

Il n’est pas recommandé de proposer une explantation à visée préventive vis-à-vis du risque de LAGC aux femmes porteuses de prothèses mammaires. Les seuls éléments objectifs justifiant l’explantation d’une prothèse mammaire sont la présence de signes cliniques et/ou radiologiques évocateurs d’une altération. Seul le chirurgien qui suit  la patiente peut juger de cette nécessité devant des signes anormaux au niveau des seins. Vous devez consulter en cas d’épanchement abondant, d’augmentation du volume, de douleur, d’inflammation, de masse, d’ulcération (lésion de la peau) au niveau du sein, survenant à distance de l’opération pour la pose des prothèses. Il est recommandé de pratiquer une échographie dans ces cas particuliers. 

Les femmes qui se font poser des prothèses mammaires doivent être clairement informées des risques associés à la pose d’implants, du suivi médical et de la fréquence des consultations de contrôle, et, pour l’avenir, de la nécessité de sensibiliser et d’impliquer la patiente dans la déclaration de tout événement indésirable.

80% des prothèses mammaires sont posées dans le cadre d’une chirurgie esthétique et 20% dans celui d’une reconstruction suite à un cancer du sein. A l’IPC, 173 patientes se sont vues poser des prothèses en 2014.

Le premier cas français de LAGC a été déclaré à l’ANSM par l’IPC en 2011 chez une patiente porteuse de prothèses PIP posées pour des raisons esthétiques, et adressée à l’IPC pour le traitement de son lymphome. Un historique qui a poussé l’IPC à s’engager aussi pro-activement dans la matériovigilance des dispositifs implantés à long terme. Un programme dédié d’encouragement aux déclarations sur les effets indésirables a été proposé cette année pour promouvoir une surveillance active et partagée entre les professionnels de santé et les patientes.

 

Recommandation de suivi de l’ANSM :

Le suivi doit être le même que celui recommandé pour toutes les femmes : une palpation des seins pour leur médecin ou sage-femme tous les ans à partir de 25 ans, une mammographie recommandée tous les 2 ans à partir de 50 ans. Les femmes qui ont un risque aggravé - héréditaire (transmis par les parents) ou génétique (lié à une anomalie des gènes) – doivent bénéficier d’un suivi spécifique.

 

> L’avis d’experts de l’INCa



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