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Le système Fuse : l’endoscope qui détecte 69 % de polypes supplémentaires

Parce que la détection précoce des polypes est essentielle dans le traitement du cancer colorectal, la qualité de la coloscopie diagnostique et le savoir-faire de l’équipe s’avèrent fondamentaux. Les explications du Dr. Marc Giovannini, responsable de l'unité d'échoendoscopie et d'endoscopie d'oncologie digestive de l'IPC.

Qu’est-ce qu’une coloscopie ?

Marc Giovannini : La coloscopie, aussi appelée endoscopie, est un examen d’imagerie qui permet d’étudier la paroi interne (muqueuse) du gros intestin et de déceler d’éventuelles anomalies. A l’IPC, cet examen est systématiquement effectué, après une préparation colique, sous anesthésie générale.

Afin de vérifier la présence ou l’absence de polypes, nous utilisons différents systèmes de prise d’image. Pour les patients dits à « haut risque » (antécédents familiaux, syndrome de Lynch, etc.), la recherche de polypes s’effectue obligatoirement sous haute définition (HD). Nous faisons également appel à de la chromoendoscopie électronique qui permet, en fonction des filtres de couleur utilisés, de détecter des polypes non visibles à la lumière blanche, d’obtenir un rehaussement numérique des contours des anomalies en temps réel.

 

Depuis le début de l’année, vous utilisez un tout nouvel appareil, le système FuseTM. En quoi Fuse vous permet-il d’améliorer la qualité de votre diagnostic ?

Marc Giovannini : Cet endoscope de dernière génération comporte des diodes électrolumineuses (Leds) positionnées à la fois sur l’avant et sur les côtés, ainsi que trois micro caméras intégrées. Ainsi équipé, le système FuseTM (« full spectrum endoscopy ») fournit un champ de vision de 330 degrés, alors qu’un endoscope classique dispose d’un angle de vue compris entre 170 degrés et 220 degrés.

Nous disposons donc d’un panorama bien plus détaillé des différents recoins et plis du côlon. Il n’existe pratiquement plus d’angles morts et nous sommes à même de détecter 69 % de polypes supplémentaires.

 

L’examen est donc plus efficace ?

Marc Giovannini : Incontestablement. De plus, pour le patient, il dure également moins longtemps. Comme nous parvenons mieux à nous situer, nous limitons les mouvements avec l’endoscope et, au final, nous gagnons entre 2 et 5 mn.