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« Je prône un usage intensif de la solution hydro-alcoolique »

Interview d’Arièle Billat, membre du comité Patients


Quelles sont, selon vous, les principales précautions à prendre en termes de sécurité du patient ?

Arièle Billat : Il y a deux points sur lesquels, en tant que patients, nous sommes particulièrement vigilants : d’une part l’identification du patient, d’autre part l’hygiène des mains. En ce qui concerne l’identification du patient, à l’IPC, il n’y a pas de problème. On nous en parle tout au long de notre parcours. Quant au message sur l’importance d’avoir les mains propres, il faut le répéter et le répéter encore. Véhiculer l’idée de façon répétitive peut faire évoluer les choses auprès des patients et de leur entourage au sens large. L’objectif ? Que nous ayons tous, petits, grands, jeunes et âgés, le réflexe de nous protéger par le lavage des mains.

Quels sont les progrès à faire au sein de l’hôpital ?

A. B. : Parce que avoir les mains propres permet de limiter la propagation des microbes et des virus, il faut systématiquement utiliser les solutions hydro-alcooliques qui sont à notre disposition à l’entrée des chambres : lorsque l’on rentre dans une chambre, lorsque l’on en sort. Si on est patient, il nous revient d’inciter tout visiteur à le faire, même les acteurs du monde médical, si par hasard ils ont oublié ou s’ils sont rentrés un peu trop vite…

 Par ailleurs, au sein de l’IPC, nous avons la chance d’avoir différents points où l’on peut effectivement utiliser ces solutions hydro-alcooliques. Ce, à tout moment. Il ne faut pas hésiter, parce que l’on sait bien qu’une porte, une poignée de mains, un ascenseur peuvent véhiculer des microbes. Or nous, patients, sommes fragilisés par la maladie, donc plus sensibles aux virus. Si tout le monde (professionnels de santé, patients, entourage) en est convaincu, nous pouvons espérer un changement d’attitude.

Et à l’extérieur ?

 A. B. : De même, il ne faut pas hésiter à solliciter son infirmier qui vient à la maison pour la prise de sang du matin, tout simplement en prévoyant une serviette propre à sa disposition dans la salle de bains, ou en lui préparant une solution hydro-alcoolique sur la table.

 A mon sens, l’utilisation d’une solution hydro-alcoolique doit devenir un réflexe de tous les instants, où que l’’on soit. Alors que vont arriver les épidémies de grippe, il est fondamental de nous protéger, à l’hôpital comme en dehors de l’hôpital, en faisant les courses, en ayant tenu un caddy, une porte, en partant de chez soi, en rentrant chez soi... Chaque fois, il faut avoir le réflexe ou de se laver les mains ou, en l’absence d’un point d’eau, d’utiliser une solution hydro-alcoolique, quitte à toujours avoir un petit flacon dans sa poche ou dans son sac à main.

 Nous sommes une société où l’on se dit bonjour en se serrant la main. Gagnons en convivialité : serrons-nous la main avec des mains propres.