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Dépister tôt pour plus guérir : cancer du côlon


Mars bleu est le mois de sensibilisation au cancer colorectal, l’un des trois cancers les plus fréquents en France, avec 40 500 nouveaux cas par an et 16 500 décès. En augmentation constante, les cancers colorectaux sont souvent diagnostiqués à un stade tardif qui diminue sensiblement les chances de guérison. Le point avec le docteur Florence Burgaud-Raoul, de l’unité de prévention des risques à l’IPC.

Certains cancers peuvent être détectés, c’est à  dire repérés alors qu’il n’y a pas encore de symptômes. Le dépistage a pour but de  trouver s’il y a une maladie qui n’a pas encore donné de signes, qui est  à un stade précoce et pour laquelle le  pronostic est alors meilleur. Cette possibilité de dépistage ne s’applique pas à tous les cancers.

En France il y a deux grands temps forts de sensibilisation pour le dépistage contre des cancers : en Octobre pour le cancer du sein, et en Mars, pour les cancers du côlon et du rectum. Il s’agit de dépistages « organisés » : les organismes départementaux de dépistage envoient à chaque assuré(e) social(e) âgé(e) de 50 à 74 ans un courrier les invitant à cette démarche, selon une procédure d’examen dont la qualité est encadrée.

En région PACA les structures en charge de l’organisation des dépistages par département sont les suivantes :

04   Alpes de Haute-ProvenceAPREMAS04.92.29.72.81
05   Hautes-AlpesADOC  0504.92.53.91.41
06   Alpes maritimesAPREMAS
13   Bouches-du-RhôneARCADES04.91.48.46.47 (sein)        04.91.53.65.55 (côlon) 
83   VarISIS 8304.94.42.68.81
84   Vaucluse ADCA 8404.32.74.30.45

Le Test Hemoccult
En 2014, le test utilisé pour le dépistage du cancer colorectal est le  test Hemoccult.Il recherche la présence (invisible) de sang dans les selles. En effet un polype, c'est-à-dire une tumeur bénigne à partir de laquelle se développe un cancer, ou un cancer, sont susceptibles de saigner, et ce de façon permanente ou intermittente.
Si le test est positif, cela signifie donc que l’on a détecté du sang dans les prélèvements, mais… il ne s’agit pas nécessairement d’un cancer ; 2 à 3% des tests réalisés sont positifs et conduisent à la réalisation d’une coloscopie pour vérifier l’état du côlon. Dans un tiers des cas on trouve un polype, et dans un cas sur 10, on trouve un cancer.
Si le test est négatif, cela signifie que l’on n’a pas trouvé de sang dans les selles. Mais attention : cela ne signifie pas l’absence de cancer, car les saignements peuvent être intermittents et le résultat dépend également de la sensibilité du test. L’efficacité de la démarche de dépistage réside sur la répétition régulière de ces tests. Enfin, si, malgré un test positif, la personne constate de visu du sang dans ses selles, une coloscopie s’impose.

A qui s’adresse le test ?
Entre 50 et 74 ans, tous les deux ans, un  courrier  invite les hommes et les femmes, à consulter leur médecin traitant. C’est le médecin qui remet le test de dépistage du cancer colorectal et en explique le mode d’emploi.

Pourquoi une consultation médicale avant le test ? 
Cette consultation est primordiale. Lors de l’interrogatoire, le médecin vérifie l’absence de signes digestifs, l’absence de maladies inflammatoires chroniques coliques ; il note l’existence ou non de cas dans la famille de polypes ou cancers colorectaux. Après cette évaluation le médecin peut statuer sur le fait que le patient se situe dans un groupe de population à « risque moyen standard » ou au contraire dans un groupe à risque plus élevé. La stratégie n’est pas la même. Quand il n’y a aucun signe d’appel, le risque de cancer du côlon est qualifié de « moyen » c’est à dire qu’il est lié à l’âge : 80% des hommes et des femmes de plus de 50 ans sont dans ce cas. Le test Hemoccult est le test préconisé. Ce test et son analyse sont pris en charge à 100% par l’assurance maladie sans avance de frais. La consultation médicale est prise en charge dans les conditions habituelles, de même que la coloscopie lorsqu’elle est prescrite suite à un test positif. Lorsque le risque est élevé car par exemple augmenté par certaines maladies digestives ou un facteur héréditaire c’est à dire dans 20 % des cas , le dépistage repose sur une coloscopie. L’âge auquel il faut commencer la surveillance et l’intervalle entre deux contrôles est défini au cas par cas.

> En savoir plus : www.e-cancer.fr/depistage

> Le cancer colorectal à l'Institut Paoli-Calmettes

 

Le cancer colorectal en bref

  • 40 000 nouveaux cas / an  (en augmentation)
  • Soit 1 homme /25  et 1 femme/ 30
  • Age moyen de découverte se situe après 70 ans
  • Signes d’alerte : douleurs abdominales, troubles du transit récents (constipation soudaine ou diarrhée qui se prolonge, voire alternance des deux), rectorragies (hémorragies de sang rouge) associées ou non à des faux- besoins (pour le cancer du rectum), une anémie, la présence de sang dans les selles.
  • A un stade plus avancé des complications comme l’occlusion ou la perforation tumorale ou une altération de l’état général (amaigrissement) peuvent révéler le cancer. 

Prévention du cancer colorectal

  • Pratiquer 30 à 60 mn /j d’Activité Physique d’intensité modérée à élevée (ex marche rapide, jogging). 
    Cela diminue le risque de cancer du côlon de 40 à 50 % (avec un effet dose-réponse).
    Dans le même ordre d’idée, diminuer le temps de station assise (ordinateur, télévision) et augmenter la dépense énergétique diminuent le risque de cancer du côlon distal et proximal.
  • Maintenir un poids normal (IMC entre 18.5 et 25 kg/m2)
  • Favoriser les aliments riches en fibres : 25 à 30g /j sont recommandés. En particulier les fruits et légumes /j : 5 portions apportent entre 15 et 20g de fibres ;
    (Pour atteindre les 30g/jour vous pouvez ajouter du pain complet ,des  légumes secs ou des pâtes ou riz complets ,des fruits secs…)​
  • Limiter la consommation de viande rouge (bœuf, porc, mouton, agneau, cheval) à moins de 500g/semaine (ainsi que la charcuterie).
  • Limiter l’alcool quel qu’il soit. L’augmentation du risque est de 6 à 9 % pour 10 g / jour d’alcool soit pour un verre standard / jour. 

> En savoir plus : www.mangerbouger.fr/pnns (les guides nutrition)



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