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Se connecter avec l'hôpital ? Déjà une réalité à l'IPC


Pour suivre ses patients hospitalisés à domicile, l’Institut a investi dans le développement d’une application mobile adaptée. Mais plus qu’un outil, « IPC Connect » vise à renforcer le lien entre les patients et l’hôpital.

Comme l’a décrit le 2ème débat public de l’IPC sur « Le cancer hors les murs de l’hôpital », les progrès médicaux et technologiques induisent une transformation radicale des modes de prise en charge des patients, avec de plus en plus de suivis à domicile.

Aujourd’hui, l’immense majorité des patients sont équipés de smartphone et de nouveaux outils numériques tels que portails médicaux, messageries sécurisées, réseaux sociaux, applications mobiles et objets connectés émergent. Présentés comme « la solution », ils proposent d’assurer un continuum de prise en charge des patients en dehors de l’hôpital de manière plus efficiente et systématique.

En parallèle, les patients réclament de plus en plus de légitimité à s’investir dans leur prise en charge, à être acteurs de leurs soins.

Soucieux de suivre ces tendances sociétales dans les meilleures conditions, l’Institut a développé un partenariat de 3 ans avec Exolis, une start-up marseillaise proposant des solutions mobiles de e santé, pour renforcer le lien entre le patient et l’hôpital en dehors de ses murs.

Une 1ère application mobile

De ce rapprochement est née une 1ere application mobile facilitant le suivi des patientes prises en charge pour une hystérectomie dans le cadre de la Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie (RAAC). « IPC Connect », de son petit nom, a été mise en ligne le 27 février sur les stores Google et Apple.

Simple d’utilisation et présentant un espace de connexion sécurisé, après chargement de l’application, il suffit aux patientes de s’identifier grâce à un code barre ou un identifiant remis par l’équipe soignante, et de se laisser guider.

Pour quelles fonctionnalités ?

Grâce au questionnaire « journal de bord », les patientes peuvent signaler en ligne leur douleur, nausées, alimentation…. En cas de signes anormaux déclarés ou d’absence de participation au questionnaire, des alertes peuvent être générées et conduire à des actions du personnel soignant, d’un appel téléphonique à une ré-hospitalisation.

Les données enregistrées alimentent des statistiques et des bases de connaissances, qui après analyses, pourront contribuer à améliorer les propositions de traitement et de prise en charge.

Actuellement, près de 200 patientes par an sont prises en charge à l’IPC pour une hystérectomie, soit 3 ou 4 par semaines et toutes sont appelées la veille et le lendemain de l’intervention. Pour un suivi optimum, c’est donc un réel gain de temps et d’organisation qu’offre l’application.

Renforcer le lien entre le patient et l’hôpital

Cependant, le partenariat IPC/Exolis ne se limite pas seulement au suivi des patients à domicile. Dans ce contexte d’avancement du « cancer hors les murs », il ambitionne plus largement de renforcer le lien entre le patient et l’hôpital. C’est pourquoi cette application a été conçue pour être évolutive et adaptable à d’autres pathologies comme à d’autres parcours de soins, même plus complexes.

L’application trouverait par exemple toute son utilité en hématologie, pour prévenir l’arrivée encore trop souvent tardive des patients âgés immunodéprimés présentant une aplasie fébrile. Suivie en temps réel, la courbe de température pourrait générer une alerte précoce et avertir directement le médecin.

Contrairement à « IPC Connect », dont l’objectif se limite pour l’instant à un suivi thérapeutique très simple, le déploiement d’une application de cette dimension nécessitera une étude clinique, pour contrôler l’impact de cette nouvelle organisation sur l’efficacité des soins.

D’autres projets sont en cours de réflexion, comme l’envoi d’informations ou de rappels de rendez-vous aux patients par sms ou mms, ou encore la possibilité d’une pré-admission des patients pour faciliter leur accueil à l’Institut.

Mais il faudra tout de même attendre la fin de la phase pilote (dès 30 patientes incluses) pour voir s’étendre l’application IPC. Reste d’ici là à mettre en place tout une organisation pour le suivi en temps réel de ces données par des infirmiers coordinateurs dédiés. Dossier à suivre…



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