Cancer du poumon à petites cellules

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La chimiothérapie

C'est un traitement général qui vise à détruire les cellules cancéreuses dans l'ensemble de l'organisme. Il existe différents produits de chimiothérapie. La façon dont sont administrés les médicaments (choix des produits, rythme, doses...) est appelée un protocole de chimiothérapie. La chimiothérapie seule ou associée à la radiothérapie représente la base du traitement des cancers pulmonaires à petites cellules. Cependant, depuis environ 25 ans, la chimiothérapie a pris une place de plus en plus importante dans le traitement de ces tumeurs. Plusieurs médicaments ont démontré leurs efficacités dans le CBPC avec des résultas variables (Cisplatine, Carboplatine, Etoposide, Epirubicine, Cyclophsphamide, Taxanes, Gemcitabine...). Les études cliniques ont montré l'intérêt de l'association de ces produits à la radiothérapie. La chimiothérapie nécessite une courte surveillance à l'hôpital lors de la première cure de chimiothérapie puis les autres cures peuvent être réalisées en hôpital de jour (hospitalisation d'une journée). La plupart des médicaments de chimiothérapie sont administrés par perfusion et nécessitent la mise en place d'un cathéter pour pouvoir être injectés en toute sécurité. Avant chaque cure, le médecin vérifie l'état de santé du patient et les résultats de ses examens de sang.

Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les médicaments de chimiothérapie sont des produits qui ont pour propriété de détruire les cellules qui se multiplient rapidement, comme les cellules cancéreuses. Mais il existe dans l'organisme des cellules saines qui se multiplient rapidement comme les cellules du tube digestif ou les cellules de la moelle osseuse et les médicaments vont agir aussi bien sur les cellules cancéreuses que sur les cellules saines, entraînant des effets indésirables ou secondaires. Les principaux effets secondaires sont les suivants :

  • nausées, vomissements,
  • inflammation ou ulcérations dans la bouche,
  • diarrhées ou constipation,
  • perte des cheveux et des poils,
  • baisse des globules blancs, globules rouges, plaquettes (cellules du sang produites par la moelle osseuse),
  • fatigue,
  • problème au niveau du système nerveux (polynévrite),
  • problème au niveau des reins,
  • douleurs articulaires ou musculaires.

Ces effets sont certes fréquents, mais temporaires et modérés. De plus ils peuvent habituellement être contrôlés par des traitements (anti-émétiques pour les vomissements, antalgiques pour les douleurs...) Ils sont directement liés aux médicaments prescrits et sont variables d'un individu à un autre et même d'une cure à l'autre.

Les cathéters

Un cathéter est un tuyau stérile, fin, que l'on introduit dans une veine ; il est appelé central quand il est situé dans une veine de la base du cou.
Ce tuyau permet d'administrer rapidement, sans irritation et en toute sécurité les médicaments de chimiothérapie. Il permet aussi de faire les prises de sang et d'administrer d'autres médicaments (antibiotiques, anti-émétiques...). Il évite d'avoir à faire des piqûres dans le bras du patient trop fréquemment. Le cathéter est posé dès la première cure de chimiothérapie et laissé en place jusqu'à la fin du traitement.
La pose de ce cathéter est réalisée sous anesthésie locale par un médecin anesthésiste. Il existe deux types de cathéters :

  • Le cathéter simple dont l'extrémité sort sous la clavicule. Le cathéter simple nécessite une surveillance et une hygiène attentive et est préféré quand le traitement est de courte durée. Les complications possibles sont la survenue d'un pneumothorax (présence d'air autour du poumon), saignement lors de la pose (moins de 1% des cas), infection ou phlébite (formation d'un caillot obstruant une veine) se traduisant par une douleur, un gonflement, une rougeur au niveau du cathéter. Un bleu et/ou une gêne douloureuse peuvent survenir après la pose du cathéter. Ils disparaissent en quelques heures ou quelques jours.
  • le deuxième type de cathéter possède à son extrémité un boîtier posé sous la peau. Il peut porter différents noms : Port à Cathé, PAC, chambre ou site implantable, site d'injection. Le site implantable est placé sous la peau au niveau de la face antérieure du thorax.
  • Il est posé au bloc opératoire sous anesthésie générale de courte durée, ou parfois, sous anesthésie locale. La pose du site est courte, une vingtaine de minutes et nécessite une hospitalisation maximale d'une journée. Pour l'anesthésie générale, il est nécessaire de venir à jeun. Il ne nécessite pas de soins particuliers. Il permet de se vêtir, faire du sport, se baigner, voyager, etc. sans gêne.

Lors de chaque séance de chimiothérapie, l'infirmière piquera dans le boitier à travers la peau. Ceci n'est pas douloureux mais il est possible de demander l'application d'un anesthésique locale avant.