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La chirurgie, traitement principal du cancer du côlon : des interventions de plus en plus souvent mini-invasives

Le cancer du côlon se développe à partir de cellules qui tapissent la paroi interne du côlon. La chirurgie constitue le traitement principal. Elle vise à supprimer le segment digestif atteint et à enlever les ganglions de drainage de la tumeur (curage ganglionnaire). De plus en plus souvent, les interventions sont réalisées selon des techniques mini-invasives. Le Dr. Cécile de Chaisemartin, chirurgien digestif à l’IPC, nous donne plus de détails.

Qu’est-ce qu’une intervention chirurgicale mini-invasive ?

Cécile de Chaisemartin : Il s’agit d’interventions réalisées de façon vidéo-assistée par chirurgie coelioscopique ou robotisée. Les incisions pratiquées sont particulièrement réduites, grâce au développement de nouvelles techniques, à l’apport de l’imagerie et à l’utilisation d’une instrumentation dédiée. On limite ainsi la taille des cicatrices et on optimise très largement la récupération post-opératoire des patients.

 

Précisément, pour le cancer du côlon, comment travaillez-vous ?

Cécile de Chaisemartin : Deux voies d’abord peuvent être utilisées pour opérer un cancer du côlon : la laparotomie, opération à ventre ouvert, et la coelioscopie multitrocard, qui se limite à trois ou quatre petites incisions au niveau du ventre, avec un site d’extraction. Ces incisions permettent de passer un système optique et les instruments chirurgicaux. A l’IPC, aujourd’hui, dans plus de 90 % des cas, l’intervention pour le cancer du côlon se fait par coelioscopie.

 

Quelles sont les dernières évolutions ?

Cécile de Chaisemartin : L’IPC fait partie des quelques centres français sélectionnés pour évaluer la coelioscopique à un seul orifice (mono-trocard), technique toute récente. Couplée à une optimisation du traitement de la douleur post-opératoire (analgésie loco-régionale), la coelioscopie mono-trocard permet d’améliorer encore plus la récupération post-opératoire. Parallèlement, nous développons également la micro coelioscopie : les instruments utilisés sont de 3 mm et non plus de 5 mm ou de 10 mm. Cette technique dite de « low impact coelioscopy », permet de remplacer les mini incisions par de minuscules trous d’aiguille, sans aucune suture cutanée.