Cancer du foie

Diminuer la taille du texteAugmenter la taille du texte Envoyer cette page à un ami PDF

Transplantation hépatique

Traitement de référence de l'hépatocarcinome. Sur cirrhose, elle a l'avantage de traiter la tumeur et sa cause.

Elle ne peut être indiquée que pour une tumeur strictement localisée au foie. La tumeur être unique et doit mesurer moins de 5 cm de diamètre ; en cas de tumeurs multiples, il ne doit y avoir au plus que 3 nodules ne dépassant pas 3 cm de diamètre. Il ne doit pas y avoir de thrombose du tronc ou d'une branche lobaire du système porte (système de vascularisation du foie).

Elle guérit 2/3 des malades avec des résultats comparables à ceux de la transplantation pour cirrhose sans tumeur mais les contre-indications, fréquentes (état physiologique, intoxication alcoolique active, refus d'un traitement au long cours), et la pénurie de greffons en limitent les indications. En raison de l'allongement du délai avant transplantation, qui fait courir un risque de progression tumorale, il se pose le problème d'un traitement « d'attente » dont l'intérêt et les modalités ne sont pas clairement définis.
La réalisation d'essais thérapeutiques est souhaitable. La transplantation avec donneur vivant peut être envisagée si le délai d'attente prévisible parait excessif.

Résection partielle du foie

La résection hépatique est le traitement de première intention chez les patients avec hépatocarcinome non cirrhotique, qui concerne environ 5% des cas, en Europe.

Sur cirrhose, elle est discutée si la fonction hépatique le permet et si l'exérèse hépatique nécessaire n'est pas trop importante. On admet actuellement que le meilleur candidat à la résection a un seul nodule tumoral, une bilirubinémie normale, des ALAT < 2 N, et pas de signe d'hypertension portale.
De bons résultats en termes de survie après résection de tumeurs plus volumineuses ont été publiés, par des centres spécialisés.

Sur foie sain, les possibilités de résection sont beaucoup plus importantes, même pour les grosses tumeurs

Destruction percutanée

C'est une alternative à la chirurgie ; méthode simple et habituellement bien tolérée, elle a l'avantage de préserver le parenchyme non tumoral. L'alcoolisation est la méthode la mieux évaluée, mais elle est de plus en plus remplacée par la radiofréquence, qui nécessite moins de séances et, surtout, est associée à une survie sans récidive locale et globale plus longue qu'après alcoolisation.
Un traitement par radiofréquence n'est envisageable que si la tumeur mesure moins de 5 cm de diamètre, est accessible à la ponction sous échographie ou scanner, n'est pas superficielle et se situe à distance du hile et des grosses voies biliaires. Une ascite importante est une contre-indication.
Il est communément admis qu'un traitement par destruction percutanée peut être proposé aux malades ne relevant pas d'une résection.