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Cancer du rectum : préserver l’organe

Eviter la chirurgie quand cela est possible, ou réduire la tumeur pour faciliter la chirurgie lorsqu’elle s’avère inévitable : en cas de cancer du rectum, quelle que soit la prise en charge proposée, les équipes mettent tout en œuvre pour préserver l’organe, sans nuire au pronostic de la maladie.

Si la tumeur est superficielle, c’est-à-dire si elle est limitée à la muqueuse et si elle n’infiltre pas de plus de 1 mm dans la sous-muqueuse, la plupart du temps, une chirurgie peut être évitée. L’équipe de l'unité d'endoscopie d'oncologie digestive de l’IPC pratique alors une résection par voie endoscopique. Dans 85 % des cas, la résection par voie endoscopique est suffisante et il n’y a pas besoin d’une chirurgie complémentaire.

 

Optimiser les traitements préopératoires pour faciliter la chirurgie

S’il doit y avoir une chirurgie, la conservation du rectum dépend en grande partie de la qualité des traitements préopératoires. Dans le cas d’un cancer du bas ou du moyen rectum, la majorité des patients reçoit un traitement préopératoire par radio-chimiothérapie, visant notamment à réduire la taille de la tumeur.

A l’IPC, les nouvelles techniques de radiothérapie (arc thérapie par modulation d’intensité), qui visent à mieux cibler la tumeur pour augmenter la réponse tumorale tout en épargnant les tissus sains environnants, sont systématiquement utilisées en pratique quotidienne. Et pour toujours mieux cibler la tumeur, l’équipe de radiothérapie cherche sans cesse à améliorer la précision de la balistique.

 

« Nous réalisons des mini-scanners de vérification, au sein même des séances de traitement. Ces contrôles scannographiques nous permettent de vérifier en temps réel l’exactitude de la zone traitée. Depuis trois mois, nous travaillons également sur un nouveau protocole de recherche. Nous implantons, sous anesthésie, des petits grains d’or dans la paroi du rectum. Positionnés de part et d’autre de la tumeur, ils nous permettent de beaucoup mieux repérer la zone à traiter », indique le Dr. Laurence Moureau Zabotto, radiothérapeute.

 

Par ailleurs, toujours dans l’optique d’optimiser les traitements préopératoires pour majorer la réponse tumorale et augmenter les chances de préserver le rectum, les Dr. Cécile de Chaisemartin et Bernard Lelong, les deux chirurgiens de l’équipe Cancer du rectum de l’IPC, évaluent des traitements innovants intégrant de la chimiothérapie avant la radiochimiothérapie.

 

La chirurgie rectale mini-invasive

Comme pour le cancer du côlon, preuve d’un exceptionnel savoir-faire, à l’IPC, les actes mini-invasifs sont devenus la norme pour le cancer du rectum lorsque la chirurgie est inévitable. Avec 80 % des chirurgies du rectum réalisées en coelioscopie multitrocard, avec ou sans l’assistance du robot, l’IPC fait partie des centres pionniers en la matière. L’enjeu : retirer la tumeur avec des marges saines et, pour les tumeurs du bas rectum, préserver si possible le sphincter de l’anus, éviter une stomie définitive.