Le bilan d'extension
Le bilan d'extension
Au moment du diagnostic, le cancer de la prostate peut être localisé uniquement à la glande ou étendu à d'autres organes. Il est nécessaire d'évaluer l'extension du cancer de la prostate pour pouvoir proposer un traitement adapté au patient. C'est le but du bilan d'extension.
Le scanner pelvien
C'est une technique de radiographie sophistiquée, qui à l'aide d'un ordinateur permet d'obtenir des images en trois dimensions des organes du corps humain. Cet examen est indolore mais dure un peu plus longtemps qu'une radiographie ordinaire (entre 10 et 30 minutes). Des produits de contraste sont utilisés pour permettre de mieux visualiser certains organes : il peut s'agir de produits s'injectant dans une veine ou de produits à avaler. Ces liquides contiennent de l'iode, il est donc important de signaler lors de la prise de rendez-vous tout antécédents d'allergie à l'iode. Ceux-ci ne contre-indiquent pas la réalisation de l'examen mais il est nécessaire alors de prendre des médicaments anti-allergiques avant sa réalisation.
Lorsque l'examen est réalisé autour de la région pelvienne (partie du corps où est située la prostate), on parle de scanner pelvien.
En cas de cancer de la prostate, le médecin le demandera pour rechercher si les ganglions lymphatiques proches de la prostate sont atteints et s'il existe une atteinte des organes voisins de la prostate.
L'IRM ou Imagerie par Résonance Magnétique
Cet examen ressemble au scanner mais, au lieu d'utiliser des rayons X pour visualiser les organes, on se sert d'un champ magnétique. On obtient ainsi des images des organes à l'intérieur du corps. Un produit de contraste peut être injecter dans une veine pour améliorer la qualité des images. Il ne contient pas d'iode. Cet examen est indolore et dure environ une heure. Le patient est allongé dans une sorte de grand tube fermé et il est important de rester immobile. Cela peut être désagréable pour les personnes souffrant de claustrophobie, il faut le signaler avant la réalisation de l'examen. D'autre part, cet examen ne peut être fait si le patient est porteur d'un élément métallique à l'intérieur du corps comme pace-marker, vis ou clou osseux.Là aussi, il faut le signaler avant la réalisation de l'examen.
Cet examen permet de savoir si le cancer est étendu ou non au-delà de la prostate.
La Scintigraphie osseuse
Le cancer de la prostate quand il est arrivé à un stade avancé, diffuse au-delà de la prostate. Un des sites privilégiés de son extension est l'os. C'est pourquoi on recherche par la scintigraphie osseuse s'il existe des localisations au niveau du squelette.
La scintigraphie osseuse se déroule dans un service de radiologie particulier appelé « service de médecine nucléaire ». Pour visualiser les os, il faut tout d'abord faire absorber au patient, un radio-élément isotopique, c'est à dire qui émet des rayons (généralement de l'Iode ou du Technétium). On recherche sur les images du squelette des zones où la captation plus intense et qui pourraient correspondre à la présence de cellules cancéreuses.
Comment se déroule l'examen ?
Une petite quantité de produit radioactif, spécifique d'un organe est injectée, le plus souvent dans une veine du bras. Après l'injection, un délai est nécessaire avant la prise des clichés. L'appareil qui prend ces clichés s'appelle une gamma caméra. Il se déplace autour de vous de très près pour obtenir des images de qualité. Vous restez habillé, en retirant tout objet métallique qui pourrait gêner. Une procédure écrite est remise, en cas de nécessité, par le médecin spécialiste.
Que deviennent les images ?
Elles seront traitées et interprétées par un médecin du département de médecine nucléaire qui ensuite les enverra au médecin prescripteur.