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Immunothérapie et biothérapie : l’une des révolutions en marche en cancérologie

A l’heure actuelle, environ 20 % des nouveaux médicaments en cours d’essais en cancérologie relèvent de biothérapies ou d’immunothérapies.

C’est-à-dire de traitements venant agir sur la biologie des cellules cancéreuses et/ou sur les interactions entre le système immunitaire et la tumeur.

Identifiés pour la première fois en recherche fondamentale dans les années 1990, les traitements de biothérapie ou d’immunothérapie, dont la finalité est de restaurer une réponse immunitaire normale dirigée contre la cellule cancéreuse, ont donné lieu à de premiers essais cliniques en 2000. Puis, le premier médicament de ce type a été mis sur le marché en 2010.

Aujourd’hui, notamment parce que ces nouvelles approches thérapeutiques génèrent moins de problèmes de toxicité et d’effets secondaires, et permettent donc d’améliorer la qualité de vie des patients, de nombreux développements sont en cours. Et les résultats s’avèrent particulièrement prometteurs.

A l’IPC, l’équipe d’immunologie des tumeurs, dirigée par Daniel Olive, investit les champs de la prospective, tout en collaborant à certains essais cliniques en cours.

« Nous réalisons des expérimentations sur l’interaction entre le système immunitaire et le cancer, qu’il s’agisse de tumeurs solides comme un cancer du sein, ou encore d’une leucémie.

Chez un patient, à partir d’un prélèvement (fragment tumoral, prélèvement de sang ou de moelle osseuse), nous analysons l’état de ces interactions et nous les évaluons. Ceci, avec deux objectifs », explique Daniel Olive.


Recherche prospective et recherche clinique

Le premier consiste à observer et à identifier l’état du déficit immunitaire acquis de ce patient. Cette carte d’identité met en évidence ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

« A partir de là, nous tentons de proposer de nouveaux angles d’attaque, de nouvelles pistes de traitements (immunothérapie ou biothérapie). Pour résumer, nous tentons, dans une stratégie de recherche, d’identifier de nouvelles altérations du système immunitaire pour être capables, à l’avenir, d’agir sur ces altérations », ajoute Daniel Olive.

 

Le deuxième objectif découle de protocoles d’immunothérapie ou de biothérapies en cours à l’Institut, en lien avec certaines altérations sur lesquelles on sait déjà agir. Il s’agit d’une part de sélectionner, en fonction des critères liés à l’état du système immunitaire, les patients éligibles. Et d’autre part d’évaluer la réponse, de mesurer l’effet du traitement, en fonction des progrès enregistrés par rapport au statut des cellules au diagnostic.

L'équipe Immunologie des tumeurs

Responsable du secteur d’activité :
Daniel Olive


  • Bernadette Barbarat
  • Cyril Fauriat
  • Sylvaine Just
  • Philippe Livrati
  • Florence Orlanducci