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La prise en charge du cancer de l’endomètre à l’IPC

Le plus souvent, le diagnostic d’un cancer de l’endomètre est réalisé suite à l’apparition de saignements vaginaux survenant après la ménopause.

Ce diagnostic peut être effectué à l’Institut Paoli-Calmettes.

L’importance de l’évaluation diagnostique préopératoire

Outre un examen clinique, le diagnostic implique une échographie pelvienne et une hystéroscopie diagnostique (examen qui consiste à explorer la paroi interne du corps et du col utérin à l'aide d'un endoscope). L’hystéroscopie diagnostique est effectuée par l’équipe chirurgicale de l’IPC, en ambulatoire, sous anesthésie le plus souvent. Au cours de cet examen, un prélèvement des lésions (biopsie) permet à un médecin anatomopathologiste de préciser la nature exacte de la tumeur.

Une IRM pelvienne vient compléter ces différents examens, afin de préciser l’extension loco régionale de la maladie. A l’IPC, ils sont pratiqués par des radiologues spécialisés dédiés à la prise en charge des cancers gynécologiques. Ce bilan est primordial car il permet de définir la stratégie de prise en charge chirurgicale.


Une chirurgie mini-invasive

Le traitement d’un cancer de l’endomètre repose essentiellement sur la chirurgie, éventuellement complétée, selon le diagnostic établi, par une radiothérapie.

La chirurgie consiste à enlever le corps et le col de l’utérus (hystérectomie totale), les deux ovaires et les trompes (annexectomie bilatérale) et parfois les ganglions lymphatiques de voisinage (lymphadénectomie pelvienne). A l’Institut, la chirurgie privilégie plus de 9 fois sur 10 la voie mini-invasive : coelioscopie conventionnelle par abord unique ou multiple, ou coelioscopie robot assistée.


La radiothérapie, une prise en charge majeure après l’opération

Cette prise en charge chirurgicale est très souvent complétée par une radiothérapie externe ou une curiethérapie à haut débit. Même si la stratégie thérapeutique d’un cancer de l’endomètre est avant tout chirurgicale, la radiothérapie constitue une prise en charge complémentaire majeure de ce type de cancer gynécologique.

En cas de radiothérapie externe, la patiente suit 5 semaines de traitement en modulation d’intensité, auxquelles s’ajoutent 1 ou 2 séances de curiethérapie réalisées en ambulatoire. Dans certains cas, une curiethérapie est proposée d’emblée après l’opération. Le traitement, effectué en ambulatoire, est délivré à raison de 1 séance par semaine, pendant 4 semaines.

La curiethérapie consiste à mettre en place un applicateur dans lequel est inséré une source radioactive pendant quelques minutes. Elle ne requiert pas de préparation spécifique ; le traitement n’est pas douloureux. En cas de tumeur localement évoluée, métastatique ou de rechute, le traitement pourra être complété par une chimiothérapie ou une hormonothérapie.

Le geste chirurgical est réalisé sans ouvrir le ventre, les instruments et la caméra (qui permet d’obtenir une vision de l’intérieur du ventre) étant introduit par des incisions cutanées d’environ 1 cm.

Cette technique mini-invasive présente de nombreux avantages par rapport à la laparotomie (opération à ventre ouvert), puisque pour des résultats oncologiques identiques, elle permet de réduire :

  • les douleurs post opératoires,
  • la durée d’hospitalisation,
  • les complications post opératoires,
  • la convalescence post opératoire, avec un impact positif démontré sur la qualité de vie des patientes.

Depuis l’avènement de la coelioscopie conventionnelle (réalisation de gestes chirurgicaux à ventre fermé, sous contrôle d’une caméra), les chirurgiens n’ont eu de cesse d’améliorer, de perfectionner et de repousser la complexité des gestes réalisés par cette voie.

Aujourd’hui, la robotique fait irruption dans un milieu où seule la main du chirurgien était reine. Il faut imaginer un robot à quatre bras qui vient s’adapter sur les dispositifs chirurgicaux mis en place sur le patient endormi, et par lesquels sont introduits les instruments et la caméra.

A la différence de la coelioscopie conventionnelle, la vision obtenue par le chirurgien est en 3D (2D en coelioscopie conventionnelle) et les instruments se mobilisent avec 7 degrés de liberté, ce qui permet une variété de mouvements encore plus importante que le poignet humain. Enfin, les tremblements, mêmes minimes, sont filtrés, ce qui permet une précision du geste, et donc de la dissection, inégalée.

Il y a un réel intérêt à l’utilisation de l’assistance robotisée :

  • gain en précision,
  • gain en efficacité de la chirurgie,
  • diminution des risques post-opératoires,
  • durée d’hospitalisation plus courte.

Chiffres clés

  • Le cancer de l’endomètre touche les cellules de l’endomètre, muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus.
    C’est un cancer qui survient après la ménopause.

  • Il s’agit du cancer gynécologique le plus fréquent, avec environ 7 000 nouveaux cas estimés en France chaque année.

L'équipe médicale

Oncologues

  • Dr Maria Cappiello
  • Dr Magali Provansal
  • Dr Frédérique Rousseau
  • Dr Renaud Sabatier

Chirurgiens

  • Pr Gilles Houvenaeghel
  • Dr Max Butarrelli
  • Dr Eric Lambaudie

Radiothérapeutes

  • Dr Laurence Gonzague Casabianca
  • Dr Michel Resbeut