Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30


La greffe de moelle osseuse : la première des immunothérapies


Dans le cadre des leucémies aiguës et de certains lymphomes, la greffe à partir de la moelle osseuse d’un donneur est la première des immunothérapies, c'est-à-dire le traitement par le système immunitaire. L’IPC est l’un des plus grands centres européens de greffe…

La greffe allogénique, ou allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, utilise le prélèvement de cellules souches issues de la moelle osseuse d’un donneur pour les transplanter au patient receveur préalablement préparé par un « conditionnement » à la greffe ; cette procédure conduit au remplacement de la moelle osseuse du receveur par celle dérivant des cellules souches transplantées : c’est le « chimérisme » hématopoïétique.

La greffe pour consolider

La greffe est un traitement lourd, et qui intervient à un moment où le patient, en rémission après avoir reçu plusieurs chimiothérapies, se sent guéri. « Alors, on lui annonce qu’il faut une greffe, qu’il risque de ne pas supporter, explique Didier Blaise. C’est très difficile pour les patients et pour leurs proches d’accepter ce qu’ils doivent subir, alors qu’ils viennent de frôler la mort et qu’ils se pensent guéris. »

Pour les aider à faire face à ces chocs successifs, les équipes de psychologues de l’IPC sont particulièrement présentes auprès des patients et de leurs proches.

A l’IPC, qui dispose de l’un des plus grands centres de greffe français avec 7 000 greffes, dont 1 500 allogreffes pratiquées depuis le début du programme, chez les patients en âge de la recevoir, l’allogreffe est une indication pour un sur deux. Un pourcentage qui chutait avec l’âge, avant les progrès spectaculaires et récents contre le risque le plus fréquent et le plus grave lié à la greffe : la réaction du greffon contre l’hôte. « Plus les patients étaient âgés, moins on avait de chances de trouver un greffon dans la fratrie et plus la greffe était toxique pour leur état de santé général. »

C’est pourquoi faire reculer les barrières de la toxicité et diminuer les exigences de la compatibilité génétique sont des avancées considérables pour le traitement des leucémies et de certains lymphomes, des avancées auxquelles les travaux pionniers de l’IPC ont contribué (lire aussi La greffe haplo mismatch). Parallèlement à ce travail sur le conditionnement à l’allogreffe et sur le choix et le recrutement des donneurs, d’autres progrès sont attendus de l’ingénierie des greffons, les technologies qui permettent d’identifier et de sélectionner au sein du produit cellulaire prélevé chez le donneur les populations de cellules responsables des effets cliniques de l’allogreffe.

« L’allogreffe, explique le Professeur Christian Chabannon, responsable de l’unité de thérapie cellulaire de l’IPC, est la première des immunothérapies qui ait eu des effets thérapeutiques clairement identifiés. Mais, malgré aujourd’hui 50 ans de recul et plus d’un million d’allogreffes pratiquées dans le monde, si on sait que « ça marche », on ne sait pas avec certitude pourquoi, ni identifier les populations de cellules responsables de l’effet thérapeutique de l’allogreffe, ni dissocier les effets immunologiques positifs de l’allogreffe de ses effets immunologiques délétères. D’où les programmes de recherche à l’œuvre à l’IPC sur les lymphocytes Natural Killer (NK), visant à les identifier et mieux comprendre comment fonctionne la greffe. » Ces programmes, menés en partenariat étroit avec les plateformes de recherche marseillaises (CRCM, CIML…) ont conduit à mieux comprendre comment ces cellules, pourvues de mécanismes très particuliers contrôlant leurs activités, peuvent constituer des « cibles » très intéressantes à manipuler pour inhiber ou tuer les cellules cancéreuses.



Partagez cette information sur les réseaux sociaux