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LA DESESCALADE THÉRAPEUTIQUE

Grâce, entre autres, aux campagnes de dépistage, de plus en plus de cancers du sein sont détectés tôt, à un stade où la tumeur reste localisée. La médecine d’aujourd’hui sait guérir la plupart de ces cancers. Mais pour prévenir le risque de métastases, bien souvent, une chimiothérapie dite « adjuvante » est délivrée après le traitement local (chirurgie / radiothérapie).

Or toutes les patientes concernées par ce traitement adjuvant ne présentent pas les mêmes risques de rechute et de métastases. Au nom du risque de récidive de quelques-unes et du principe de précaution, beaucoup subissent donc une chimiothérapie, alors que dans 70 à 75 % des cas de cancer du sein localisé, il est possible de réduire ce risque de métastases avec seulement un traitement anti-hormonal.

De nouveaux outils, facteurs pronostiques, permettent depuis peu de différencier les patientes en fonction de leur risque réel et, dans un souci de désescalade thérapeutique et de mieux-être, de ne prescrire une chimiothérapie adjuvante qu’à bon escient.

Ces tests, réalisés au sein du service de Pathologie expérimentale de l’IPC, mesurent l’expression de plusieurs gènes (signature multigénique), reliée au potentiel développement de la rechute : l’existence d’une signature de bon pronostic au sein de la tumeur opérée peut éviter une chimiothérapie adjuvante, lourde, coûteuse et dans ce cas inutile.