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L’IPC s’associe à la semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau


En savoir plus sur ces cancers

 

Les cancers de la peau se différencient en deux grandes catégories.
Quelles différences entre les mélanomes et les carcinomes ? 

  • Les mélanomes sont dus principalement aux expositions solaires dans l'enfance. Ils touchent plutôt des personnes jeunes, de 30 à 50 ans, même s’ils peuvent survenir après. Ils se caractérisent essentiellement par un risque majeur de métastases.

  • Les carcinomes sont dus à une exposition au soleil excessive et répétée au cours de la vie. Ils apparaissent souvent après 60 ans. Le carcinome est le cancer de la peau le plus fréquent. Détecté tôt, il est généralement traité de façon simple par la chirurgie.

 

 L’IPC ne prend pas en charge les carcinomes, quels qu’ils soient, mais propose une prise en charge spécifique, et innovante, des différents types de mélanomes.

 

Prévention et dépistage des cancers de la peau 

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

 

Quel que soit votre âge, dès 15 – 20 ans, et particulièrement si vous avez une peau claire, n’hésitez pas à consulter si : 

  • Une tache récente ou un grain de beauté existant se développe, grossit, prend un peu de relief, change de couleur ou de forme, ou encore devient dissymétrique, avec des contours irréguliers.

  • Un bouton ou une lésion, de couleur rouge – rosée, ne cicatrise pas bien, saigne souvent et grossit.


Quels sont les bons gestes pour la prévention du cancer de la peau ? 

Le mélanome cutané apparaît dans 60 % des cas sur les zones photo-exposées. La prévention reste donc la meilleure façon d’éviter un mélanome :

  • Se protéger du soleil, en se couvrant (tee-shirt, chapeau) et/ou en appliquant régulièrement une crème solaire à fort indice.

  • Éviter tout particulièrement l’exposition pendant les heures à risques, lorsque le soleil est au plus haut.

  • Bannir les huiles et les graisses de bronzage.

  • Proscrire le bronzage artificiel.

 

Prendre rendez-vous avec le médecin référent Mélanomes.

L’IPC propose une consultation spécifique Mélanomes.
Pour prendre rendez-vous avec le médecin référent Mélanomes contactez le bureau des rendez-vous au 04 91 22 30 30 - de 8h00 à 18h00.

 

L’innovation dans la prise en charge des mélanomes.

Les explications du Dr Marine Gilabert, oncologue médical spécialisée en dermatologie, médecin référent Mélanomes


A qui est destinée cette consultation et qui peut prendre rendez-vous ?

Dr Marine Gilabert : Cette consultation Mélanomes est dédiée essentiellement - mais pas seulement -, à des patients envoyés par les dermatologues de ville, et pour lesquels un diagnostic a été établi après une première chirurgie. Les dermatologues peuvent prendre rendez-vous pour leurs patients ; les patients peuvent nous téléphoner en direct s’ils sont envoyés par un médecin.

 

Pourquoi se concentrer sur le mélanome ?

Dr Marine Gilabert : Depuis une vingtaine d’années, le nombre de nouveaux cas détectés est clairement en constante progression. Le mélanome représente une minorité des cancers de la peau, mais il est très agressif et c’est le plus grave de tous, parce qu’il se caractérise essentiellement par un risque majeur de métastases. Plus tôt un mélanome est détecté et pris en charge, notamment avant la phase d’extension métastatique, meilleures sont les chances de guérison.



Quelle stratégie thérapeutique proposez-vous à un patient chez qui un mélanome a été diagnostiqué ?

Dr Marine Gilabert : Systématiquement, une reprise de la chirurgie carcinologique initiale est effectuée sur environ 1 cm tout autour de la lésion, afin de réduire le risque de récidive locale. Ensuite, le parcours de soins est personnalisé. Plusieurs critères sont pris en compte, notamment l’épaisseur de la tumeur. En dessous de 1,5 mm, nous mettons en place une surveillance dermatologique tous les six mois, associée à une palpation des ganglions. Au-dessus de 1,5 mm, il convient de vérifier si les ganglions sont atteints (technique du ganglion sentinelle) et de vérifier l’absence de métastases sur un scanner ou un TEP-scanner.

 

Et en cas de métastase? 

Dr Marine Gilabert : Depuis 2010, le traitement du mélanome avancé a été profondément modifié puisqu’il n’y a plus d’intérêt à faire une chimiothérapie. Nous recherchons systématiquement l’existence de la mutation BRAF. En fonction du résultat, la prise en charge se focalise soit sur les thérapies ciblées, soit sur l’immunothérapie. Une totale révolution dans la pratique.


Quelles sont les dernières avancées ?

Dr Marine Gilabert : Depuis 2016, une double association de thérapies ciblées (comprimés) est disponible, en traitement standard, pour les patients qui présentent une mutation BRAF. Pour les patients qui ne présentent pas de mutation BRAF, dorénavant, les stratégies d’immunothérapies (anticorps anti-PD1, anticorps anti-CTLA4) sont privilégiées, afin de rétablir l’immunité anti-cancéreuse naturelle. Ces thérapies se donnent en monothérapie ou en association entre elles, et fonctionnent dans pratiquement tous les mélanomes métastatiques avec, à la clef, une augmentation significative de la durée de vie sans récidive. 



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