Leucémie lymphoïde chronique

Diminuer la taille du texteAugmenter la taille du texte Envoyer cette page à un ami PDF

Immunothérapie

Les Cytokines

La Leucémie Lymphoïde Chronique (LLC) induit des dysfonctionnements du système immunitaire :

  • baisse de l'immunité cellulaire par une altération de la présentation de l'antigène par les cellules B aux cellules T, altération des fonctions des cellules NK (Natural Killer) et des cellules dendritiques, toutes deux impliquées dans les réponses anti-tumorales. Il semble que ces anomalies soient présentes dès le début de la maladie et s'aggravent avec sa progression.
  • Baisse de l'immunité humorale par diminution du répertoire des anticorps des lymphocytes B

Si ces désordres pouvaient être corrigés dès le début de la maladie, cela pourrait allonger la période asymptomatique et sans traitement.
L'administration de cytokines telles que l'InterLeukine 2 ou l'InterLeukine 7, l'interféron alpha ou gamma, ou l'InterLeukine 12 qui renforcent la réponse immunitaire, pourrait être envisagée ???.

Les anticorps monoclonaux

Un anticorps monoclonal se fixant sur le récepteur CD52 présent sur 95% des lymphocytes T et B est actuellement commercialisé (Alemtuzumab ou Campath®) pour le traitement des rechutes de LLC et le traitement de première ligne de la LLC avec délélétion 17p. Des études sont actuellement en cours pour valider son intérêt comme traitement complémentaire après une chimiothérapie pour prévenir le risque de rechute. L'effet secondaire principal de ce traitement est qu'il peut entraîner une forte baisse de l'immunité limitant son emploi dans le temps et dans les doses. Il nécessite un traitement préventif notamment par antiviraux qui doit être poursuivi jusqu'à restauration de l'immunité cellulaire (CD4>200/mm3). Il s'administre par injection sous cutanée. Un autre anticorps se fixant sur le récepteur CD20 (marqueur des lymphocytes B) est aussi utilisé : le Rituximab ou Mabthera® notamment en associtation avec la fludarabine et le cyclophosphamide.
D'autres anticorps monoclonaux sont aussi à l'étude : Anti CD23, AntiCD22
(Epratuzumab). De même, l'association d'anticorps monoclonaux avec des produits radio-actifs est en cours d'évaluation. Elle permet de délivrer un traitement par radiothérapie visant la cellule maligne (reconnue grâce à l'anticorps) et son environnement immédiat.