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Imagerie médicale

Vers une imagerie « moléculaire »

Dirigé par le Dr Anthony Sarran, le service d’imagerie médical de l’Institut Paoli-Calmettes conduit en moyenne chaque année près de 15 000 scanners, 6 000 IRM et plus de 8 000 radiographies et échographies (standards ou interventionnelles) à l’aide d’un des premiers plateaux techniques de France (scanner, IRM, échographes, mammographes, biopsie mammaire stéréotaxique, scintigraphe et TEP).

Ces outils permettent aujourd’hui d’identifier des tumeurs de plus en plus en réduites ou que leur localisation rendait autrefois inaccessibles, d’évaluer l’étendue des localisations cancéreuses, de suivre avec précision l’efficacité du traitement et de détecter précocement des complications ou d’éventuelles récidives. Ce volet diagnostic est complété d’une activité thérapeutique où l’image guide le traitement et mesure son efficacité sur la durée : radiothérapie métabolique, chirurgie mini-invasive et radiologie interventionnelle.

L’IPC est aujourd’hui l’un des pionniers européens de ces interventions peu ou pas invasives guidées par l’image et entrées récemment dans le champ de la cancérologie :  bistouri à micro-ondes, destruction de la tumeur par la chaleur (radiofréquence), le froid (cryothérapie) ou l’administration ciblée d’une forte dose de médicament via les vaisseaux sanguins (chimio-embolisation).

Dans ce domaine, la plateforme d’échoendoscopie digestive dirigée par le Dr Marc Giovanni permet d’accéder à des informations diagnostiques restées longtemps inaccessibles. D’une précision inégalée, cette nouvelle technique qui combine échographie et endoscopie (une sonde miniaturisée est placée à l’extrémité d’un endoscope) permet aujourd’hui de détecter des tumeurs digestives de moins de 2 cm (œsophage, estomac, rectum et côlon) et de visualiser pour la première fois le stroma qui entoure la tumeur. À l’inverse de l’IRM ou du scanner, la technique peut aussi être couplé à la biopsie ce qui lui confère une dimension interventionnelle.

Le potentiel thérapeutique de cette technologie est aujourd’hui en cours d’évaluation à l’Institut. D’ores et déjà elle est utilisée par les chercheurs et les cliniciens pour confirmer que les nouvelles molécules ciblées en essai clinique à l’IPC ont bien atteint… leur cible ! Ainsi, à peine parvenue à l’ère du fonctionnelle, l’imagerie médicale aborde désormais le volet moléculaire de son histoire. Combinée aux biomarqueurs elle permettra demain d’accélérer encore davantage l’évaluation de nouvelles thérapies ciblées.