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Identification d'une nouvelle cible potentielle pour le traitement de la cachexie dans le cancer du pancréas.


Cancer du pancréas : Des médecins et chercheurs de Marseille ont identifié une cible potentielle pour le traitement de la cachexie, une dénutrition sévère qui est souvent fatale aux patients souffrant d’un cancer du pancréas. Des agents pharmacologiques bloqueurs de Jak2, déjà utilisés dans le traitement des syndromes myéloprolifératifs, pourraient ainsi trouver une nouvelle application dans le traitement du cancer du pancréas.

Marseille, le 3 mars 2014

 

A un stade avancé de développement de la maladie, plus de 80 % des patients atteints d’un cancer du pancréas souffrent de cachexie, une dénutrition sévère associée à un affaiblissement profond de l’organisme, une importante perte de poids et une atrophie musculaire, qui provoquent très souvent le décès des patients.

L’équipe de Juan Iovanna au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille et les cliniciens des Départements d’oncologie médicale et de Chirurgie de l’Institut Paoli-Calmettes et de l’Hôpital Nord de Marseille ont utilisé un organisme modèle pour étudier les mécanismes moléculaires de l’atrophie des tissus musculaires, adipeux et du foie associé au cancer du pancréas, et ainsi identifié des cibles potentielles de traitement.

Par analyse systématique de l’expression du génome chez la souris transgénique Pdx1-cre;LSLKrasG12D; INK4a/arffl/fl un modèle qui reproduit la plupart des symptômes des patients atteints d’un adénocarcinome du pancréas et en particulier la cachexie, ils ont observé une activation des voies de signalisation qui impliquent la protéine Jak2. Une molécule bloqueuse de Jak2 étant déjà utilisée dans le traitement des syndromes myéloprolifératifs et des myélofibroses avec une faible toxicité ; son utilisation pour le traitement de la cachexie associée au cancer du pancréas semble être une option prometteuse.

En effet, les expériences de Juan Iovanna et ses collègues chez la souris Pdx1-cre;LSLKrasG12D; INK4a/arffl/fl montrent une diminution significative de la perte de poids après traitement par une drogue inhibitrice de Jak2, associée à une diminution de l’activité de la voie Jak2.

Un essai clinique est d’ores et déjà planifié chez l’homme pour confirmer ces résultats encourageants, ce qui permet d’envisager une application clinique rapide des drogues anti-Jak2 ayant déjà été approuvées par l’Agence nationale du médicament pour d’autres pathologies.


Pancreatic Cancer-Induced Cachexia Is Jak2-Dependent in Mice

MARINE GILABERT, EZEQUIEL CALVO, ANA AIROLDI, TEWFIK HAMIDI,

VINCENT MOUTARDIER, OLIVIER TURRINI, et JUAN IOVANNA

J. Cell. Physiol. 9999: 1–7, 2014.



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