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Cancer du rectum : le bilan rectum rapide

Que le diagnostic soit déjà établi (par examen clinique, rectoscopie ou coloscopie) ou qu’il y ait suspicion de cancer du rectum, l’IPC propose un bilan rectum rapide.

Les explications du Dr Cécile de Chaisemartin, Chirurgien

Quel est l’intérêt du bilan rectum rapide ?

Dr Cécile de Chaisemartin : Le bilan initial, pour un cancer du rectum, est particulièrement lourd. Il inclut nécessairement plusieurs types d’examens (imagerie et endoscopie) et une prise en charge pluridisciplinaire. La qualité et la rapidité de ce bilan sont autant de points forts pour le patient.

C’est en effet à l’issue de ce bilan, en fonction des résultats obtenus, que la stratégie thérapeutique est définie collégialement en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), par l’ensemble des spécialistes impliqués.

L’opportunité pour le patient de bénéficier d’innovations thérapeutiques (inclusion dans un essai clinique) est également systématiquement discutée. Selon la localisation de la tumeur sur le rectum et son stade initial, se décide notamment la réalisation d’un traitement préopératoire ou d’une chirurgie d’emblée.

Comment fonctionne ce bilan rectum rapide ?

Dr Cécile de Chaisemartin : Sur appel téléphonique au 04 91 22 36 60/ 04 91 22 33 12, un rendez-vous est donné dans un délai maximal d’une semaine sur des créneaux de consultation spécifiques.

Le jour de sa première consultation à l’Institut, le patient peut avoir en temps réel une rectoscopie et une échoendoscopie (si celle-ci n’a pas encore été réalisée). Cet examen nous permet de déterminer la taille, le stade de la tumeur, sa distance par rapport à l’anus et son éventuel degré d’extension dans la paroi.

Ensuite, tous les examens complémentaires nécessaires (scanner corps entier et IRM rectale) sont programmés dans la semaine qui suit. Le patient rencontre également, en fonction de la prise en charge décidée, le chirurgien colo-rectal, le radiothérapeute, l’anesthésiste, l’oncologue, le gériatre ainsi que l’infirmier coordinateur des pathologies digestives.

Quelles sont les grandes lignes de la prise en charge thérapeutique ?

Dr Cécile de Chaisemartin : Le traitement des cancers du rectum repose principalement sur la chirurgie.

L’enjeu :
retirer la tumeur avec des marges saines et, pour les tumeurs du bas rectum, préserver si possible le sphincter de l’anus.

Pour les tumeurs des 2/3 inférieurs du rectum, une radio-chimiothérapie externe précède souvent la chirurgie (traitement néoadjuvant). Elle permet de réduire la taille de la tumeur pour la rendre plus facile à enlever et, surtout, de diminuer le risque de récidive après la chirurgie.

Ensuite, le parcours de prise en charge intègre, la quatrième semaine après la fin de la radio-chimiothérapie, un bilan de réévaluation (IRM rectale, scanner, rectoscopie, échoendoscopie), avec une consultation de chirurgie permettant de définir et d’expliquer la chirurgie proposée et de la programmer (6 à 8 semaines après la fin des rayons).

Coelioscopie, robotique : nouvelles approches mini-invasives de la chirurgie pour le cancer du rectum

Les explications du Dr Bernard Lelong, Chirurgien, sur les domaines d’innovation les plus marquants de la prise en charge chirurgicale du cancer du rectum.

« Par an, plus de 100 patients sont opérés à l’Institut pour un cancer du rectum. Ce chiffre place l’IPC parmi les centres experts les plus importants en France. Surtout, il confère aux deux chirurgiens de l’équipe Cancer du rectum le savoir-faire et l’expertise d’un centre spécialisé. Un point fondamental puisqu’il est reconnu que la qualité de l’exérèse réalisée constitue un facteur pronostic clé.

 

Dans l’équipe, nous privilégions les approches mini-invasives, qui permettent entre autres une récupération plus rapide. Aujourd’hui, la coelioscopie est une des spécificités de l’Institut pour la prise en charge d’un cancer du rectum. Parallèlement, de nouvelles techniques, à la pointe de la chirurgie mini-invasive, sont en cours de développement et/ou d’évaluation : le robot, la coelioscopie par monotrocard (une seule incision pour les instruments et l’extraction de la pièce), ou encore le « Notes » (technique utilisant les orifices naturels comme voie d’abord et ne donnant donc pas lieu à des cicatrices visibles). »

 

 

Le rectum

  • Les aliments sont digérés dans l’estomac et l’intestin grêle.

  • L’organisme extrait ce dont il a besoin. Les substances inutiles à son fonctionnement sont transmises au côlon sous forme liquide. Celui-ci absorbe l’eau de ces déchets jusqu’à obtenir des selles. Elles passent dans le rectum, avant d’être évacuées par l’anus.

L'équipe médicale

Anatomopathologistes

  • Dr Geneviève Monges
  • Dr Flora Poizat

Chirurgiens

  • Dr Cécile de Chaisemartin
  • Dr Bernard Lelong

Gastroentérologues

  • Dr Erwan Bories
  • Dr Fabrice Caillol
  • Dr Marc Giovannini
  • Dr Christian Pesenti
  • Dr Pauline Ries

Oncologues

  • Dr Sandrine Oziel-Taieb
  • Dr Pauline Ries

Radiologues

  • Dr Serge Brunelle
  • Dr Gilles Piana

Radiothérapeutes

  • Dr Laurence Moureau-Zabotto
  • Dr Michel Resbeut