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Le Projet d'Etablissement

« Face au cancer, nos patients au cœur, nos patients acteurs ».

Le projet d'établissement 2018-2022 est le fruit d’un travail collaboratif et pluridisciplinaire de 6 mois impliquant plus de 120 personnes émanant des différents grands départements de l'IPC, ainsi que des patients. Il fixe les ambitions pour les cinq années à venir, de 2018 à 2022. 

Après un bilan des actions prévues dans le projet 2012-2017, la réflexion s’est appuyée sur un diagnostic, en particulier sur :

• Le positionnement de l’Institut Paoli-Calmettes et ses partenariats,

• L’organisation des parcours patients en lien avec les patients, les acteurs hospitaliers et de ville,

• La recherche et l’innovation.

Le diagnostic stratégique a été partagé au cours d’une journée de travail du comité de pilotage (COPIL) élargi au bureau de la Commission Médicale d’Etablissement (CME), qui a identifié les enjeux principaux. 

A partir de ces enjeux, le COPIL s’est constitué en trois groupes pour définir les orientations stratégiques qui structurent le projet médical. La convergence des travaux des 3 groupes a fait émerger 6 orientations prioritaires.

Elles ont fait l’objet de groupes de travail rassemblant chacun une dizaine de professionnels de l’IPC et des patients. Ces groupes se sont réunis à plusieurs reprises pour identifier les projets à mettre en place dans le cadre du projet médical.

Une seconde journée de travail du COPIL a ensuite permis de faire la synthèse des travaux des groupes de travail et de procéder aux arbitrages sur les projets proposés.

Un grand séminaire a rassemblé plus de 130 professionnels médicaux et non médicaux en février 2017, ainsi que, originalité, des représentants du comité de patients de l’IPC, pour partager les grands axes du Projet Médical 2018-2022.

Il a été approuvé à l’unanimité par le Conseil d’administration et par la Commission médicale d’établissement en décembre 2017. 

Les 6 axes stratégiques du projet médical


Axe 1 : INNOVATIONS : CONTRE LE CANCER, TOUT CHANGE, TOUT AVANCE

 

« Notre capacité d’innover est aussi notre contrainte : nous devons toujours avoir une longueur d’avance contre le cancer », Pr Patrice Viens, Directeur général ».

Enjeu 

Il s’agit pour l’IPC de renforcer son positionnement sur ses pathologies phares, et de valoriser son expertise à l’international. L’Institut réalisera les investissements nécessaires pour rester à la pointe dans les technologies et les modes de prise en charge.

Trois projets 

1. Proposer à tous les patients une offre intégrée de diagnostic précoce et rapide et une proposition thérapeutique en 10 jours maximum ;

2. Rester à la pointe de l’innovation sur les techniques et les modes de prise en charge, en poursuivant certains projets (comme le mini-invasif en chirurgie), et par des investissements, comme le bâtiment IPC 4 ;

3. Valoriser l’expertise de l’Institut à l’international par l’ouverture à des patients étrangers, à la formation de professionnels médicaux ou l’appui au développement d’activités de cancérologie d’excellence à l’étranger.

Axe 2: COOPERATIONS : AVEC NOS PARTENAIRES PROMOUVOIR L’EGALITE DES CHANCES DE GUERISON SUR LE TERRITOIRE

 

« Notre philosophie et notre mission est d’aider à garantir un accès à des soins de qualité pour tous. Nous l’assurons avec une vingtaine d’établissements de santé de la région », Pr Patrice Viens, Directeur général ».

L’enjeu 

L’Institut Paoli-Calmettes collabore avec plus d’une vingtaine de partenaires sur la région Sud et en Corse avec 4 types d’activités délocalisées : les consultations médicales et d’oncogénétique, les prescriptions de chimiothérapies, les interventions chirurgicales ou endoscopiques, les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) communes. C’est aussi la radiothérapie et des prestations de service en biologie du cancer. L’établissement met également à disposition son plateau technique à des praticiens hospitaliers qui se déplacent à l’IPC avec leurs patients. 

La réflexion sur l’offre des partenariats s’inscrit dans le contexte des groupements hospitaliers de territoire (GHT). L’Institut doit poursuivre son rôle de recours sur le territoire et pérenniser la relation avec ses partenaires hospitaliers.

Cinq projets 

1. Développer un partenariat structuré avec les GHT, en participant à la construction du pro- jet cancer des GHT et en s’affirmant comme établissement de recours ;

2. Structurer une offre graduée et distinctive à destination des partenaires ;

3. Contractualiser avec des établissements cibles pour une relation « gagnant - gagnant » ;

4. Approfondir les coopérations hospitalo-universitaires à l’échelle de la Région Sud.

5. Assurer un pilotage opérationnel des partenariats.

Axe 3 : PARCOURS DE SOINS : ADAPTER L’HOPITAL AUX PATIENTS

 

« Il faut passer du temps médecin au temps patient : l’organisation doit se restructurer autour de patients partenaires de leurs soins. » Pr Patrice Viens, Directeur général ».

Enjeu 

La volonté est d’adapter l’organisation pour améliorer la prise en charge globale des patients tant au niveau des soins que du cadre de vie, d’adapter l’organisation de l’établissement aux attentes nouvelles des patients (personnalisation du parcours, information accrue sur le parcours à l’IPC et en ville, patients connectés, etc.) et d’anticiper les évolutions de prise en charge (réadaptation rapide après chirurgie, ambulatoire…). 

Quatre actions 

1. Organiser les unités de prise en charge selon les besoins des patients et la nature de leur parcours de soins ;

2. Progresser en matière de prise en charge globale et de soins de support ;

3. Anticiper la prise en charge des patients en défaillance vitale ;

4. Prévoir les transformations nécessaires pour les évolutions de prises en charge.

Axe 4 : HORS LES MURS : INVENTER AVEC NOS PATIENTS LES NOUVEAUX PARCOURS HORS LES MURS

 

« Nos patients ont changé, leurs espoirs, et leurs attentes changent. Nos techniques et les nouvelles pratiques que nous expérimentons avec eux permettent de guérir plus, et plus vite, en passant moins de temps à l’hôpital. » Pr Patrice Viens, Directeur général ».

Enjeu 

Virage ambulatoire, réductions des durées de séjour, suivi au long cours de certains cancers, développement des thérapies orales : les parcours patients à domicile prennent une place croissante dans la prise en charge des cancers, et vont représenter un enjeu de changement majeur aussi bien pour les patients que pour les soignants.

L’Institut teste déjà plusieurs organisations et outils de suivi « hors les murs » : le suivi post greffe, le suivi des leucémies myéloïdes chroniques (LMC), l’accompagnement des patients âgés sous thérapies orales, ou celui des patients rentrés précocement à domicile dans le cadre de la réadaptation améliorée après chirurgie (RAAC). Ces approches doivent être étendues à d’autres spécialités.

La réflexion sur le parcours « hors les murs » doit permettre de coordonner ces initiatives et des outils dans une approche transversale, pour améliorer l’accompagnement et l’information des patients, prévenir les ré-hospitalisations et épargner le temps médical, en prenant en compte une large palette de situations cliniques :

Le traitement actif et la réadaptation immédiate : traitement per os, réadaptation améliorée après chirurgie (RAAC), suivi post-greffe ;

Le suivi chronique de patients en traitement (par exemple pour les LMC), impliquant potentiellement une logique de suivi alterné entre infirmier de coordination et praticien ;

L’après cancer et la surveillance à distance (éventuellement par des téléconsultations) ;

L’accompagnement du patient dans les périodes charnières d’attente (annonce, résultats).

Trois projets 

1. Créer une plateforme transversale pour organiser des parcours « hors les murs » adaptés ;

2. Renforcer le rôle des pharmaciens dans le parcours « hors les murs » ;

3. Développer les soins de support et l’oncogériatrie par le biais de l’HAD et des réseaux.

Axe 5 : RECHERCHE : FRANCHIR UN CAP VERS LA GUERISON

 

« Il faut rendre plus lisibles pour les patients les essais cliniques, et continuer à accélérer le transfert d’innovation au chevet du patient, pour avancer vers la guérison », Pr Patrice Viens, Directeur général ».

Enjeu 

Le nombre de patients inclus dans les essais de recherche biomédicale a progressé de +20 % par an entre 2010 et 2013 et +4 % par an entre 2013 et 2015, pour atteindre 18 % en 2015. 

La création de l’ETOH (Unité d’évaluation thérapeutique d’onco-hématologie) a permis d’améliorer la fluidité, la qualité et la rapidité du parcours des patients inclus dans les essais de phase précoce. Mais l’Institut a encore du potentiel pour augmenter le nombre de patients inclus, auprès des patients traités au sein de l’établissement ou auprès des établissements partenaires. L’ambition de l’IPC est d’atteindre un taux d’inclusion de ses patients de 25 % à l’horizon 2022.

Pour ce faire, le pilotage de la recherche clinique doit être adapté à la taille de l’Institut et au besoin de définir des priorités stratégiques, optimiser le portefeuille d’études, ou piloter les résultats.

L’Institut a également fortement développé ses activités de recherche translationnelle et fondamentale avec le CRCM (Centre de recherche en cancérologie de Marseille), premier centre de recherche de la région sur la cancérologie. Les liens se sont renforcés entre recherche fondamentale, recherche translationnelle et recherche clinique en particulier suite à la création des Teams pathologies. Ces Teams peuvent être renforcés.

Cinq actions 

1. Mettre en place un pilotage stratégique et coordonné de la recherche clinique et translationnelle ;

2. Promouvoir une dynamique de recherche clinique afin d’augmenter le nombre d’inclusions ;

3. Stimuler et accompagner les relations entre cliniciens et chercheurs ;

4. Développer des programmes transversaux sur l’immunothérapie et le « Big Data » ;

5. Poursuivre le développement du CRCM, et s’inscrire dans une dynamique de formation de haut niveau.

Axe 6 : DEMOCRATIE SANITAIRE: DES PATIENTS PARTENAIRES

 

« La démocratie sanitaire n’est pas seulement une affaire de droit des patients : elle est la clef de voûte de conceptions nouvelles où le patient est un partenaire, un associé, main dans la main avec les équipes soignantes. » Pr Patrice Viens, Directeur général ».

Enjeu 

L’engagement de l’IPC dans la démocratie sanitaire est ancien et riche, notamment via l’intégration des usagers dans les instances - Conseil d’administration, Comité de patients, la participation à la politique de l’établissement (en particulier participation à l’élaboration du projet médical).

Trois actions 

1. Apporter au patient l’information nécessaire à sa réflexion et à son implication en tant qu’acteur de sa santé (à titre individuel et collectif) ;

2. Soutenir l’implication du patient dans les parcours de soins et le fonctionnement global de l’établissement.

3. Pérenniser les outils de dialogue avec les acteurs de la société́ civile.


L’IPC, Unicancer Marseille

Unicancer fait désormais partie de l’identité de l’IPC. Pourquoi ? 

Depuis plusieurs années, le rôle de la Fédération Unicancer a évolué, en particulier avec la création du Groupement de Coopération Sanitaire(GCS) Unicancer dont certaines activités se sont beaucoup développées, et ont contribué à faire connaître Unicancer : celle du pôle médico-scientifique et  évaluation, qui nous permet de travailler sur les parcours de soins, l’organisation de la cancérologie et les perspectives en organisation, le pôle R&D qui est devenu le plus gros opérateur d’essais thérapeutiques en cancérologie en Europe, le groupement Achats …. Toutes ces activités ont permis qu’Unicancer soit reconnu auprès des autorités, des tutelles nationales. 

Or cette reconnaissance d’Unicancer, les CLCC n’en bénéficient pas localement, tandis que les CLCC bénéficient d’une reconnaissance locale, dans leur région. Et inversement Unicancer ne bénéficie pas de leur réputation : quand vous parlez à Marseille d’Unicancer, personne ne sait vraiment de quoi il est question ; et quand vous parlez à Paris de l’Institut Paoli-Calmettes peu de gens savent ce que c’est… Alors devenir l’Institut Paoli-Calmettes, Unicancer Marseille permet que tout le monde sache que c’est un hôpital basé à Marseille qui s’occupe du cancer et qui appartient à la Fédération Unicancer. 

 

Nous entrons dans un cercle vertueux, Unicancer irrigue les régions et sera plus reconnu à travers les CLCC qui sont des références en cancérologie dans leur région, et l’image d’Unicancer bénéficiera aux centres dans leur région.


Concrètement, comment la présence d’Unicancer va se traduire ? Comment le label Unicancer sera en synergie avec Paoli-Calmettes ? 

Déjà en associant les deux noms : l’IPC est un centre Unicancer, basé à Marseille. 


Ensuite c’est une question de culture : il faut que chacun, dans les centres, s’approprie Unicancer, le valorise, le vectorise. Et, inversement, qu’Unicancer s’approprie, valorise, ce que font les centres. Ca va se matérialiser par des actions plus communes, entre Unicancer et les CLCC. Prenons un exemple : les Prix Unicancer de l’innovation manifestement valorisent ce qui se fait dans les centres. Il faudra développer cette valorisation, l’approfondir. C’est une fierté qu’un autre CLCC ait un prix de l’innovation sur quelque chose que l’on ne fait pas mais qui est remarquable. C’est au travers de ces actions concrètes que ça doit se faire. 

 

C’est une approche fédératrice, avec des centres indépendants et autonomes, qui partagent des valeurs, une charte, un engagement, un ADN communs ? 

L’autonomie statutaire, juridique, financière des centres ne va pas changer. Mais il faut des objectifs communs, sur la prise en charge innovante des patients atteints de cancer, à tous les points de vue : thérapeutique, technologique et organisationnelle. Avoir un objectif commun, tendre tous vers cet objectif, utiliser la puissance d’Unicancer pour nous aider à l’atteindre. L’intérêt de la marque label, c’est la garantie de nos valeurs et engagements communs : « vous allez dans un centre Unicancer, voilà quelle qualité de prise en charge vous pouvez attendre». Nous allons l’approfondir à l’avenir.

Maj le 19/06/18