Médecine nucléaire

Cela consiste à administrer au patient par voie intraveineuse ou par voie sous cutanée, un radio-pharmaceutique marqué avec une faible activité de radioactivité.

La médecine nucléaire consiste à administrer au patient par voie intraveineuse ou par voie sous cutanée, plus rarement par voie buccale, un radio-pharmaceutique marqué avec une faible activité de radioactivité. Ces traceurs radioactifs sont absorbés par les cellules et suivent le métabolisme cellulaire de l’organe que l’on cherche à étudier.

La médecine nucléaire diagnostique

Diagnostiquer constitue l’activité principale de la médecine nucléaire. Le traceur injecté pénètre dans le métabolisme des cellules ou des organes ciblés. Le radio-pharmaceutique administré émet des rayonnements qui sont détectés par des caméras spécifiques, qui permettent d’obtenir des images.

Ces images émises par le traceur s’avèrent différentes selon que les cellules sont saines ou pathologiques, selon que leur métabolisme est normal ou qu’il se trouve en état de dysfonctionnement suite à la maladie cancéreuse ou une autre pathologie. Par exemple, en scintigraphie osseuse, le traceur se répartit différemment sur des os malades et sur des os non atteints.

Deux techniques de DÉTECTION sont mises en oeuvre à l’Institut Paoli-Calmettes

La scintigraphie

Cet examen est utilisé dans de très nombreux domaines (cardiologie, neurologie, etc.)

Dans le diagnostic de la pathologie  cancéreuse pour : les os ; les tumeurs endocrines ; le ganglion sentinelle pratiqué dans les cancers du sein, de la prostate et des organes génitaux de l’homme et de la femme.

Dans le diagnostic de la pathologie non cancéreuse pour : les os, le cœur (étude du fonctionnement du cœur) ; le dysfonctionnement de la thyroïde et des parathyroïdes ; la fonction rénale ; le drainage lymphatique et l’exploration des lymphœdèmes ; l’exploration digestives et des voies biliaires.

Le saviez-vous ?

C’est à l’Institut Paoli-Calmettes qu’a été lancée, en 1996, sous l’égide du Dr Isabelle Brenot-Rossi, la technique du ganglion sentinelle par scintigraphie pour le mélanome malin cutané puis, en 1997, pour le cancer du sein : un acte qui, aujourd’hui, est passé en routine.

Le TEP SCAN, parfois appelé PET-scan (positron emission tomography).

 C’est un examen d’imagerie indolore, associant la tomoscintigraphie par émission de positons (TEP) et le scanner. Pratiquée par des spécialistes en médecine nucléaire, la TEP consiste à réaliser l’exploration métabolique d’une lésion tumorale ou à étudier le fonctionnement d’un organe.

« Nous utilisons le TEP Scan pour de nombreux types de cancers. A l’IPC, le cancer du sein, le cancer de la prostate, les pathologies gynécologiques et les lymphomes sont particulièrement étudiés » précise le Dr Isabelle Brenot-Rossi.

TEP SCAN, UNE NOUVELLE VERSION AGRANDIT LES RANGS DE L'ARSENAL THÉRAPEUTIQUE DE L'IPC

 

« Nous allons être équipés d’une version numérique de cet appareil, nous serons les premiers de la région à le posséder », précise le Dr. Isabelle Brenot-Rossi, directrice du département de médecine nucléaire à l’IPC. En plus de suivre l’évolution des traitements, l’appareil peut proposer un état des lieux de la maladie bien plus précis que le scanner. 

À l’IPC, le cancer de la prostate, le cancer du sein, du poumon, les pathologies gynécologiques et les lymphomes sont particulièrement étudiés. Lorsque les patients ont un diagnostic de cancer, on leur fait passer un TEPscan pour rechercher la ou les parties touchées. En faisant un zoom sur l’organe concerné, on s’aperçoit quelquefois que ce dernier est moins touché que ce que le scanner semblait montrer, et que donc la maladie est moins étendue. C’est très important pour nous car de cette manière on peut modifier le traitement, précise la spécialiste.

Avec cette nouvelle version, le service de médecine nucléaire va pouvoir réduire les temps d’examen, multiplier sa capacité d’accueil et réduire la dose de médicament radio pharmaceutique injecté grâce à une meilleure sensibilité des détecteurs.


Chaque jour, 24 patients passent un TEPscan de l’IPC en 2019, soit plus de 5 500 patients par an. Un chiffre qui pourrait être doublé lorsque les deux appareils seront opérationnels.

patients par jour ont passé un TEPscan à l’IPC en 2019

La prise en charge thérapeutique

La prise en charge thérapeutique concerne pour l’instant encore peu de pathologies. La médecine nucléaire est actuellement utilisée en routine en traitement adjuvant des cancers de la thyroïde. Il existe d’autres indications de la médecine nucléaire en thérapie, actuellement plutôt dans un cadre de protocoles de recherche (certaines tumeurs hépatiques, certains lymphomes, certaines métastases osseuses…).

Le TEP Scan sert également à évaluer l’efficacité d’un traitement. Si le cancer répond à la chimiothérapie, le métabolisme anormalement accru des cellules malades est bloqué, ce que confirment les images obtenues au TEP Scan, avant même que la taille de la tumeur régresse de façon visible au scanner. Inversement, si malgré la chimiothérapie les cellules s’avèrent toujours très actives, cela suggère que le traitement n’est pas efficace. Le TEP Scan devient alors un outil d’aide à la prise de décision thérapeutique.

L’équipe de médecine nucléaire de l’IPC participe à de nombreux protocoles de recherche.

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