Savoir et comprendre

Diminuer la taille du texteAugmenter la taille du texte Envoyer cette page à un ami PDF

Cancer du col de l’utérus

Le dépistage du cancer du col se fait par l’étude d’un frottis. Pour le réaliser, votre médecin gratte légèrement la partie inférieure et/ou supérieure du col de l’utérus pour y prélever des cellules. Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire pour étude microscope. Ce test n’est pas douloureux. Connu aussi sous le nom de test Pap (test de Papanicolaou), il concerne toutes les femmes sexuellement actives ou qui l’ont été. Il permet de détecter les changements dans les cellules du col de l’utérus.

 

Pratiqué régulièrement, le test Pap peut permettre de détecter des anomalies ou des changements des cellules du col de l’utérus avant même qu’un cancer ne s’y développe. La plupart des résultats anormaux sont associés à des problèmes précancéreux, qu’il est facile d’identifier et de traiter avec succès.

 

Il est préférable d’effectuer le test au milieu du cycle (de 10 à 20 jours après le début des menstruations). Au cours des 48 heures précédant votre test Pap :

- évitez les douches vaginales,

- à moins d’indication contraire de votre médecin, n’utilisez aucun médicament ou contraceptif (spermicide) vaginal, que ce soit sous forme de crème, de mousse ou de gelée, car ces produits peuvent chasser ou masquer les cellules anormales.

Pendant environ 24 heures avant votre test Pap :

- évitez d’avoir des relations sexuelles.

 

Si les résultats indiquent un changement ou une anomalie, d’autres tests pourront être effectués, notamment :

- un autre test Pap,

- une biopsie, il s’agit alors d’un prélèvement de cellules et de tissu du col de l’utérus qui seront examinés au microscope,

- une colposcopie qui consiste à examiner directement les tissus à la surface du col, grâce à un microscope intégré introduit dans le vagin. L’observation est suivie d’un prélèvement de tissus et de cellules. Ces examens permettent de déterminer le grade (degré de malignité) des éventuelles cellules cancéreuses.

Le vaccin

En France, le cancer du col de l'utérus se situe au 21ème rang en terme de fréquence. On en dénombre environ 3 400 cas chaque année. Il est responsable d'environ 1 000 décès par an. Grâce à l'extension du dépistage par frottis, la fréquence de ce cancer baisse régulièrement depuis une trentaine d'années, de même que dans les pays développés.

Le virus du papillome humain (HPV) représente le principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus. Il en existe de nombreux types, mais ce sont plus particulièrement les sérotypes 6, 11 et surtout 16 et 18, qui sont en cause. La contamination s'effectue à l'occasion de rapports sexuels non protégés. Elle est très fréquente puisqu'on estime que 70 % des personnes qui ont une activité sexuelle sont en contact avec le virus. Il existe actuellement deux vaccins contre les souches de HPV responsables de la maladie. L'un d'eux est commercialisé.- Il est dirigé contre les HPV oncogènes 16 et 18 qui sont responsables d'environ 70 % des cancers du col. C'est pourquoi même si 100 % des femmes étaient vaccinées, la protection ne serait pas totale, et le - Ce vaccin est préventif et ne peut être utilisé à visée thérapeutique, Le dépistage reste nécessaire. Un second, protégeant contre 2 sérotypes de HPV, devrait être disponible prochainement.