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Le service social, une aide à solliciter

Le service social accueille les patients et/ou leurs proches.

Quelles aides, quelles solutions, quels soutiens ?

Chaque jour, les assistantes sociales rencontrent des patients de tous âges, de très jeunes adultes comme des personnes âgées, ou les familles, dans leur bureau et dans les chambres. Il arrive également que les entretiens s'effectuent au téléphone.

La plupart du temps, le premier rendez-vous a lieu suite à la consultation d'annonce, à la demande du patient, d'un soignant ou du médecin. Mais pour certains, le premier contact découle de l'inscription au bureau des entrées, lorsque la couverture sociale de la prise en charge médicale pose problème.

Au cas par cas, le service social aide à surmonter les difficultés rencontrées (familiales, professionnelles ou financières) quel que soit le moment où elles surgissent.

 

« Nous n'avons pas de baguette magique. En revanche, nous savons où et comment chercher une réponse », nuance Anne-Lise Lainé-Brunel, responsable du Pôle social.


- CMU de base : la CMU s’adresse aux personnes qui ne bénéficient pas d’une couverture sociale à quelque titre que ce soit par un régime obligatoire d’assurance maladie. Sous réserve de remplir certaines conditions, la CMU leur permet de bénéficier d’une prise en charge de la sécurité sociale pour leurs dépenses de santé :

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1072.xhtml

- AME : l'aide médicale de l'État (AME) est un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins, sous réserve de remplir certaines conditions :

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F3079.xhtml#N10095

- Autres : l'Assurance Maladie est constituée de trois principaux régimes : le régime général (http://www.ameli.fr/), le régime agricole (http://www.msa.fr/lfr) et le régime social des indépendants (http://www.rsi.fr/). Il existe aussi d'autres régimes spécifiques : le régime des marins et inscrits maritimes, le régime des mines, de la SNCF, de la RATP, d'EDF-GDF, de la Banque de France, de l'Assemblée nationale, du Sénat, le régime des clercs et employés de notaire, le régime des ministres du culte, etc.

- Le 100 % ou ALD (affection de longue durée) : certaines affections, dites de longue durée et reconnues comme telles, peuvent donner droit à une prise en charge de 100 % par la Sécurité Sociale, que ce soit pour les soins comme les transports. L’affection de longue durée (ALD) est une maladie qui nécessite des soins supérieurs à 6 mois et dont le traitement est onéreux. L’intégralité des soins et des médicaments est prise en charge à 100 % sur la base du tarif conventionnel. Cela signifie que s’il y a un dépassement d’honoraire, il ne sera pas pris en charge. De même, le forfait hospitalier, d’un montant de 18 euros en 2015, n’est pas pris en charge. Pour demander le 100 %, il suffit de remplir un dossier en collaboration avec son médecin traitant et de l'adresser à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM). La prise en charge sera accordée sur avis favorable du médecin conseil de la CPAM :

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F164.xhtml

- La prise en charge du transport répond à des règles strictes établies par la CPAM. Les frais de transport peuvent être pris en charge à condition d'être prescrits au préalable par le médecin. Pour certains transports, la prise en charge des frais nécessite une prescription médicale de transport avec demande d'accord préalable. Il s'agit des transports suivants :

  • transport de longue distance, soit plus de 150 km aller,
  • transport en série, lorsque le patient doit effectuer au moins 4 fois un trajet de plus de 50 km aller, sur une période de 2 mois, pour un même traitement,

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2951.xhtml

- CMU Complémentaire : La CMU-C est une protection complémentaire santé gratuite accordée aux personnes remplissant certaines conditions de résidence et de ressources. Pour bénéficier de la CMU-C, vous devez résider en France de manière stable et régulière (voir lien ci-dessous).

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F10027.xhtml#N10095

- Mutuelle : L'Assurance maladie (Sécurité sociale) rembourse partiellement vos dépenses de santé. Pour couvrir en partie ou en totalité les frais qui restent à votre charge, vous pouvez adhérer à une complémentaire santé.

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F20314.xhtml

- ACS : L'aide pour l'acquisition d'une assurance complémentaire santé, dite ACS, est une aide financière pour payer une complémentaire santé (exemple : une mutuelle).

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F13375.xhtml

Pendant le traitement, en cas d’impossibilité de poursuivre l’activité professionnelle, le médecin prescrit un arrêt de travail. Ce document doit être transmis à la caisse de sécurité sociale (pour le paiement des indemnités journalières) et à l’employeur ou au pôle emploi (pour la suspension de l’obligation de recherche d’emploi).

Si l’employeur a prévu un contrat de prévoyance, le patient perçoit un complément de salaire en plus des indemnités journalières.

La maladie peut fragiliser le budget familial du fait de:

  • la diminution des revenus,
  • la charge de frais supplémentaires (frais de prothèse capillaire non remboursée intégralement, frais liés au lit accompagnant).

L’assistante sociale évalue les difficultés du patient et peut, sous certaines conditions, solliciter des associations caritatives.

- Vous avez plus de 60 ans et/ou vous êtes retraité(e) :

  • APA : allocation personnalisée d’autonomie.
  • ARDH : aide au retour à domicile après hospitalisation.

- Vous avez des enfants à charge, de moins de 16 ans :

  • CAF : aides de votre caisse d’allocations familiales.

- Vous êtes affilié(e) au régime général et avez de faibles revenus :

  • 30H CPAM : 30 h d’aide ménagère peuvent être financées par la CPAM.

- Vous dépassez les plafonds de prise en charge et/ou êtes imposable :

  • CESU : avec le chèque emploi service universel, vous pouvez financer des interventions à domicile.

- Vous avez moins de 60 ans et une perte d’autonomie importante :

  • PCH : prestation de compensation de handicap.

Ces dispositifs permettent d’organiser le maintien à domicile du patient en sortie d’hospitalisation, en prenant en compte son âge et sa vie familiale (maman avec de jeunes enfants, personne âgée et isolée, couple de personnes âgées).

Ils sont financés par divers organismes : des conditions médico-sociales, d’âge, de ressources sont à respecter.

L’assistante sociale, après évaluation de la situation du patient (vérification des conditions à remplir et évaluation des besoins), et avant la sortie d’hospitalisation,  faxe la demande à l’organisme financeur pour un démarrage rapide de l’intervention au domicile du patient.


Une mission d'accompagnement, plutôt que d'assistance

Interview croisée Catherine Tinel et Alice Chaix, assistantes socio-éducatives à l'IPC

« Il y a toujours des solutions, à nous de les trouver »

Existe-t-il une hiérarchie dans les demandes formulées ?

Alice Chaix : Non, il n'y a pas de hiérarchie dans les préoccupations des patients et des familles. Les difficultés sont familiales, économiques, professionnelles, dans un contexte psychosocial douloureux... tout est lié. Nous les aidons à gérer le quotidien dans toutes ses dimensions et à continuer à se projeter, en vue de la réinsertion socio-professionnelle.

Catherine Tinel : La maladie a toujours un retentissement social. Mais, les demandes vont de préoccupations d'ordre pratique (carte d'invalidité, aide à domicile durant l'hospitalisation ou à la sortie), plus faciles à résoudre, à l'effondrement de la situation sociale parce que la maladie est venue aggraver des difficultés existantes. Parfois, la demande première exprimée ne correspond pas aux besoins réels du moment.

Comment définissez-vous votre mission ?

Alice Chaix : Comme un accompagnement plutôt qu'une assistance. Notre rôle consiste à apporter du soutien, dans le respect de l'autonomie : c'est le sens de l'accompagnement social. Les personnes viennent nous parler de leur vie avec la maladie et des problèmes qui en découlent. A nous de prendre en charge la situation dans sa globalité, de bien les orienter, au bon moment.

Catherine Tinel : Nous leur proposons des solutions à court, moyen et long terme. Nous définissons un plan d'actions pour leur faciliter le parcours de soins, pour qu'ils puissent conserver une bonne qualité de vie, pour que les difficultés ne deviennent pas des obstacles. L'idéal est d'intervenir le plus tôt possible, pour éviter un enchaînement de difficultés. Beaucoup de situations de détresse proviennent du fait que l'intervention n'a pas été effectuée assez tôt.