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Dr. Eric Lambaudie


Chirurgien, unité des cancers gynécologiques


Mieux connaître les cancers gynécologiques pour mieux les prendre en charge

A L’IPC, l’équipe de recherche translationnelle en gynécologie concentre prioritairement ses recherches sur les cancers du col de l’utérus, de l’endomètre et de l’ovaire.

« Comparativement aux cancers du sein, nous connaissons beaucoup moins bien les cancers gynécologiques qui, encore aujourd’hui, restent presque exclusivement caractérisés par leur type histologique. Par exemple, nous n’avons pas mis en évidence, comme pour les cancers du sein, des anomalies ou des mutations génétiques susceptibles de nous aider à privilégier un type de traitement plutôt qu’un autre », explique le Dr. Eric Lambaudie, chirurgien.

 

Afin de développer ces connaissances, de nombreuses voies de recherche sont donc explorées par l’équipe de recherche translationnelle en gynécologie de l’IPC. Les projets portent en particulier sur le cancer de l’endomètre, cancer gynécologique pelvien le plus fréquent en France, ainsi que sur le cancer de l’ovaire, souvent asymptomatique et diagnostiqué tardivement.

Cancer de l’endomètre : trouver des marqueurs biologiques

En ce qui concerne le cancer de l’endomètre ou le cancer du col de l’utérus, l’équipe recherche des facteurs biologiques permettant de prédire la réponse de la maladie aux traitements existants, voire une éventuelle récidive, de façon à donner un traitement de 1ère intention plus adapté.

La protéine PI3K, associée à une anomalie impliquée dans la transformation cancéreuse de la cellule de l’endomètre, constitue une cible prometteuse. Dans le cadre de tests précliniques réalisés in vitro, des traitements innovants, ciblant cette anomalie pour l’inhiber, sont en cours de développement. Ils pourraient déboucher en 2016 ou en 2017 sur des essais thérapeutiques chez des patientes présentant un cancer de l’endomètre évolué, résistant aux traitements actuels.

Cancer de l’ovaire : améliorer la prise en charge

La recherche s’attelle à trouver, d’une part les moyens d’améliorer le diagnostic de ce cancer souvent asymptomatique pour favoriser une prise en charge plus précoce, d’autre part de nouveaux traitements pour les cancers déjà avancés. Malgré les très nets progrès réalisés dans les traitements chimio-thérapeutiques, ces cancers restent en effet très souvent réfractaires ou résistants aux traitements proposés. Enfin, le nombre de rechutes après un premier traitement positif reste significatif.

L’une des équipes de recherche dédiée développe une approche par chimiogrammes : certaines des cellules cancéreuses prélevées lors de la biopsie sont isolées, mises en culture puis traitées avec différents types de médicaments. Cette technique de chimiogrammes devrait permettre de prédire la réponse de la maladie à la chimiothérapie de première intention, et ainsi de savoir quelle molécule va fonctionner ou pas, permettant éventuellement d’inclure la patiente dans un essai clinique. « Actuellement en phase de faisabilité, le test nécessite au moins 10 jours de délai. Nous devrions passer à 4 ou 5 jours assez rapidement », commente le Dr. Renaud Sabatier, oncologue.

L’autre piste majeure –et innovante- consiste à travailler sur l’ADN tumoral circulant. « La biopsie réalisée sur la patiente, pour confirmer le diagnostic et définir le sous-type de tumeur, nous permet également de déterminer le génome et les anomalies de ses cellules cancéreuses. Parallèlement, après une prise de sang, nous pouvons aujourd’hui rechercher dans le sang des fragments d’ADN provenant de ces mêmes cellules cancéreuses, puis les doser. Grâce à cette technique d’évaluation, nous espérons à l’avenir prédire la faisabilité et les résultats des traitements initiaux », explique le Dr. Renaud Sabatier.

Faut-il ou non opter pour un geste chirurgical, opérer la malade ? Quel est ou quel sera a priori l’impact de la chimiothérapie ? Pour quels profils de tumeurs faut-il travailler sur de nouveaux médicaments ? Autant de questions auxquelles ce projet, démarré à l’IPC en 2014, espère pouvoir répondre.

L’équipe de médecine translationnelle en gynécologie

L’équipe associe les cliniciens oncologues du département de gynécologie, les chercheurs du CRCM, quatre plateformes technologiques (cytologie, cytométrie de flux, génétique conventionnelle et biologie moléculaire) et deux plateformes communes aux équipes de recherche de l’Institut : la plateforme d’évaluation préclinique TrGET® et l’unité dédiée aux essais cliniques précoces ETOH.

Médecins

  • Chirurgie oncologique :
    Pr. Gilles Houvenaeghel, Dr. Eric Lambaudie, Dr. Elisabeth Chéreau Ewald, Dr. Max Buttarrelli
  • Oncologie médicale :
    Pr. Anthony Gonçalves, Pr. François Bertucci, Dr. Renaud Sabatier, Dr. Maria Antonietta Cappiello-Bataller, Dr. Frédérique Rousseau-Extra, Dr. Magali Provansal, Dr. Jean Marc Extra.
  • Oncologie Radiothérapie :
    Dr. Michel Resbeut, Dr. Laurence Gonzague-Casabianca, Dr. Mathieu Minsat.
  • Radiologue :
    Dr. Aurélie Jalaguier-Coudray.
  • Médecin nucléaire :
    Dr. Isabelle Brenot-Rossi.
  • Anatomo Pathologie :
    Dr. Jeanne Thomassin-Piana, Pr. Emmanuelle Charaffe-Jauffret.

Chercheurs (CRCM)

  • Equipe « Immunité et Cancer » :
    Pr. Daniel Olive, Dr. Jacques Nunès (CRCM,
  • Equipe « Oncologie Moléculaire » :
    Dr. Daniel Birnbaum, Dr Marc Lopez.
  • Plateforme TrGET® :
    Dr. Yves Colette. 

Le protocole GC BIO : collecter des échantillons pour faire avancer la recherche sur les cancers gynécologiques

Impossible pour les équipes de recherche de travailler, et donc de progresser, sans échantillons : tissus tumoraux et/ou prélèvements sanguins. Raison pour laquelle un protocole original, dédié à la collecte d’échantillons en lien avec la recherche sur les pathologies gynécologiques, a été mis en place à l’IPC en 2014. 

Avec l’accord légal et le consentement des patientes, parallèlement traitées tout à fait normalement pour leur maladie, une partie des tissus prélevés lors des biopsies ou certains prélèvements sanguins sont conservés pour être ensuite exploités dans le cadre de projets de recherche sur les tumeurs gynécologiques.