Maladie de Hodgkin

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La chimiothérapie

La chimiothérapie est l’élément central du traitement de la maladie de Hodgkin. Elle est le plus souvent associée à la radiothérapie.
La chimiothérapie est un traitement général qui vise à détruire les cellules cancéreuses dans l’ensemble de l’organisme. Il existe différents types de médicaments de chimiothérapie.
Pour la maladie de Hodgkin, l’un des protocoles le plus souvent utilisé et le plus connu est appelé « ABVD » : il s’agit de l’association de 4 drogues dont on retrouve les initiales dans le sigle. Les médicaments sont injectés au premier jour (J1) de la cure et 15 jours après (J15). Ces deux injections à 15 jours d’intervalle représentent une cure de chimiothérapie. L’intervalle entre deux cures (c’est-à-dire entre deux J1) est de 4 semaines. Un programme thérapeutique complet comporte 4 à 8 cures selon les facteurs pronostiques initiaux de la maladie.
Il existe d’autres protocoles de chimiothérapie pour le traitement de la maladie de Hodgkin. Les drogues et le rythme d’administration ainsi que la durée sont différents. C’est le médecin qui décidera en fonction du stade de la maladie, de l’état général du patient, du protocole le mieux adapté à son cas.
Une courte surveillance à l’hôpital est parfois nécessaire lors de la première cure puis les autres cures sont souvent réalisées en hôpital de jour (hospitalisation d’une journée) ou à domicile (une équipe comprenant une infirmière et un médecin se rend au domicile du patient pour la surveillance et l’administration de son traitement).
La plupart des médicaments de chimiothérapie sont administrés par perfusion et nécessitent la mise en place d’un cathéter pour pouvoir être injectés en toute sécurité.
Avant chaque cure, le médecin vérifie l’état de santé du patient et les résultats des examens sanguins.
Au terme du protocole de chimiothérapie, un bilan est réalisé pour juger de l’efficacité du traitement.

Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les médicaments de chimiothérapie sont des produits qui ont pour propriété de détruire les cellules qui se multiplient rapidement, comme les cellules cancéreuses. Mais il existe dans l’organisme des cellules saines qui se multiplient rapidement comme les cellules du tube digestif ou les cellules de la moelle osseuse et les médicaments vont agir aussi bien sur les cellules cancéreuses que sur les cellules saines, entraînant des effets indésirables ou secondaires.
Les principaux effets secondaires sont les suivants :

  • nausées, vomissements (par effet toxique du produit) immédiatement ou plus retardé par rapport à la prise. Voire quelques fois avant la prise (vomissements  réels mais d'origine anxieuse)
  • inflammation ou ulcérations dans la bouche (qui dure le temps que les cellules de l'épithélium (revêtement du tube digestif ) se reforme)
  • diarrhées ou constipation
  • perte des cheveux et des poils
  • baisse des globules blancs, globules rouges, plaquettes (cellules du sang produites par la moelle osseuse)
  • fatigue
  • problème au niveau du système nerveux (polynévrite)
  • problème au niveau des reins
  • douleurs articulaires ou musculaires.

 Ces effets sont certes fréquents, mais temporaires et modérés  et non obligatoires. Ils varient d'un produit à l'autre, d'un patient à l'autre voir même d'une cure à l'autre. Ils peuvent pour certains être contrôlés par des traitements (anti-émétiques pour les vomissements, antalgiques pour les douleurs…. Pour d'autres un traitement préventif peut être utilisé.

Les cathéters

Un cathéter est un tuyau stérile, fin, que l’on introduit dans une veine, sous anesthésie locale par un médecin; il est appelé central quand il est situé dans une veine de gros calibre proche du cœur (base du cou ou haut de la cuisse plus rarement).
Le cathéter permet d’administrer rapidement, et avec plus de sécurité les médicaments de chimiothérapie et autres (antibiotiques, anti-émétiques…). Il permet aussi de faire les prises de sang et d’administrer les transfusions. Il évite d’avoir à faire des piqûres à répétition dans le bras.
Le cathéter est posé dès la chimiothérapie d'induction et laissé en place jusqu’à la fin du traitement.

Il existe deux types de cathéters :

  • le cathéter simple dont l’extrémité sort sous la clavicule
  • le cathéter à site implantable (portacath) qui se termine par un petit réservoir sous la peau par lequel on injecte les produits.

Le cathéter simple nécessite une surveillance et une hygiène attentive et est préféré quand le traitement est de courte durée. Il doit être changé régulièrement. Le patient peut prendre sa douche avec certaines conditions. Il y a plus de risque d'infection qu'avec le site implantable.
Le portacath permet au patient d'avoir une vie plus simple en dehors de l'utilisation. Il est posé dans un bloc opératoire par un chirurgien et peut être laissé en place après les traitement pendant quelques années. Il peut être réutilisé en cas de rechute.

Les complications possibles dans les deux cas sont la survenue d’un pneumothorax (présence d’air autour du poumon), saignement lors de la pose (moins de 1% des cas), infection ou phlébite (formation d’un caillot obstruant une veine) se traduisant par une douleur, un gonflement, une rougeur au niveau du cathéter. Un bleu et/ou une gêne douloureuse peuvent survenir après la pose du cathéter. Ils disparaissent en quelques jours.