Cancer de la prostate

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Chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement général qui vise à détruire les cellules cancéreuses dans l'ensemble de l'organisme. Elle peut être indiquée chez les patients qui présentent des symptômes et qui souffrent d'une tumeur qui résiste ou échappe au traitement hormonal.

Il existe différents produits de chimiothérapie. Pour le cancer de la prostate, les études cliniques ont montré l'intérêt du Taxotere seul ou en association avec de l'Estramustine qui potentialise son effet thérapeutique. La façon dont sont administrés les médicaments (choix des produits, rythme, doses...) est appelée un protocole de chimiothérapie. La chimiothérapie s'administre par cycles qui se répètent toutes les 3 à 4 semaines selon les cas.

Une courte surveillance à l'hôpital est parfois nécessaire lors de la première cure puis les autres cures peuvent souvent être réalisées en hôpital de jour (hospitalisation d'une journée). La plupart des médicaments de chimiothérapie sont administrés par perfusion et nécessitent la mise en place d'un cathéter pour pouvoir être injectés en toute sécurité. Avant chaque cure, le médecin vérifie l'état de santé du patient et les résultats de ses examens de sang.

En savoir plus : Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les médicaments de chimiothérapie sont des produits qui ont pour propriété de détruire les cellules qui se multiplient rapidement, comme les cellules cancéreuses. Mais il existe dans l'organisme des cellules saines qui se multiplient rapidement comme les cellules du tube digestif ou les cellules de la moelle osseuse et les médicaments vont agir aussi bien sur les cellules cancéreuses que sur les cellules saines, entraînant des effets indésirables ou secondaires.

Les principaux effets secondaires sont les suivants :

  • inflammation ou ulcérations dans la bouche,
  • nausées, vomissements,
  • diarrhées ou constipation,
  • perte des cheveux et des poils,
  • baisse des globules blancs, globules rouges, plaquettes (cellules du sang produites par la moelle osseuse),
  • fatigue,
  • problème au niveau du système nerveux (polynévrite),
  • problème au niveau des reins,
  • douleurs articulaires ou musculaires.

 Ces effets sont certes fréquents, mais temporaires et modérés. De plus ils peuvent habituellement être contrôlés par des traitements (anti-émétiques pour les vomissements, antalgiques pour les douleurs...)

Ils sont directement liés aux médicaments prescrits et sont variables d'un individu à un autre et même d'une cure à l'autre.

En savoir plus : Les cathéters

Un cathéter est un tuyau stérile, fin, que l'on introduit dans une veine ; il est appelé central quand il est situé dans une veine de la base du cou.
Ce tuyau permet d'administrer rapidement, sans irritation et en toute sécurité les médicaments de chimiothérapie. Il permet aussi de faire les prises de sang et d'administrer d'autres médicaments (antibiotiques, anti-émétiques...). Il évite d'avoir à faire des piqûres dans le bras de la patiente trop fréquemment.
Le cathéter est posé dès la première cure de chimiothérapie et laissé en place jusqu'à la fin du traitement.
La pose de ce cathéter est réalisée sous anesthésie locale par un médecin anesthésiste. Il existe deux types de cathéters : le cathéter simple dont l'extrémité sort sous la clavicule et le cathéter à site implantable qui se termine par un petit réservoir sous la peau par lequel on injecte les produits. Le cathéter simple nécessite une surveillance et une hygiène attentive et est préféré quand le traitement est de courte durée.
Des complications sont possibles. Il faut souligner qu'elles sont très rares. Ce sont la survenue d'un pneumothorax (présence d'air autour du poumon), saignement lors de la pose (moins de 1% des cas), infection ou phlébite (formation d'un caillot obstruant une veine) se traduisant par une douleur, un gonflement, une rougeur au niveau du cathéter. Un bleu et/ou une gêne douloureuse peuvent survenir après la pose du cathéter. Ils disparaissent en quelques heures ou quelques jours.