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A l’échelle de l’infiniment petit

La plateforme, codirigée par Daniel Baty et Patrick Chames, est dédiée au développement de nanobodies, petits fragments d’anticorps particulièrement intéressants pour l’immunothérapie et l’imagerie.

« Nous générons des nanobodies, fragments d’anticorps à domaine unique, 12 fois plus petits qu’un anticorps monoclonal traditionnel. Les nanobodies se caractérisent par d’étonnantes propriétés en termes de production, de stabilité et de reconnaissance de marqueurs tumoraux. Leur petite taille nous permet entre autres de cibler la même protéine de façon multiple », explique Daniel Baty.


Le principe des nanobodies a été établi en 1993. Et même si les travaux de l’équipe restent des travaux de recherche, les avancées de certains projets tendent déjà vers la recherche translationnelle, c’est-à-dire la recherche appliquée. « La première molécule de ce type, le 1er nanobody, pourrait être acceptée en 2017 », précise Daniel Baty.

Développer des anticorps bispécifiques hautement innovants

En effet, en lien avec la possibilité de combiner deux nanobodies afin d’activer des cellules du système immunitaire pour les forcer à interagir avec les cellules tumorales et déclencher le mécanisme de destruction, plusieurs essais précliniques innovants ont d’ores et déjà été lancés, voire finalisés. 

A terme, ces anticorps bispécifiques innovants pourraient permettre de cibler une grande variété de marqueurs tumoraux. Des marqueurs tumoraux qui se retrouvent notamment dans les cancers du sein résistants à l’Herceptine et dans certains lymphomes.

Des outils prometteurs pour l’imagerie et le diagnostic

Par ailleurs, une autre caractéristique des nanobodies ouvre de nouvelles possibilités en imagerie clinique. En effet, certains nanobodies marqués, fluorescents, produisent une excellente qualité d’image, en particulier dans le cas de petites tumeurs ou du développement de petites métastases. D’où l’intérêt de les utiliser, soit pour du diagnostic précoce, soit comme outil d’aide en chirurgie.

Plusieurs programmes de développement de diagnostic sont en cours. « Dans le cadre d’un consortium européen, nous intervenons sur des projets au stade préclinique. En l’occurrence, notre plateforme fournit les nanobodies », conclut Daniel Baty.