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Une majorité de cancers
est traitée par radiothérapie

Plus de cent ans après sa découverte, la radiothérapie ne cesse d’évoluer et elle est un recours contre près de deux-tiers des cancers.

Aujourd’hui, la radiothérapie s’adresse à près des 2/3 des cancers, à un moment ou à un autre de leur parcours. Les traitements par radiothérapie sont donc devenus fréquents. Pour certaines pathologies, les traitements peuvent d’ailleurs être exclusifs. Selon le stade d’évolution de la maladie, ils peuvent aussi être associés à une chirurgie, ou encore à de la chirurgie et à de la chimiothérapie, ou simplement à de la chimiothérapie.

Dans tous les cas, la décision de traitement par radiothérapie est soumise à la discussion lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire. Les modalités techniques, c’est-à-dire la dose à délivrer et le nombre de séances nécessaires, sont définies par le médecin radiothérapeute. Un radiothérapeute est un cancérologue qui traite les patients avec des rayonnements ionisants, par radiothérapie externe ou par curiethérapie.

La radioprotection des patients et la sécurité de la prise en charge sont assurées par le service de physique médicale, qui travaille en étroite coopération avec l’ensemble des services médicaux de l’Institut utilisant des rayonnements ionisants à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.

En combinant les progrès de l’imagerie, de la physique, de l’informatique, de la biologie, la radiothérapie offre aux patients la possibilité de traitements non invasifs, efficaces, aux effets secondaires limités, dans le cadre d’un nombre réduit de séances.


Un parc à la pointe des innovations

Le service de radiothérapie de l’IPC dispose :

  • d’un parc homogène de quatre accélérateurs linéaires d’électrons à haute énergie : deux « Synergy » et un « Versa HD » à l’IPC ; un « Synergy » sur le site satellite de Gap ;
  • d’un appareil de contact thérapie per opératoire ;
  • d’un appareil de curiethérapie, projecteur de source à haut débit de dose HDR ;
  • d’un dispositif de curiethérapie par iode radioactif pour les traitements des cancers de la prostate.

Tous ces accélérateurs bénéficient d’un système d’imagerie embarqué permettant un repositionnement automatique du patient, de façon à ce que la tumeur soit irradiée au millimètre près. Tous fonctionnent en modulation d’intensité et en arcthérapie dynamique. Le Versa, plus particulièrement dédié à la stéréotaxie, est conçu pour délivrer des traitements à très haut débit de dose.

S’ajoutent un scanner externe de simulation (le volume d’images obtenues par scanner permet de délimiter la zone à traiter, de faire une dosimétrie prévisionnelle et un plan de traitement) ainsi qu'un nouveau système central d’information dédié (qui permet de véhiculer les informations nécessaires à l’alimentation et au pilotage de l’ensemble des dispositifs de radiothérapie et de curiethérapie). Le site satellite de Gap est intégralement connecté à l’ensemble du réseau informatique et des systèmes de calcul de l’Institut.

Un réseau d’images permet de réaliser des fusions avec des données provenant d’autres origines (par ex TEP-TDM en médecine nucléaire ou IRM), ce qui renforce la précision des études dosimétriques grâce à une meilleure connaissance topographique des tumeurs.

En radiothérapie externe et intra opératoire, le service :

  • traite un peu plus de 1 600 patients par an à l'IPC et 400 à Gap,,
  • ce qui correspond à près de 33 000 séances annuelles à l'IPC et 9 500 à Gap.

Parmi ces traitements, 70 % à 80 % sont réalisés en modulation d’intensité, incluant de l’arcthérapie volumique.

Les principales topographies tumorales traitées en radiothérapie externe à l’IPC sont :

  • le sein (37 % des traitements),
  • les tumeurs digestives,
  • les tumeurs urologiques, en particulier la prostate,
  • les tumeurs bronchiques,
  • les tumeurs gynécologiques.

L’une des particularités de l’IPC est également de prendre en charge les cancers hématologiques de l’adulte en radiothérapie externe, y  compris à travers la réalisation d’irradiations corporelles totales.

En curiethérapie, plus de 300 patients sont traités par an. En radiothérapie per-opératoire pour un cancer du sein, une centaine de patientes sont traitées chaque année.

  • Le service de radiothérapie est associé à tous les projets de recherches thérapeutiques de l’Institut.
  • Il génère également sa propre recherche :

    • Recherches sur le contrôle local de la maladie et les irradiations partielles des cancers du sein, y compris par irradiation intra-opératoire et, d'autres part, recherches sur le traitement des cancers du sein métastatiques, en particulier en cas de métastases cérébrales.
    • Autres exemples : pour les cancers digestifs, recherches sur les possibilités d'accroître les chances de conservation du sphincter anal dans la prise en charge des cancers du rectum en modulant les doses délivrées en radiothérapie en fonction de la réponse tumorale à la chimiothérapie ; recherches sur la prise en charge des métastases hépatiques par radiothérapie stéréotaxique ; recherches d'un meilleur contrôle local des cancers de l'oesophage à travers de nouvelles modalités d'irradiation.

  • Ces travaux de recherche ont généré 67 publications internationales entre 2010 et 2014.
  • Suite à l’acquisition de son tout dernier accélérateur linéaire, Versa HD, l’IPC a intégré un consortium européen de recherche comme site-pilote sur le très haut débit de dose en radiothérapie. Ce dernier accélérateur linéaire offre un faisceau de rayonnement à haut débit de dose (soit une dose 4 à 5 fois supérieure sur une durée identique à celle d’un traitement standard) et un ciblage ultra précis de la tumeur. Ceci pourrait avoir un intérêt dosimétrique et radiobiologique, en particulier pour les traitements stéréotaxiques.
  • Le site de l’IPC est également un centre de référence et de formation pour le système de planification dosimétrique de la société RaySearch, qui est le leader mondial dans ce domaine. Les équipes de physique et de radiothérapie de l’IPC reçoivent ainsi leurs collègues européens pour des sessions de formation ou pour un symposium annuel.

En radiothérapie externe, les tumeurs sont traitées par des faisceaux de rayonnements ionisants.

En radiothérapie externe, les tumeurs sont traitées par des faisceaux de rayonnements produisant in fine, quel que soit leur type, des électrons dans les régions traitées. Ces électrons déposent une certaine quantité d’énergie venant détruire les cellules cancéreuses. Ces faisceaux peuvent être de différentes sortes : rayons X produisant des électrons dans les tissus ou électrons eux-mêmes.

  • Rayons X haute énergie : forme de rayonnement électromagnétique constitué de photons, tel que la lumière, mais à haute fréquence, c’est-à-dire dans une gamme d’énergie beaucoup plus élevée que celle du rayonnement visible ;
  • Rayons X basse énergie : utilisés pour la radiothérapie de contact ;
  • Electrons : au sein d’un accélérateur linéaire, c’est l’accélération des électrons, particules élémentaires, qui permet d’obtenir des rayons X. En cas de traitement par irradiation superficielle, il arrive que les électrons soient utilisés directement.

Quand le traitement n’est pas délivré par voie externe, la source de rayonnement est placée dans la tumeur. Il s’agit de rayons gamma moyenne énergie. Les rayons gamma sont de même nature que les rayons X mais sont produits différemment : les rayons X sont d’origine électrique alors que les rayons gamma sont issus de la désintégration radioactive des noyaux des atomes.


L'équipe de radiothérapie

Elle compte :

  • A l’IPC :

    • 6 médecins radiothérapeutes séniors et un assistant-chef de clinique,
    • 1 manipulatrice principale,
    • 17 manipulatrices et manipulateurs,
    • 6 personnes pour l'accueil et le secrétariat.

  • A Gap :

    • 1,5 médecins radiothérapeutes,
    • 2 physiciens,
    • 6 manipulatrices. 

Dirigée par Pierre Fau compte :

  • A l’IPC :

    • 5 physiciens médicaux,
    • 3 techniciens de planification des traitements de radiothérapie,
    • 1 technicien de physique médicale.

  • A Gap :

    • 2 physiciens médicaux,
    • 2 techniciens de planification des traitements de radiothérapie..