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« Quand chaque nouvelle foulée est une victoire sur la maladie »

Face à un cancer de la prostate, à seulement 48 ans, Dominique Nobecourt a trouvé dans le sport la force de « s’en sortir » et plus encore, au point, cinq ans plus tard, de relever des défis auxquels il n’aurait jamais pensé avant.

 

« Tant que je suis capable de continuer, c’est que je suis toujours en bonne condition physique et que j’ai un temps d’avance sur la maladie. C’est avec cet état d’esprit que j’ai pu relever le défi des 100 km de Millau », explique Dominique Nobecourt, en rémission d’un cancer de la prostate.

Football en amateur, footing en solitaire : Dominique Nobecourt a toujours fait du sport. Mais lorsqu’à 48 ans, on lui annonce qu’il a un cancer de la prostate, il cesse d’un coup toute activité sportive. « Le ciel vous tombe sur la tête. On ne sait plus où on va, et encore moins comment. Il devient impossible de se projeter. On se pose tout un tas de questions. J’allais mentalement très mal, j’étais très perturbé », reconnaît-il.

Néanmoins, il refuse tout arrêt maladie et il poursuit son activité professionnelle d’agent EDF à plein temps, se contentant d’aménager ses horaires pour suivre son traitement, notamment ses séances de radiothérapie.

 

L’alchimie du tandem sport - soutien psychologique

 « Au bout de quatre mois, j’ai décidé de reprendre la course à pied. Courir me faisait beaucoup de bien, m’aidait à gérer une profonde douleur morale. Parallèlement, j’ai eu la chance de pouvoir bénéficier du réseau de psychologues de l’IPC : ce soutien m’a beaucoup apporté, d’autant plus qu’avant la maladie, j’étais un hyper hypocondriaque », confie Dominique Nobecourt.

Et lorsqu’en cours de traitement, le hasard l’amène à rencontrer un petit groupe de coureurs, il adhère à leurs projets. À quatre, ils enchaînent le marathon de Nice - Cannes en 2009 et celui de Marseille en 2010, avant la 40ème édition des 100 km de Millau, le 24 septembre dernier.

 

Lorsque le mental prime sur le physique

Résultat : 13h19 pour parcourir ce circuit mythique de 100 km, avec un départ le samedi à 10h et une arrivée de nuit à 23h19. Soit, à 53 ans, un classement à la 1 141ème place sur 3 600 participants.

« A d’autres patients, oui, je conseille de faire du sport. Je n’affirme pas que le sport protège : tout cela reste à mon sens très relatif. Mais le sport m’a permis de franchir un palier, m’a donné une force mentale qui m’a aidée à combattre les aspects négatifs de la maladie. Et je me suis retrouvé », ajoute Dominique Nobecourt.

Aujourd’hui, fort de l’énergie positive puisée dans sa dernière course, il réfléchit déjà à son prochain challenge : par exemple, un grand raid comme les 162 km de La Diagonale des Fous, traversée intégrale de l’île de la Réunion du sud au nord.