Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30

Les traitements médicamenteux des cancers urologiques

Pour les tumeurs urologiques localisées, les traitements médicamenteux par perfusion ou par voie orale, peuvent venir en appui :

- de la chirurgie de première intention pour en consolider le bénéfice,

- des interventions qui réduisent ou détruisent la tumeur avant l'intervention.

Pour les tumeurs plus avancées, la stratégie thérapeutique inclut d'emblée un traitement médicamenteux.

Les traitements médicaux des cancers de la prostate

L'hormonothérapie

L’hormonothérapie en situation de cancer de la prostate localisé : 

  • L’hormonothérapie peut être associée à la radiothérapie pendant une durée de six mois jusqu’à trois ans selon les caractéristiques du cancer de la prostate. Cette hormonothérapie a pour but de traiter la maladie intra-prostatique, d’augmenter l’efficacité des rayons et de traiter d’éventuelles cellules tumorales qui pourraient se trouver à distance.
  • L’hormonothérapie peut être administrée à l’issue d’une chirurgie en prévention d’un risque de rechute. Il s’agit soit d’une castration biologique par injection mensuelle, trimestrielle ou semestrielle, ou des comprimés d’anti-androgènes périphériques.
  • L’hormonothérapie peut être utilisée, également, en situation de rechute biologique, qui correspond à la remontée du PSA après un traitement local du cancer de la prostate. Dans cette situation, une castration biologique peut être initiée, soit sous forme intermittente, soit sous forme continue.
  • L’hormonothérapie par castration biologique est également le traitement de référence de la maladie métastatique et ce traitement doit être poursuivi à vie.

Les effets indésirables de l’hormonothérapie de type castration biologique sont : des bouffées de chaleur, une diminution de la libido, des modifications de l’érection, des troubles de l’humeur, une asthénie, parfois une anémie. Cela peut entraîner des modifications du cholestérol, des triglycérides, de la glycémie, une ostéoporose, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles cardiovasculaires…

Bien évidemment, une prise en charge adaptée par votre urologue et votre oncologue doit être réalisée avec un bilan avant et pendant le traitement. N’hésitez pas à lui faire part des effets indésirables gênants qui pourraient survenir nécessitant une prise en charge adaptée.

L'Abiratérone est une hormonothérapie qui peut être proposée en association à une castration biologique chez des patients qui ont une maladie métastatique progressant malgré une castration seule. Ce médicament s’associe systématiquement à des corticoïdes. L’Enzalutamide est une hormonothérapie qui est également utilisée dans la maladie métastatique résistante à l’hormonothérapie seule. Ces deux traitements font partie de l’arsenal thérapeutique et peuvent être utilisés avant ou après une chimiothérapie.

La chimiothérapie

En cas de maladie métastatique, une chimiothérapie peut être proposée d’emblée en association à l’hormonothérapie. La chimiothérapie peut également être utilisée lorsque la maladie progresse sous hormonothérapie, qui ne s’avère donc plus suffisante. Cette chimiothérapie est réalisée par des injections intraveineuses toutes les trois semaines.

Les essais thérapeutiques

De nombreuses études ont été et sont réalisées dans le cancer de la prostate localisé ou métastatique. De nouveaux traitements : nouvelles hormonothérapies, nouvelles chimiothérapies, thérapies ciblées, immunothérapies ont été ou sont en cours d’investigations dans le cadre d’essais thérapeutiques que nous menons seuls ou en partenariat avec des collaborations nationales ou internationales.


On sait depuis très longtemps que le système immunitaire détecte l'émergence de la maladie tumorale : soit la tumeur est éradiquée, soit sa prolifération est simplement stoppée, soit les cellules tumorales parviennent à échapper au contrôle immunologique et le cancer se développe. D'où l'idée d'utiliser cette barrière naturelle d'immunosurveillance anti-tumorale et d'en faire un outil thérapeutique.
Dans de nombreux cancers, les patients bénéficient déjà sans le savoir de traitements par immunothérapie, basés sur des anticorps monoclonaux.
Une toute nouvelle approche consiste à utiliser autrement de nouveaux anticorps monoclonaux. En effet, face à une agression, comme la présence anormale d'un cancer, les cellules du système immunitaire sont en réalité naturellement "freinées" dans leur action, en partie verrouillées et endormies, pour empêcher que le système ne s'emballe et ne s'attaque aux cellules normales de l'organisme. Ces freins sont assurés par des des "checks-points". L'idée consiste à identifier ces verrous et à les débloquer pour réveiller l'immunité.
Des premières études réalisées avec des molécules appelées anti-PD1/PDL1, ont récemment donné des résultats encourageants dans certains cancers de la vessie et certains cancers du rein.