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Le cancer du poumon : de plus en plus de femmes touchées

Le cancer du poumon est de loin le plus fréquent des cancers thoraciques.

Plus de 39 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France selon l'INCa (39 495 en 2012, dont 28 211 chez les hommes et 11 284 chez les femmes). La pathologie est en très nette progression chez les femmes, chez qui l’incidence a triplé ces 20 dernières années. En cause : l’évolution de la consommation de tabac.

Le tabac, quel que soit le mode de consommation, son importance au quotidien et sa durée dans le temps, constitue en effet le premier facteur de risque. Et il n’y a pas de seuil en dessous duquel le risque de développer un cancer du poumon serait nul.

Une prise en charge thérapeutique différentiée selon le type de cancer diagnostiqué

Il existe deux types de cancer du poumon :

  • Le cancer « non à petites cellules »,
  • Le cancer « à petites cellules ».

En fonction du diagnostic établi, dont le stade de la maladie, au cas par cas, l’équipe pluridisciplinaire décide du parcours thérapeutique personnalisé le plus adapté.


La prise en charge des cancers


En cas de cancer « non à petites cellules », lorsqu’elle s’avère possible, la chirurgie reste l’indication majeure. Il s’agit généralement d’une lobectomie (ablation d’un lobe du poumon), mais aussi parfois d’une pneumectomie (ablation de tout le poumon).

Dans tous les cas, cette chirurgie est réalisée en dehors de l’IPC, dans le cadre d’accords avec d’autres sites comme l’hôpital Nord. Ensuite, si nécessaire, un traitement de chimiothérapie adjuvante est proposé, avec une prise en charge directement à l’Institut Paoli-Calmettes.

Par ailleurs, des études tendent à démontrer que pour un cancer « non à petites cellules », dans certains cas, lorsque la tumeur est de petite taille, de moins de 3 cm, et si le patient ne peut ou ne souhaite pas être opéré, l’emploi de la radiothérapie stéréotaxique (radiothérapie de très haute précision programmée sur un petit nombre de séances mais avec de fortes doses) permet d’obtenir des résultats tout aussi bons que la chirurgie. Le département de radiothérapie de l’IPC est équipé d’accélérateurs linéaires pouvant offrir un traitement hypofractionné en conditions stéréotaxiques.

Toujours pour les tumeurs de moins de 3 cm non opérables, un traitement local éliminant la tumeur par la chaleur (radiofréquence ou micro-onde), ou encore par le froid (cryothérapie) peut également être proposé. Ces techniques d’imagerie de pointe, utilisées pour des interventions très ciblées à l’aide d’instruments miniatures, permettent un traitement conservateur. Elles sont effectuées à l’IPC par le département d’imagerie.

Pour les tumeurs localement évoluées et métastatiques, la prise en charge standard se fait au travers d’un traitement par chimiothérapie et/ou thérapies ciblées. Depuis peu, un nouveau traitement par immunothérapie suscite un nouvel espoir.

On sait depuis très longtemps que le système immunitaire détecte l’émergence de la maladie tumorale : soit la tumeur est éradiquée, soit sa prolifération est simplement stoppée, soit les cellules tumorales parviennent à échapper au contrôle immunologique et le cancer se développe. D’où l’idée d’utiliser cette barrière naturelle d’immunosurveillance anti-tumorale et d’en faire un outil thérapeutique.

Cette approche, avec des molécules appelées  anti-PD1/PDL1, a récemment permis des avancées d’une ampleur intéressante chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules évolué et métastatique. Malgré le peu de recul, on observe clairement des effets thérapeutiques marqués et durables : un plus indéniable pour ces pathologies. 

Plus évolutives que les précédentes, les tumeurs « à petites cellules » ne sont pas traitées par chirurgie. Le traitement proposé est la radio-chimiothérapie, c’est-à-dire une radiothérapie externe associée à une chimiothérapie.


Le cancer du poumon

  • Il se développe le plus souvent à partir des cellules des bronches. Il existe deux types de cancers du poumon, que l’on différencie en fonction de la taille et de l’aspect de leurs cellules.
  • Les cancers « non à petites cellules », les plus fréquents, environ 80 % des cancers du poumon.
  • Les cancers « à petites cellules », environ 20 % des cas recensés.

L'équipe médicale

Anatomopathologiste

  • Dr Maria Paciencia

Médecine générale

  • Dr Delphine Perrot

Médecine nucléaire

  • Dr Isabelle Brenot-Rossi

Oncologues

  • Dr Marine Gilabert
  • Dr Anne Madroszyk
  • Dr Renaud Sabatier
  • Dr Carole Tarpin

Radiologue

  • Dr Gille Piana

Radiothérapeute

  • Dr Naji Salem

Consultation anti-tabac

  • Dr Martine Vittot